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VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

OFFICE NATIONAL DE L'ELECTRICITE

CAHIER DES SPECIFICATIONS TECHNIQUES GENERALES


POUR LA CONSTRUCTION DES POSTES DE
TRANSFORMATION
THT ET HT

1ème Partie : HAUTE TENSION

-1- Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

SOMMAIRE

1ème Partie : HAUTE TENSION

SECTION A : GENIE CIVIL

1 -SPECIFICATIONS POUR AMENAGEMENT DES TERRAINS

1.1 - Généralités
1.2 - Nature de Travaux
1.3 - Opérations préliminaires
1.3.1 - Levée topographique du terrain
1.3.2 - Reconnaissance du terrain-sondage
1.3.2.C - Reconnaissance du terrain-sondage
1.3.3 - Piquetage

2 - SPECIFICATIONS POUR PREPARATION DES TERRAINS

2.1 - Terrassement - Gravillonnage


2.2 - Préparation des terrains
2.2.1 - Démolitions
2.2.2 - Déboisage, essouchement
2.3 - Terrassement
2.3.1 - Définition des niveaux d'arasement
2.3.2 - Nivellement général ou partiel des plateformes
2.3.3 - Pentes, talus, régalage
2.3.4 - Drainage et écoulement des eaux
2.3.5 - Aménagement des surfaces ou plateformes

3 - SPECIFICATIONS POUR BETONS ET MORTIERS

3.1 - Indications Générales


3.2 - Composition des mortiers et béton
3.2.1 - Mortier
3.2.2 - Béton
3.3 - Spécification concernant les mortiers et bétons
3.3.2.1 - Documents de références
3.3.2.2 - Différents types d'ouvrages
3.3.2.3 - Qualités des matériaux
3.3.2.4 - Mise en oeuvre des matériaux
3.3.2.5 - Essai de résistance des matériaux

4 - SPECIFICATIONS POUR CONCEPTION DES OUVRAGES

4.1 - Calcul et exécution des ouvrages en béton


4.2 - Calcul et exécution des ouvrages en béton

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5 - SPECIFICATIONS POUR RESEAU DE CIRCULATION

5.1 - Chaussées
5.2 - Réseau routier - route lourde
5.2.1 - Généralités
5.2.2 - Tracés des routes
5.2.3 - Généralités sur la construction des chaussées
5.2.3.1 - Construction des chaussées souples
5.2.3.2 - Construction des chaussées rigides
5.2.4 - Drainage et bordure de route
5.3 - Réseau routier-piste légère
5.3.1 - Généralités
5.3.2 - Tracé des pistes
5.3.3 - Construction des pistes
5.4 - Annexes
5.4.1 - Méthode de calcul de l'épaisseur des chaussées souples
5.4.2 - Calcul de l'épaisseur des dalles
5.4.3 - Caractèristiques principales des sols
5.4.4 - Structure route et piste
5.4.5 - Structure de ferraillage

6 - SPECIFICATIONS POUR INSTALLATION DES TRANSFORMATEURS

6.1 - Massifs de repos des transformateurs


6.2 - Voies de repos et de roulement
6.2.1 - Rails pour voie de repos
6.2.2 - Raccordement de la voie de repos à la voie desserte
6.3 - Massif de repos
6.4 - Enceinte de réception d'huile
6.5 - Cloisons pare-feu
6.6 - Dispositifs insonorisants
6.6.1 - Ecrans
6.6.2 - Cheminées
6.6.3 - Enceinte en maçonnerie - généralités
6.6.3.1 - Construction traditionnelle
6.6.3.2 - Construction préfabriquée

7 - SPECIFICATIONS POUR MASSIFS DE CHARPENTES ET


D'APPAREILLAGE

7.1 - Massifs de charpentes et d'appareillage


7.1.1 - Massifs de charpentes
7.1.2 - Massifs d'appareils, d'armoires, divers
7.1.3 - Massifs de caillebotis
7.2 - Massifs de charpentes et d'appareillage
7.2.1 - introduction
7.2.2 - Hypothèses d'études
7.2.3 - Caractèristiques, influence des terrains
7.2.4 - Méthode de calcul des différents types de fondations
7.2.5 - Mode d'exécution des massifs
7.3 - Annexes
7.3.1 - Caractéristiques de quelques sols
7.3.2 - Méthode du réseau d'état

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7.3.3 - Calcul de la longueur de scellement


7.4 - Massif pour disjoncteurs
7.4.1 - Document de référence
7.4.2 - Massif des disjoncteurs à 72,5 kV
7.4.3 - Massif des disjoncteur à 245 kV
7.4.4 - Support de coffrets et armoires.

8 - SPECIFICATIONS POUR OUVRAGES DIVERS DE GENIE CIVIL

8.1 - Caniveaux de câble B.T - Fonction


8.1.1 - Caniveaux de câble BT
8.1.2 - Caniveaux de câble BT
8.1.2.1 - Caniveaux normalisées
8.1.2.2 - Caniveaux renforcés ouvrages spéciaux
8.1.2.3 - Règles de mise en oeuvre
8.2 - Passage des câbles THT et HT
8.3 - Tranchées
8.3.1 - Tranchées du réseau maillé
8.4 - Ouvrages divers (abri des protections incendie)
8.5 - Réseau Général des eaux

SECTION B : CHARPENTES

9 - SPECIFICATIONS POUR LES CHARPENTES METALLIQUES

9.1 - Charpentes
9.1.1 - Conception des charpentes
9.1.2 - Hypothèses de calcul
9.1.3 - Coefficients de sécurité et conditions de flèches imposées
9.1.4 - Efforts des conducteurs de ligne
9.1.5 - Protection des charpentes
9.2 - Charpentes
9.2.1 - Règles mécaniques
9.2.1.1 - Résistance mécanique des ouvrages, règles de référence
9.2.1.2 - Hypothèses météorologiques
9.2.1.3 - Hypothèses de givre
9.2.1.4 - Définition des hypothèses de charge des structures
9.2.1.5 - Conditions à respecter dans les projets
9.2.1.6 - Récapitulation des hypothèses météorologiques
9.2.1.7 - Récapitulation des conditions à respecter
9.2.2 - Règles électriques
9.2.2.1 - Préambule
9.2.2.2 - Caractèristiques d'isolement de l'appareillage des postes ouverts
9.2.2.3 - Distances électriques spécifiées pour l'installation de l'appareillage
9.2.2.4 - Protection contre les surtensions
9.2.2.5 - Dispositions à adopter au voisinage de canalisations enterrées
9.2.3 - Choix des charpentes
9.2.3.1 - Généralités
9.2.3.2 - Conditions technqiues générales
9.2.3.3 - Principes d'étude et de justification
9.2.3.4 - Calcul des contraintes
9.2.3.5 - Calcul des déplacements

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9.2.3.6 - Annexes
Annexe 1 - Portique simple dans son plan
Annexe 2 - Calcul des contraintes dans les structures du type échelle
Annexe 3 - Calcul des flèches dans une structure du type échelle sans fruit
Annexe 4 - Principe d'une note de calcul
9.2.3.7 - Approvisionnement des charpentes
9.2.3.8 - Installation des charpentes
9.2.3.9 - Principes de contrôle du serrage de la boulonnerie à haute tension

SECTION C : INSTALLATIONS DES MATERIELS A HAUTE TENSION

10 - SPECIFICATIONS POUR INSTALLATIONS ELECTRIQUES THT ET HT

10.1 - Connexions aériennes et souterraines


10.1.1 - Connexions aériennes
10.1.1.1.a - Connexions en câbles, souples ou tendus
10.1.1.1.b - Connexions rigides
10.1.1.1.c - Raccordement des tertiaires des transformateurs
10.1.2 - Liaisons HT en câbles souterrains
10.2 - Connexions aériennes
10.2.1 - Règles électriques
10.2.2 - Connexions aériennes en câbles
10.2.2.1 - Calcul des connexions aériennes en câbles
10.2.2.2 - Calcul des connexions semi-tendues
10.2.2.3 - Choix des connexions aériennes en câbles
a - Annexe 1 - Caractèristiques mécaniques et électriques des câbles
b - Annexe 2 - Intensités admissibles dans les câbles
10.2.2.4 - mise en oeuvre des connexions aériennes en câbles
10.2.3 - Connexions aériennes en tubes
10.2.3.1 - Calcul des connexions aériennes en tubes
10.2.3.2 - Choix des connexions aériennes en tubes
a - Annexe 1 : Caractéristiques mécaniques des tubes
b - Annexe 2 : Intensités admissibles dans les tubes
10.2.3.3 - Mise en oeuvre des connexions aériennes en tube
10.3 - Isolateurs, colonnes isolantes, armements
10.3.1 - Règles électriques - Zones de pollution
10.3.1.1 - Isolateurs à capot et tige
10.3.1.2 - Supports isolants
a - Annexe - Catalogues des supports isolants
10.3.1.3 - Armements
10.3.1.4 - Catalogue des chaînes isolantes
a - Annexe - Catalogue des chaînes isolantes
10.3.1.5 - Principe de raccordement des connexions aériennes
a - Annexe : Raccordement par plages d'alliage d'aluminium
10.4 - Catalogue des raccords pour connexions aériennes
10.4.1 - Mise en oeuvre des raccords pour connexions aériennes
10.4.2 - Mise en oeuvre des manchons et cosses comprimées

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11 - SPECIFICATIONS POUR RESEAU DE MISE A LA TERRE

11.1 - Réseau de terre


11.1.1 - Mise à la terre des neutres des transformateurs
11.1.2 - Mise à la terre des masses et appareils
11.1.3 - Caillebotis
11.1.4 - Clôtures grillagées
11.2 - Réseau de terre
11.2.1 - Règles électriques - Calcul des circuits de mise à la terre
11.2.2 - Définition et caractèristiques des sols
a - Annexe-Ordre de grandeur de résistivité de divers terrains
11.2.3 - Conception du réseau général de terre des postes aériens
11.2.3.1 - Mise à la terre des clôtures et portails
11.2.4 - Catalogue des connexions pour mise à la terre
11.2.5 - Catalogue des raccords pour mise à la terre
11.2.6 - Mise en oeuvre des raccords pour circuit de terre

11.2.7 - Protections contre les surtensions atmosphériques - Règles électriques


11.2.8 - Limitation des perturbations radio-électriques
a - Annexe - Détermination de la zone de protection contre les surtensions
atmosphériques

12 - SPECIFICATIONS POUR DIVERS

12.1 - Protection Incendie des transformateurs


12.2 - Repérage HT
12.3 - Consignation des sectionneurs
12.4 - Peinture

13 - SPECIFICATIONS POUR PROTECTION DES TRANSFORMATEURS


DE PUISSANCE CONTRE L'INCENDIE

13.1 - Ouvrages de Génie Civil


13.2 - Dispositif de détection et d'extinction

14 - SPECIFICATIONS POUR POSTES MT

14.1 - Poste MT
14.1.1 - Poste préfabriqué
14.1.2 - Poste à cellules ouvertes
14.1.3 - Appareillage et raccordements
14.1.4 - Mises à la terre
14.1.5 - Serrureries
14.1.6 - DIVERS

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INTRODUCTION

Le présent Cahier des Spécifications Téchniques Générales a pour objet de décrire les
travaux de Génie Civil ,de fournitures et montage de l’appareillage HT et MT
nécessaires à la construction des postes 400/225 kV/MT , 225/60 kV/MT et 60
kV/MT.

Il dégage les principes généraux valables pour tous les postes et fixe le niveau de
qualité que l'O.N.E exigé pour ces ouvrages.

Pour chaque poste, un Cahier des Spécifications Techniques particulier et des plans-
guides précisent les dispositions retenues et les détails du projet qui permettent à
l'Entrepreneur d'exécuter ses études et travaux.

Enfin, d'une façon générale et sauf disposition contraire énoncée dans le présent
document ou dans le cahier des spécifications techniques particulier à chaque ouvrage,
il y aura lieu de se reporter pour les dispositions à prendre en moyenne tension, à
l'arrêté n°566-70 du 2 Octobre 1971 du Ministère des Travaux Publics et des
Communications (Règlement pour la Construction des Postes de Transformation
raccordés à un réseau de distribution publique ou privée de 2ème catégorie.

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SECTION A : GENIE CIVIL

1 AMENAGEMENT DES TERRAINS

1.1 - Généralités

Les terrains sur lesquels sont établis les postes sont acquis par l'ONE en fonction des
sujétions particulières à ces ouvrages.

Avant tous travaux d'installation, ces terrains doivent être étudiés, aménagés et
préparés.

Le présent fascicule définit les différentes opérations qui doivent être effectuées avant
passation du marché de travaux ainsi que les spécifications relatives à l'aménagement et
à préparation du terrain.

1.2 - Nature des travaux

Les travaux de génie civil comprennent tous les ouvrages entrant dans la construction
des postes de transformation et d'inter-connexion du Réseau de Transport.

1.3 - Opérations préliminaires

Le Cahier des spécifications et conditions techniques (C.S.C.T) doit indiquer, dans la


mesure du possible, tous les renseignements nécessaires à la connaissance du terrain et
notamment les suivants :

- emplacement des travaux ainsi que les accès et abords du chantier,

- nature et caractéristiques mécaniques des sols, hydrologie et, pour les ouvrages situés
en bordure de rivière ou dans des zones inondables, le niveau des plus hautes eaux.

- Définition et consistance des opérations de nivellement,

- Définition des travaux de démolition,

- Emplacement et nature des canalisations diverses (eau, égouts, gaz, lignes électriques,
télécommunications...) existant sur le terrain et à la périphérie, avec indication de celles
qui doivent être préalablement déplacées ou pour lesquelles des précautions spéciales
doivent être prises.
Ces différents renseignements sont obtenus grâce aux actions suivantes :

1.3.1 - Levé de terrain :

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Le rôle du levé de terrain est double; il permet :

- L'implantation judicieuse des divers éléments constituant l'ouvrage,


- L'évaluation des volumes de terrassement à réaliser.

L’ONE fait établir un levé planimétrique et altimétrique complet, à une échelle identique
à celle des plans d'implantation du poste (généralement 1/500e), des terrains acquis et
de leurs abords immédiats, avec raccordement aux voies d'accès, comprenant :

- pour la planimétrie : l'implantation et le nivellement des points caractéristiques du


terrain : routes, chemins, bornes, talus, fossés, plantations, le report du contour de la
propriété, le repérage des différentes bornes avec l'indication des distances entre
bornes et de l'angle fait par la ligne passant par ces bornes avec un axe théorique
défini,

- pour l'altimétrie : les lignes de niveau équidistantes de 0,50 m, avec indication de la


cote des points singuliers et le raccordement au niveau général ou à un repère
matérialisé, un quadrillage orthonormé dont les points d'intersection sont cotés en
altitude.

Ce quadrillage sera formé de mailles de 10 m x 10 m pour les petites surfaces


(généralement les postes à 63 kV), de 20 m x 20 m pour de plus grandes surfaces
(généralement les postes à 225 kV).

1.3.2 - Reconnaissance du terrain :

Deux cas peuvent se produire :

1.3.2 A - L'ONE exécute une étude préalable des terrains sur lesquels sont implantés
les ouvrages. Les résultats de cette étude qui précisent notamment les taux de
compression admissibles sur les fonds de fouilles, la nature du sol, la présence
éventuelle d'eau et sa profondeur, sont consignés dans le Cahier des Spécifications
Techniques propre à chaque ouvrage. Ils permettent au Contractant de déterminer
les hypothèses à prendre en considération pour le calcul des ouvrages.

Le Contractant devra donner son accord à l'ONE sur les valeurs définissant les
caractéristiques du sol. En cas de contestation, il lui appartient de faire exécuter à sa
charge par un organisme spécialisé une autre étude dont les résultats seront
soumis à un expert choisi d'un commun accord.

1.3.2 B - L'ONE n'exécute généralement pas d'étude préalable des terrains. Le choix
des hypothèses à prendre en considération pour le calcul des ouvrages et
notamment les taux de compression sur les fonds de fouille incombent au Contractant.

Dans tous les cas, le Contractant est entièrement responsable de la tenue des
ouvrages.

1.3.2 C - Reconnaissance des terrains-sondages :

L’ONE ou le contractant suivant le CSCT particulier du poste,fait procéder par un


organisme spécialisé à une reconnaissance complète des terrains. A cet effet, des

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sondages doivent être exécutés aux emplacements des constructions importantes


(massifs des transformateurs et des portiques d'ancrages, bâtiments ...). D'autres points
de sondages seront ajoutés au précédents pour vérifier l'homogénéité des sols.

Ces sondages doivent permettre de préciser exactement :

- La nature du sol,
- Les taux de compression admissibles sur les fonds de fouilles,
- Le module de réaction du sol de la plate-forme à l'emplacement des routes lourdes,
- La présence éventuelle d'eau et sa profondeur,
- La profondeur à laquelle devront être descendues les fondations,
- La tenue des fondations dans les remblais éventuels.

Avant toute exécution, le Contractant est tenu de donner son accord à l'ONE sur les
valeurs définissant les caractéristiques du sol. Au cas où il les contesterait, il lui
appartiendrait de faire exécuter, à ses frais, et par un organisme spécialisé, une autre
campagne de reconnaissance dont il aurait à soumettre les résultats à l'ONE. Au cas où
ces résultats seraient différents de ceux indiqués au CSCT, l'ONE et le Contractant se
mettraient d'accord pour le choix d'un expert commun.

1.3.3 - Piquetage :

Des repères de raccordement aux routes ou terrains environnants sont placés de façon
définitive, à la demande d'ONE, par un géomètre. Ils sont exécutés en gros béton dont
la face supérieure est dressée par un enduit. Les axes ou les niveaux qui déterminent
ces repères sont marqués en relief sur cette face.

L'Entreprise doit vérifier, en présence du représentant d'ONE, l'exactitude des


coordonnées de ces repères et déterminer les axes définitifs de chacun des ouvrages. Il
est établi un procès-verbal de ces opérations et le Contractant reste seul responsable
de l'implantation dont le plan aura été soumis à l'acceptation d'ONE avant tout
commencement de travaux.

Le tracé d'implantation est matérialisé par des piquets dont les têtes rattachées en plan
et en altitude au repères fixes. Le Contractant de terrassement doit veiller à la
conservation des piquets et des repères de base, les rétablir ou les remplacer soit à
leur emplacement primitif, soit en un autre point si les besoins des travaux l'exigent,
après en avoir avisé l'ONE et fait accepter par lui le piquetage modifié.

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2 - PREPARATION DES TERRAINS

2.1 - Terrassement - gravillonnage

Les terrassements comprendront les fouilles en pleine masse tranchées, puits, etc ...
pour l'exécution des différents ouvrages : massifs, caniveaux, circuit terre,
canalisations, encaissements de piste, etc....

Les maçonneries existantes seront démolies pour permettre l'exécution normale des
ouvrages. Le Contractant assurera le blindage et l'épuisement des venues d'eau si
nécessaire. Il procédera également au remblaiement des fouilles et au pilonnage aux
abords des massifs, à la remise en état des lieux.

Il sera répandu sur le terrain à l'intérieur des clôtures une couche de gravillons 15/25 de
0,05 mètre d'épaisseur.

Le niveau 0,00 de référence des ouvrages qui sera en principe le niveau supérieur des
voies de repos des transformateurs sera établi à + 0,10 m par rapport à la côte de la
plate-forme, soit + 0,05 par rapport au sol fini (niveau supérieur de la gravette).

2.2 - Préparation des terrains :

2.2.1 - Démolitions

Le cas échéant, avant l'établissement d'un ouvrage neuf, il y a lieu de procéder à la


démolition d'ouvrages existants aussi bien en infrastructure qu'en superstructure.

Démolition des ouvrages en infrastructures


Aucune maçonnerie, canalisation, drain, rencontré au cours des fouilles ne doit être
démoli sans qu'au préalable une enquête, fait en accord avec le représentant d'ONE, ait
donné la certitude que ces ouvrages ne font pas partie d'installations présentant un
caractère de propriété ou d'utilité publique ou privée.

L'Entreprise n'est pas tenue de démolir systématiquement toutes les maçonneries


rencontrées mais seulement celles décelées comme inconsistances ou disposées à
l'emplacement d'ouvrages futurs. Dans les autres cas, elles sont arasées à la cote -
0,10 m par rapport au niveau 0,00 du sol fini du poste. Les maçonneries existantes ne
doivent pas être réutilisées sauf accord écrit d'ONE.

Démolition des ouvrages en superstructure

Les ouvrages de Génie Civil, Bâtiments, en superstructure à démolir sont précisées au


CSCT de l'ouvrage; celui-ci indique non seulement la nature des matériaux ou de la
construction qui doit être abattue, mais précise également les modalités de récupération
de certains matériaux et d'évacuation des matériaux non utilisés.

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Récupération des matériaux

Si tout ou partie des matériaux ou ensembles fabriqués bâtiment doit être, selon les
indications du CSCT, récupéré pour des travaux neufs ou mis à la disposition des
Services de l'Exploitation, le Contractant doit procéder avec soin au démontage des
matériaux ou ensembles fabriqués, ainsi qu'à leur stockage, y compris la mise en place
de protections éventuelles avant d'entreprendre la démolition proprement dite.

Dans le cas contraire, le Contractant reste libre de procéder, dans les limites précisées
au CSCT, aux travaux de démolition comme cela lui convient le mieux.
Cependant, l'usage des explosifs est subordonné à l'autorisation d'ONE et au respect
des dispositions réglementaires relatives à leur emploi.

2.2.2 - Déboisage, essouchement :

Dans les zones d'aménagement, toute végétation doit être complètement enlevée et les
racines soigneusement extirpées avant toute opération de nivellement.

Lorsque le déboisage et l'essouchement sont peu importants, ceux-ci sont inclus dans
le nivellement.

2.3 - Terrassements :

2.3.1 - Définition des niveaux d'arasement :

On distingue plusieurs nivaux d'arasement :

- Niveau ± 0,00 ou niveau de référence qui correspond au niveau des pistes et routes
lourdes, au-dessus des platines de charpentes, aux voies des transformateurs de
puissance,

- Niveau - 0,10 qui correspond aux surfaces brutes de nivellement et au niveau


supérieur du béton de fondation de tous les massifs de charpentes,

- Niveau - 0,05 qui correspond au niveau des trottoirs, caillebotis,

- Niveau + 0,15 qui correspond au plancher fini des bâtiments industriels sauf pour les
terrains inondables pour lesquels ce niveau doit être relevé.

Le fascicule suivant définit les niveaux de référence des superstructures du poste.

Pour les bâtiments industriels, les plates-formes sont décapés et nivelées à la cote
- 0,10 à ± 0,05 m près, sauf spécifications contraires portées dans le CSCT.

2.3.2 - Nivellement général ou partiel - plates-formes

Détermination des plates-formes

La détermination des plates-formes est effectuée en cherchant à minimiser les


mouvements de terre. Dans la mesure du possible, le nivellement est réalisé suivant

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le critère : REMBLAIS = DEBLAIS + FOUILLES, afin d'éviter le transport de terre à la


décharge publique.

Les plans-guides, établis eventuellement par ONE et remis au Contractant précisent la


position des ouvrages sur le terrain, ainsi que leur niveau d'implantation déterminé en
fonction des renseignements fournis par la reconnaissance préliminaire des sols.

Il appartient au Contractant de vérifier que les niveaux fixés dans les plans du dossier
d'appel d'offres sont bien ceux qui conduisent à la solution la plus rationnelle, compte
tenu du mouvement des terres qui en résulte, de l'incidence de ces niveaux sur les
fondations des ouvrages, sur les raccordements aux voies d'accès et sur l'écoulement
des eaux pluviales.

Si l'étude d'exécution fait apparaître le bien fondé de l'adoption de niveaux différents de


ceux fixés par les plans du dossier d'appel d'offres, ces niveaux ne peuvent être
adoptés qu'en accord avec ONE à qui toutes justifications doivent être présentées.

Le Contractant doit alors remettre à ONE le plan de nivellement, les profils en long et en
travers correspondants, ainsi que le calcul des volumes de déblais et remblais
éventuels.

Nivellement général ou partiel

Le choix des engins à utiliser pour l'exécution des terrassements, selon l'importance et
la nature de ceux-ci, est laissé à l'appréciation du Contractant. Toutefois, dans le cas
d'emploi d'engins mécaniques, toutes mesures doivent être prises pour qu'au-dessous
du niveau définitif du fond de fouille, le sol ne soit pas défoncé et que sa cohésion reste
intacte.

Les remblais doivent être établis pour obtenir les profils indiqués au plans, compte tenu
des terrassements à venir. Le terrain à remblayer doit toujours être débroussaillé et
débarrassé de tout ce qui pourrait provoquer des tassements ultérieurs. Le cas
échéant, des mesures spéciales (découpage en gradins par exemple), sont à prendre
pour éviter le glissement des remblais.

Les remblais ne doivent pas contenir de gazon, souches, débris animaux ou végétaux,
détritus, objets métalliques, etc...

Les vases, terres fluentes, tourbes, gravois, plâtras ne peuvent être utilisés comme
remblais. Toutefois, sous réserve de l'accord exprès ONE, les gravois peuvent
éventuellement être utilisés dans les parties du terrain ne devant comporter aucun
ouvrage, ou ne constituant pas une superficie cultivable.

Les terres non utilisées comme remblais, les débris, souches, gravois, etc... doivent
être évacuées aux décharges recherchées par le Contractant. Le dépôt de terres dans
les zones de terrains non aménagées, appartenant à ONE, ne peut être admis qu'avec
l'accord de ce dernier et conformément aux précisions données par le CSCT.

De plus, le CSCT indique si une partie de la terre végétale est à réserver pour
l'aménagement de surface cultivables.

2.3.3 - Pentes, talus, réglage :

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a - Pentes

L'utilisation de bâtiments industriels normalisés implique que les plates-formes


correspondantes ne présentent pas une pente longitudinale supérieure à 2 % en ce qui
concerne les bâtiments de relayage et les bâtiments d'unité d'auxiliaires. L'adoption
dans certains cas particuliers de pentes longitudinales plus importantes conduit à
modifier le génie civil défini dans les fascicules correspondants du CSTG. Les plates-
formes des bâtiments de commande doivent être horizontales.

L'utilisation de charpentes et de raccords de jeux de barres normalisés implique des


plates-formes ne présentant pas une pente supérieure à 5 % dans le sens
perpendiculaire aux jeux de barres et/ou dans le sens parallèle aux jeux de barres.

b - Talus

Le raccordement des plates-formes au terrain naturel s'obtient par l'intermédiaire de


talus. La pente de ces derniers est généralement de 2/3 lorsque l'angle d'éboulement
du terrain considéré le permet.

c - Réglage

Les remblais doivent être soigneusement régalés et compactés par couches de


0,20 m d'épaisseur environ. Le nivellement final des plates-formes, appelé niveau brut
de nivellement (- 0,10 m), n'est exécuté qu'à la fin des travaux d'installation du poste,
afin de permettre un complet tassement des terres.
Certaines parties du terrain comportant des ouvrages en maçonnerie peuvent d'ailleurs
n'être remblayées qu'après exécution des fondations de ces ouvrages.

2.3.4 - Drainage et écoulement des eaux :

Le Contractant doit prendre toutes mesures pour que l'écoulement des eaux des
terrains avoisinant l'ouvrage ne soit pas affecté par la présence de celui-ci.

Un plan concrétisant les dispositions envisagés doit être soumis à l'approbation ONE
qui se réserve de prendre l'avis d'un spécialiste.

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VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Dans le cas d'un terrain situé dans une cuvette, l'ouvrage doit être ceinturé par un fossé
terrassé recueillant les eaux de ruissellement des terrains avoisinantes. Ce fossé doit
être établi avec une section utile en rapport avec les surfaces à drainer et une
inclinaison des talus convenable en fonction de l'angle d'éboulement du terrain
considéré.

Si les fossés collecteurs doivent être intérieurs par rapport à la clôture du poste, ils sont
alors établis sous forme d'un caniveau en béton avec barbacanes en nombre suffisant
pour assurer l'écoulement des eaux. Ces barbacanes doivent être grillagées pour éviter
l'entrée d'animaux.

Ces fossés ou caniveaux rejoignent, avec une pente convenable, les fossés des routes,
les passages couverts comportant l'utilisation de buses en ciment comprimé, ainsi que
tous regards nécessaires. Des ouvrages de décantation sont prévus, si nécessaire,
avant le raccordement des collecteurs aux fossés des routes.

En fin, dans certains terrains situés en contrebas et lorsqu'il n'est pas possible
d'évacuer par gravité les eaux des divers collecteurs, un système de bassin de reprise
et de refoulement par pompe peut être nécessaire. Le CSCT donne alors toutes
précisions sur ce point.

En ce qui concerne le drainage superficiel du terrain du poste, l'installation de drains


doit être, en tout état de cause, réservé à des cas exceptionnels. son opportunité est à
déterminer par ONE à la suite d'une observation du terrain avant travaux et après les
travaux de nivellement (présence de flaques d'eau), de la nature du terrain et de son
pouvoir d'absorption. Les terrains argileux ou rocheux doivent être généralement
drainés.

Dans le cas où un drainage des terrains est jugé nécessaire, l'écoulement des eaux
superficielles doit être facilité par la réalisation de pentes se dirigeant vers des drains
collecteurs disposés au fond de petites tranchées, le nivellement de la plate-forme finie
étant constitué par épandage des matériaux de finition d'épaisseur variable selon la
pente. La disposition des pentes et des drains doit être étudiée en tenant compte de la
présence des ouvrages définitifs, caniveaux, longrines de voies, massifs, pistes,
susceptibles de constituer des obstacles à l'écoulement naturel des eaux de
ruissellement.

Par ailleurs, les caniveaux de câbles à basse tension formant généralement des drains
naturels, leurs tranchées seront raccordées au réseau de drainage, en particulier dans
les terrains imperméables, pour éviter qu'ils ne soient mis en charge.

Les drains doivent être réalisés en fonction de la nature du terrain en évitant tout
colmatage ultérieur et en assurant l'évacuation des éléments fins du sol.
L'utilisation de buses plastiques perforées dans la réalisation des drains est fortement
déconseillée.

2.3.5 - Aménagement des surfaces des plate-formes

L'ensemble des surfaces construites, telles qu'elles sont définies sur les plans-guides
de l'ouvrage, est généralement gravillonné par épandage de gravillon concassé 15/25.
L'épaisseur de la couche de gravillons est de 0,05 m.

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Le Contractant doit tenir compte de cette couche pour la détermination des cotes
d'installation au-dessus du sol fini. Avant épandage des gravillons, il est indispensable
d'arroser les surfaces à gravillonner avec un produit désherbant non toxique, dont
l'efficacité sera garantie un an, à condition que cette application ne risque pas de
polluer les nappes phréatiques proches du sol ou que le produit désherbant ne risque
pas de ruisseler dans les terrains cultivés contigus. Une deuxième application sera fait
après gravillonnage, avec un laps de temps minimal de 2 mois entre les deux
opérations. Le désherbant employé ne doit pas corroder le cuivre du circuit de terre.

L'ensemble des surfaces de propriété ONE, libres d'installations, internes ou externes


au poste seront régalées pour faciliter le passage des engins d'entretien.

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3 - BETONS ET MORTIERS
3.1 - Indications Générales

Les natures, qualités et mise en oeuvre des matériaux seront, sauf spécifications
spéciales ou précisions données ci-après, conformes aux textes généraux cités à
l'article Al des Conditions Générales d'Exécution et de Réglement des travaux.

3.2 - Composition des mortiers et bétons

3.2.1 - Mortiers

Les mortiers seront préfabriqués conformément aux dispositions de l'article 107 du


devis général d'architecture.
Pour un mètre cube de sable, les mortiers contiendront les quantités de liant ci-après :

Qualité Dosage par m3de sable


du Désignation
mortier OUVRAGES du mortier
Ciment Chaux
CPA hydraulique
250/315

a) Maigre - Maconneries pour N°1 250 Néant


constructions ne supportant
pas de fatigue elevée

b)Moyen - Maconnerie pour N°2 350 Néant


constructions ordinaires
Maconneries de briques
crépis et enduits

c)Gras -Maconneries pour N°3 450 Néant


constructions
élevées,jointoiement
scellements enduits étanches
chapes de dallage

d) Trés -Enduits étanches sous N°4 600 Néant


gras charge hydraulique coulis..

e)Batard -Enduits exposés au retrait N°5 200 100

3.2.2 - Bétons
Pour l'application des articles 109 - 110 et 111 du devis général d'architecture, il est
précisé ce qui suit :

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Dans les différents ouvrags, les caractéristiques des bétons seront, en principe, les
suivantes :
Appellation du béton et N° du Armatures Diamètre Dosage en Résistance
type d'ouvrages en béton en kg / M3 maximal des ciment CPA minimale R6
principe interessé agrégats 250/315 par à 28 jours
(mm) m3

Béton courant(BC) N°1 Néant 70 150 80

-couches de propreté
remplissage des fouilles
de fondation de
btiments légers
-certaines formes sur
sol

Béton courant N°2 Moins de 70 200 120


-gros ouvrages massifs
-certains revêtements
épais et murs

Béton courant ferraillé N°3 de 30 à 50 40 250 160


(BF)

-certaines revêtements
et murs parois et
-ouvrages hydrauliques dalles de
notament faible
-massifs d’engins épaisseur
-parois de regards
-aires et dalles de sol

-Béton supérieur armé N°4 Plus de 50 25 300 190


(BA)

- ouvrages et pièces
dont la largeur est
supérieur à 0,30 m

- Bétons supérieure N°5 et 6 Plus de 50 25 350 220


armes (BA)

- ouvrages et pièces
dont la largeur est
inférieure à 0,30 m
- ossature des
bâtiments

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3.3 - Spécifications Générales concernant les mortiers et bétons :

3.3.1 - Spécifications concernant les mortiers et bétons :

Les études de béton seront conduites selon la méthode de M.J.FAURY.

Des essais systématiques auront lieu en vue d'établir la composition des divers bétons
suivant les qualités recherchées pour chacun d'eux et d'après la nature et la
répartition granulométrique des différents agrégats. Les essais seront exécutés sous
la responsabilité et aux frais de l'Entrepreneur dans un Laboratoire agréé par l'ONE
qui pourra y exercer son contrôle. Ce laboratoire sera en principe le Laboratoire Public
d'Essais et d'Etudes.(LPEE)

Les essais donneront pour chaque mélange :

- Le rendement,

- La résistance à la compression,

- La résistance à la traction,

- La densité du béton après dessiccation,

- La compacité,

- La composition du béton,

Des échantillons de sable et d'agrégats prélevés en présence d'un Représentant de


l'ONE seront adressés au Laboratoire, un mois et demi au moins avant la fabrication
des premiers bétons des ouvrages.

Les bétons seront fabriqués mécaniquement. Les appareils de fabrication devront


permettre de doser rigoureusement et de faire varier à volonté sa composition et son
dosage en eau.

Tous les bétons seront soigneusement pervibrés.

Tous béton trouvé défectueux à un moment quelconque avant ou après achèvement


de l'ouvrage sera immédiatement démoli et remplacé par le Contractant à ses frais. Il
en sera de même pour tout béton ayant fait l'objet d'un prélèvement de contrôle et
dont le résultat des essais de rupture ne répondra pas aux exigence minimales
résultant des essais.

3.3.2 - Spécifications concernant les mortiers et bétons :

3.3.2.1 - Documents de référence :


Normes éditées par l'Association Française de Normalisation (AFNOR)
. Liants hydrauliques

NFP 15300 - Vérification de la qualité des livraisons - emballage - marquage.


NFP 15301 - Définition, classification et spécifications des ciments.

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. Bétons

NFP 18301 - Granulats lourds pour bétons de construction.


NFP 18303 - Eau de gâchage pour béton de construction.
NFP 18304 - Granulométrie des granulats.
NFP 18305 - Bétons prêts à l'emploi préparés en usine.

. Détermination des caractéristiques mécaniques des bétons

NFP 18400 - Moules et éprouvettes cylindriques.


NFP 18405 - Essais d'information.
NFP 18406 - Essais de compression.
NFP 18408 - Essais de traction par fendage.

. Produits sidérurgiques - Armatures pour béton armé

NFA 35015 - Ronds lisses (qualités).


NFA 35016 - Barres à haute adhérence (qualités).

Documents techniques unifiés (D.T.U)

CC BA 68 - Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et


constructions en béton armé Mai 1968.
Règles NV 65 - Révisées 1967 et annexes. Règles définissant les effets de la neige
et du vent sur les constructions et annexes - Janvier 1968.

3.3.2.2 - Différents types d'ouvrages :

Les ouvrages de Génie Civil des postes extérieurs comprennent essentiellement :

- les massifs des charpentes principales et secondaires,


- les massifs et voie de repos des disjoncteurs, des transformateurs et de leurs
accessoires, massifs de halage.
- les murs de protection et les ouvrages d'insonorisation des transformateurs,
- les fondations des bâtiments réalisés en technique industrialisée,
- les voies de manutention, les pistes et aires de circulation,
- les caniveaux et ouvrages de traversées de voies,
- les clôtures et portails,
- les petits ouvrages divers.

Les spécifications et conditions techniques auxquelles doit répondre chacun de ces


types d'ouvrage sont définies dans le texte particulier le concernant.

3.3.2.3 - Qualité des matériaux :

D'une manière générale, tous les matériaux doivent répondre aux qualités fixées par
les normes de l'Association Française de Normalisation (AFNOR) ou, à défaut de
normalisation, présenter les qualités nécessaires à la bonne exécution des ouvrages.

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Liants

Dans la majorité des cas, les ouvrages peuvent être construits, sans inconvénient,
avec n'importe lequel des ciments normalisés. Il n'est fait usage que de ciments admis
à la marque NF - VP.

Sables, Gravillons, Cailloux

Les matériaux employés doivent être de la meilleure qualité pouvant être obtenue
commercialement et répondre à l'ensemble des conditions de la norme française
P 18 301. Ils sont issus de roches dures concassés et sont purgés de toute matière
terreuse ou organique.

La dimension des grains de sable est, en principe, comprise entre 0,5 et 3 mm.

Suivant l'importance et la nature de l'ouvrage, on utilise soit du gros béton pour lequel,
si "D" désigne la dimension du plus gros gravier, 31,5 mm < D < 63 mm, soit du béton
moyen pour lequel 16 mm < D < 31,5 mm.

Avant de commencer les approvisionnements, des échantillons doivent être prélevés


dans les trois catégories de matériaux : sable, gravillons, pierres cassées ou cailloux,
et envoyés au Laboratoire d'Essais le plus proche (Laboratoire Spécial ou Régional)
aux fins de définir la granulométrie des matériaux proposés et de déterminer les
propositions optimales à respecter pour obtenir la meilleure qualité du béton.

Dans le cas de chantiers de faible importance ou urgents pour lesquels la réalisation


des essais ci-dessus est rendue difficile, il est possible d'adopter les propositions
volumétriques suivantes :

- 1/3 pour le sable,

- 2/3 pour les autres granulats.

Eau de gâchage

L'eau de gâchage doit satisfaire à toutes les conditions de la norme française


P 18 303

Acier pour béton armé

Les aciers ronds pour béton doivent satisfaire à toutes les conditions des normes
françaises A 35 015 et A 35 016.

3.2.2.4 - Mise en oeuvre des matériaux :

Préparation des bétons

La confection des bétons est effectuée dans des appareils mécaniques comportant
obligatoirement un dispositif qui permette de contrôler la quantité d'eau à introduire. La
confection à la main au moyen de pelles et de rabots est admise

- 26 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

lorsque les conditions de mise en oeuvre ne justifient pas l'emploi d'engins


mécaniques.

La mesure des granulats est effectuée au moyen de caisses ou de brouettes calibrées


ou par pesage si les installations le permettent.

Les produits obtenus doivent être homogènes et présenter des granulats parfaitement
enrobés de liants.

En ce qui concerne les bétons préparés en usine, leur transport par camions à benne
non munie d'agitateur est interdit. Ils doivent répondre à l'ensemble des conditions
prescrites dans la norme française P 18 305 et en particulier :

- le délai de transport compté à partir de la constitution en usine du béton jusqu'à son


introduction dans la fouille ne doit excéder 1 h 30 mn,
- lorsque la température extérieure est comprise entre 0°C et 5°C, la température à
l'arrivée sur le chantier doit être supérieure à 10°C.

- lorsque la température extérieure est inférieure à 0°C, la caractéristique du béton et


la température de livraison sont spécifiées en accord avec ONE.

Toute addition d'eau en plus du dosage déterminé en usine est interdit.


L'addition d'autres ingrédients doit être soumise à l'accord préalable ONE.

Les mortiers sont utilisés immédiatement après confection et, en tous cas, avant tout
commencement de prise.

3.3.2.5 - Essais de résistance des matériaux :

ONE peut soumettre à des essais, toutes les fois que cela est jugé utile, les matériaux
soit sur le chantier, soit dans un laboratoire officiel.

Les approvisionnements sur le chantier doivent, en conséquence, être constitués


suffisamment à temps pour permettre de faire subir, avant utilisation, toutes les
épreuves nécessaires prouvant leur aptitude à l'emploi.

ONE se réserve de faire exécuter des éprouvettes de béton par l'Entreprise et de les
faire soumettre à tous essais de résistance ou de composition qu'il juge utile. Il peut
faire reprendre les ouvrages qui auraient été exécutés avec un béton de qualité
insuffisante, le tout, aux frais de l'Entreprise.

Les éprouvettes cylindriques doivent être conformes respectivement aux normes


françaises P 18400 et P 18405 selon qu'elles sont obtenues par moulage ou par
carottage dans le béton frais ou durci.

Résistance à la compression

L'essai de compression des éprouvettes cylindriques en béton doit s'effectuer


conformément aux prescriptions de la norme française P 18406.

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VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Pour les bétons préparés sur le chantier, la résistance à la compression du béton à 28


jours d'âge doit être, en valeur moyenne, au moins égale à 20 MPa, la valeur minimale
devant être au moins égale à 16 MPa. En cas de résultats insuffisants, soit pour un
essai, soit pour l'ensemble, des prélèvements directs sont effectués sur 5 % des
massifs et la résistance à la compression obtenue sur ces nouveaux prélèvement doit
être supérieure à 24 MPa à 90 jours d'âge.

Dans le cas contraire, les massifs sont renforcés au frais du Contractant, suivant les
dispositions approuvées par ONE.

Pour les bétons prêts à l'emploi préparés en usine, la résistance moyenne à 28 jours à
la compression est contrôlée dans les conditions de la norme française P 18305.
Cette résistance doit être supérieure ou égale aux limites suivantes :

Classe de résistance du béton B 250 B300 B350

Résistance à la compression sur 25 30 35


cylindres, (en MPa )(1)

Résistance à la traction par fendage

L'essai de traction par fendage doit s'effectuer dans les conditions de la norme
française P 18408.

Pour les bétons préparés sur le chantier, la résistance à la traction à 28 jours d'âge
ne doit pas être inférieure à 1,6 MPa, la valeur moyenne des prélèvements doit donner
des résultats supérieurs à 2 MPa.

Pour les b‚tons pr‚par‚s en usine, la r‚sistance … la traction est v‚rifi‚e selon les
prescriptions de la norme franςaise P 18305 et doit etre au moins égale aux
valeurs ci-aprés :

Classe de résistance du B250 B300 B350


béton

Résistance à la traction 2 2,2 2,4


(en MPa )(1)

(1) Mpa = 10 daN/cm2

- 28 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

4 - CONCEPTION DES OUVRAGES

4.1 - Calculs et exécution des ouvrages en béton :

Les ouvrages en béton armé seront établis conformément aux règles BA 68 pour le
"calcul et l'exécution des constructions en béton armé" établies conjointement par le
Centre Scientifique et Technique du bâtiment et l'Institut Technique du Bâtiment et des
Travaux Publics.

Les ouvrages pour lesquels les pressions exercées par le vent ou la neige doivent être
prises en considération (mur pare-feu par exemple) devront répondre aux règles NV
1965 établies par le groupe de coordination des textes techniques.

Les parties hors sol des massifs ne devant recevoir aucun enduit, il sera fait usage de
coffrages soigneusement établis assemblés et rabotés, ou de coffrages métalliques
afin d'obtenir au démoulage des surfaces d'aspect parfaitement satisfaisant.

Les trous des scellements, de passage de câbles, etc... devront être prévus à la
construction afin d'éviter tout repiquage du béton.

Les surfaces des massifs devant recevoir une "pointe de diamant" seront laissées
brutes et profondément striées pour permettre un accrochage convenable du béton
rapporté.

4.2 - Calculs et exécution des ouvrages en béton :

Les ouvrages en béton armé doivent être établis conformément aux règles techniques
CC BA BAEL 83 pour la conception et le calcul des ouvrages et constructions en
béton armé - DTU. et NORMES MAROCAINES.

De même, les ouvrages tels que murs pare-feu, ouvrages d'insonorisation, clôtures,
bâtiments pour lesquels les pressions exercées par le vent ou la neige sont à prendre
en considération, doivent répondre au règles NV 65 révisées 1967 et annexe DTU.

Le Cahier des spécifications et conditions techniques : CSCT fixe dans chaque cas
la nature et l'importance des charges qui reçoivent les différents ouvrages, ainsi que la
répartition des points d'application.

Confection des ouvrages

Dans les parties enterrées, le bétonnage des massifs normaux doit être exécuté à
pleine fouille chaque fois que cela est possible.

Dans les parties hors sol, il doit être fait usage de coffrages, soigneusement établis,
assemblés et rabotés, de coffrages doublés ou encore de coffrages métalliques afin
d'obtenir, au démoulage, des surfaces d'aspect parfaitement

satisfaisant pour les ouvrages où le C.S.C.T ne prévoit pas de chapes ou d'enduits


particuliers.

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VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

La coulée du béton d'un même massif doit être effectuée sans interruption. Le béton
doit être soigneusement vibré à l'aide d'un pervibrateur à aiguille ou tout autre procédé
similaire pour obtenir un béton compact.

Le Contractant doit prendre les précautions nécessaires pour protéger le béton contre
le gel, la pluie ou le soleil ; il arrête les travaux de bétonnage lorsque la température
est inférieure aux conditions d'emploi du ciment utilisé sauf s'il lui adjoint, après accord
ONE des produits spéciaux permettant la confection du béton en toute sécurité.

Les parements supérieurs des massifs doivent être soigneusement talochés suivant
les formes définitives à obtenir.

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5 - RESEAU DE CIRCULATION

5.1 - Chaussées

Ce sont les pistes lourdes pour la manutention des transformateurs, des


compensateurs et les pistes légères de circulation et d'accès au bâtiment de
commande.

Le tracé des pistes et leurs dimensions sont fixés sur les plans guides propres à
chaque ouvrage.

Les pistes seront exécutées de la façon suivante :

- un encaissement à la profondeur nécessaire.


- une sous couche éventuelle de 0,15 m d'épaisseur dans le cas de terrain argileux,
constituée de sable de granulométrie appropriée,
- une couche de fondation de 0,25 m pour les pistes lourdes et 0,15 m pour les pistes
légères constituée de grave d'oued ou de tout venant concassage fortement
compacté par couches successives,
- une couche de base 0,10 d'épaisseur de grave ou de pierres cassées de
granulométrie n'excédant pas 40 mm compactée,
- une couche de surface constituée par épandage successif d'émulsion de bitume et
de gravillons 15/25, 5/15 et 3/8 à raison de 5 kg/m² de bitume et de
30 litres/m² de gravillons.

Cette couche peut être constituée d'un tapis de roulement en matériaux enrobés après
épandage d'une émulsion de bitume dosée à 5 kg/m² avec gravillons sur la couche de
base.
Les pistes seront formées avec pentes transversales (1/50 à 1/100 de la largeur) pour
l'écoulement des eaux pluviales.

Elles seront bordées avec des éléments eventuellement préfabriqués en béton de


dimensions approximatives :

- longueur : 1 m
- épaisseur : 0,06 à 0,10 m
- hauteur : 0,18 m

posés et scellés sur une forme en béton.

5.2 - Réseau routier - route public :

5.2.1 - Généralités

Route de raccordement au réseau public

Le tronçon routier appelé "Route d'accès" est destiné à relier l'ouvrage à desservir
depuis le portail d'entrée du poste jusqu'au point de raccordement à la voie publique.

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Route intérieures

Les routes intérieures sont le prolongement des routes d'accès à l'intérieur de


l'enceinte du poste. Elles permettent aux différents véhicules susceptibles de les
emprunter d'accéder :

- au bâtiment industriel principal,


- aux lieux de déchargement ou de stockage du matériel,
- aux cellules des transformateurs de puissance,
- le cas échéant, aux ateliers et magasins.

Elles permettent également d'établir la liaison avec les pistes de manutention qui
desservent les cellules des installations extérieures à hautes tension.

5.2.2 - Tracé des routes :

Les plans guides joints aux dossiers d'appels d'offres indiquent le tracé d'accès aux
différentes parties des ouvrages depuis les routes du domaine public existantes. Ce
tracé est déterminé en fonction des niveaux relatifs des plates-formes à raccorder, de
l'importance des charges et de l'encombrement des véhicules amenés à circuler sur
ces voies.

Il appartient au Contractant, dans l'hypothèse où ces éléments ne figurent pas au


C.S.C.T, de faire préciser les points suivants :

- encombrement et poids des diverses charges indivisibles à transporter,


- nature des véhicules effectuant les transports, encombrement, voie et empattement de
ces véhicules,
- répartition des charges par essieu et par roue.

En principe, et sauf indications particulières du C.S.C.T, la chaussée proprement dite


doit être limitée à la largeur des essieux des véhicules les plus encombrants, en
admettant de part et d'autre une sécurité de 0,50 m, ce qui limite sa longueur à 4,50
m.

Les accotements, traités plus simplement, sont fonction de l'encombrement des


charges et des surlargeurs nécessaires à leur dégagement. Leur largeur minimale peut
être prise égale à 0,60 m de part et d'autre de la chaussée dans les ouvrages à 225 kV.

L'emprise de la chaussée est variable selon le profil en travers du terrain.

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Le tableau ci-dessous donne, à titre indicatif, les charges et les largeurs des convois
pour le transport des transformateurs de puissance.

Type de
transforma- Charge de convois Largeur
teurs
(kV)

Utile (t) Roulante (t) Par ligne Pression Route Accotement(m)


d'essieu pneus (m)
(t) (bars)

63 50 70 18 9 4,00 0,25

225 150 210 18 9 4,50 0,60

400 300 380 23 9 4,50 0,60

Des exemples de raccordement et de tracé de routes lourdes sont donnés par les
plans ci-joints.

En ce qui concerne le raccordement des voies d'accès aux routes appartenant au


domaine public, il doit être étudié en fonction de la largeur des chaussées et des
accotements des deux voies considérées compte tenu des dégagements nécessaires
pour le passage et la manoeuvre des convois spéciaux.

Les dispositions doivent être établies en accord avec l'Administration des Ponts et
Chaussées qui fixe les conditions auxquelles doit répondre le raccordement, tant au
point de vue de la conservation de l'écoulement des eaux, que du profil à adopter afin
de ne pas apporter d'entraves à la circulation routière.

5.2.3 - Généralités sur la construction des chaussées :

Les différents types de chaussée examinés ci-après sont classés en deux groupes

- les chaussées souples,


- les chaussées rigides.

Les chaussées souples sont constituées par un empilage de matériaux pierreux


recouvert de revêtements à base de bitume ou de goudron. L'absence de cohésion
des couches qui les composent les rend très flexibles. Les pressions sur le sol sous-
jacent sont localisées dans un faible rayon autour de l'axe de charge. Pour diffuser ces
pressions et réduire la valeur maximale sur l'axe de charge, il faut augmenter
l'épaisseur des chaussées.

- 33 - Edition Janvier 1998


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- 34 - Edition Janvier 1998


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Les chaussées rigides sont constituées par des dalles de béton. Les pressions sont
largement réparties sous la charge. Seules les flexions dans la dalle peuvent être
dangereuses et son épaisseur doit être suffisante pour éviter qu'elle se rompe.

5.2.3.1 - Construction des chaussées souples :

Définition des différentes couches

La coupe d'une chaussée peut être schématisée suivant la figure ci-dessous :

Sol

Lorsque la forme du sol a été dégrossie et abaissée à un niveau suffisant pour que la
chaussé ait, en tous points, une épaisseur convenable, le sol doit être compacté. En
effet, l'expérience montre que les sols compactés résistent en général mieux aux
efforts imposés par les charges. Ceci est particulièrement vrai pour les charges
lourdes qui provoquent des tassements différés générateurs de rupture.

En principe, le compactage doit conduire à obtenir 95 % de la densité sèche Proctor


modifié dans les 15 cm supérieurs du terrain et 90 % de cette densité sèche dans les
autres couches compactées.

Couche de forme

Le rôle de cette couche de forme est de :

- constituer une base solide pour la mise en oeuvre de la chaussée et résister sans
trop se détériorer au passage des engins,
- uniformiser la portance du sol de fondation.

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VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Cette couche de forme est mise en oeuvre à la fin des travaux de terrassement à
partir des matériaux extraits sur le chantier auxquels ont fait subir un compactage plus
poussé. Ces matériaux peuvent être stabilisés à la chaux ou au ciment pour améliorer
leurs qualités mécaniques. En particulier, cette stabilisation permet de rendre
insensibles à l'eau des matériaux non exempts de plasticité ou de donner de la
cohésion à certains matériaux fins.

Couche de fondation

Le rôle de la couche de fondation est de répartir les efforts et de diminuer la pression


exercée sur le sol de fondation.

Pour sa constitution, un grand nombre de sols conviennent, soit simplement apportés,


soit améliorés par un traitement approprié, par mélange avec un sol d'apport
convenable par exemple.

Les conditions auxquels doivent satisfaire ces sols sont les suivantes :

- être susceptibles de compactage. Il faut pour cela que la granulométrie soit


convenable. La granulométrie idéale d'un sol correspond à une courbe représentative
comprise dans le fuseau de deux courbes, P/100 = (d/D)n, D étant le calibre
maximum de granulat inférieur à 4 cm et P le pourcentage d'éléments passant au
tamis de maille d. L'exposant n doit être compris entre 0,4 et 0,6. On obtient ainsi une
granulométrie continue avec prépondérance de gros éléments.

- être peu sensibles à l'eau. Pour cela il faut que la proposition de fines argileuses soit
la plus faible possible,

- conserver dans les conditions hygrométriques le plus défavorables une portance


suffisante.

- pouvoir coexister en bon voisinage avec le terrain sur lequel il est posé. Des
difficultés peuvent survenir dans deux cas :

. le sol d'apport est sensible à l'eau et le terrain de fondation est, soit très
imperméable, soit exposé à de fortes remontées capillaires. Il est nécessaire dans ce
cas d'interposer entre la couche de forme et la couche de fondation une sous-couche
drainante.

le terrain contient des éléments très fins et en particulier des fines argileuses qui
risquent, au cours du compactage et quand la chaussée sera en service de pénétrer
dans le sol d'apport et d'en altérer les caractéristiques. Dans certains cas, il est
nécessaire d'interposer entre la couche de forme et la couche de fondation une sous-
couche qu'il faut prévoir.

sous-couche drainante et sous-couche anticontaminante

Une même couche peut difficilement jouer les deux rôles de drainage et
d'anticontamination. Suivant les cas c'est l'une ou l'autre de ces sous-couches qu'il
faut prévoir.

- 36 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- sous-couche drainante

Le rôle de la sous-couche drainante ménagée entre le sol d'apport et la couche de


forme est de couper les remontées capillaires et d'évacuer les eaux provenant, soit de
ces remontées, soit d'infiltrations de haut en bas.

A cette fin elle sera réalisée à partir de matériaux très perméables. Une épaisseur de
l'ordre de 5 cm est suffisante.

- sous-couche anticontaminante

Cette contamination n'est à craindre que lorsque D15 < 5d85 : D 15 est la
dimension du tamis dans lequel passent 15 % en masse des matériaux du sol d'apport
; d85 est la dimension du tamis dans lequel passent 85 % en masse des matériaux de
la couche de forme.

Si cette condition n'est pas réalisée, il faut placer entre les deux assises incompatibles
une sous-couche anticontaminante dont la granulométrie est choisie de façon à
satisfaire, dans les deux sens, l'inégalité ci-dessus.

- couche de base

Le rôle de la couche de base est de :

- résister aux efforts de cisaillement appliqués par le freinage ou l'accélération des


véhicules,

- transmettre les efforts de surface à la couche de fondation,

- participer avec la couche de surface à la résistance à la flexion.

Les contraintes imposées aux matériaux sont les mêmes que pour la couche de
fondation compte tenu des remarques suivantes :

- les matériaux doivent avoir une grosseur inférieure à 30 mm. Cette grosseur ne doit
pas, en outre dépasser la moitié de l'épaisseur de la couche.

- les matériaux doivent avoir une bonne résistance au poinçonnement.

Le module de rigidité des couches de base peut être amélioré par stabilisation au
ciment, chaux, bitume

Nota : Les caractéristiques principales de terrains d'apport et leur capacité à constituer


l'une ou l'autre de ces couches sont données au tableau 5.4.3.

- 37 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- couche de surface

Son rôle est de :

- transmettre les efforts de surface à la couche de base,


- résister aux efforts tangentiels,
- assurer l'imperméabilisation de la chaussée,
- résister à l'usure,
- posséder des qualités antidérapantes.

Cette couche est réalisée à l'aide d'enrobés denses à chaud ou à froid.


L'épaisseur du revêtement est de l'ordre de 25 à 30 mm.

Ce type de couche de chaussée doit répondre aux spécifications du fascicule 27 du


Cahier des Prescriptions Communes du Ministère des Travaux Publics.

La préférence sera donnée dans la plupart des cas aux enrobés denses à chaud qui
sont les plus sûrs et les plus performants (catégorie DC à pourcentage de vide
inférieur à 8 %).

- Profil en travers des chaussées souples

Les différentes couches doivent être réalisées en escalier, la fondation débordant de


la couche de base, la couche de forme débordant de la couche de fondation ... suivant
la figure ci-après :

Cette disposition permet :

- de ne pas affaiblir la chaussée en rive,

- de permettre à tout instant une évacuation rapide des eaux de pluie,

- limiter la ségration des matériaux utilisés dans les différentes couches.

- Lutte contre le gel des chaussées

Dans les régions ou l'hiver est rigoureux et où, par conséquent, la profondeur et la
durée de gel sont importantes, les chaussées doivent être d'une épaisseur suffisante
pour que le gonflement du sol soit très faible et que les efforts sur les fondations en
période de gel ne soient pas excessifs.

- 38 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

C'est pourquoi les matériaux constituant la chaussée ne doivent pas être gélifs et la
granulométrie ne doit pas contenir trop de fines argileuses afin que les couches
considérées n'absorbent pas l'eau du sous-sol et ne gonflent pas.

- Epaisseur des chaussées

Une méthode de calcul de l'épaisseur des chaussées souples est donnée en Annexe
1. Elle permet de déterminer approximativement cette épaisseur connaissant la
portance du sol et la charge par essieu des convois ayant à emprunter la chaussée.

5.2.3.2 - Construction des chaussées rigides :

La structure de la chaussée rigide est la suivante :

- Dalle béton armé

La dalle béton est dimensionnée pour supporter les charges de roulement. Son rôle
est de résister aux efforts tangentiels, à l'usure, de posséder des qualités
antidérapantes.

Son dimensionnement est effectué à l'aide de la formule de Westergaard décrite en


annexe 2, qui conduit pour nos ouvrages à une épaisseur de 18 cm de béton armé
(taux de ferraillage : 16 kg/m1).

- Fondation

La fondation sur laquelle repose la dalle béton est constituée de la couche de forme
qui repose sur le terrain décapé. Dans le cas de terrains médiocres (pression
admissible inférieure à 0,5 daN/cm¨, coefficient de butée inférieur à 500 daN/m3), on
ajoutera une couche de base et un géotextile.

Le rôle de la fondation est le suivant :

- constituer une base solide pour la mise en oeuvre de la chaussée et résister sans
se détériorer au passage des engins lourds,

- réglage convenable de la chaussée avant le coulage du béton,

- 39 - Edition Janvier 1998


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- protection du terrain contre les intempéries,

- protection thermique du terrain,

- amélioration de la portance du terrain en présentant une bonne homogénéité afin de


concevoir des chaussées béton d'épaisseur constante,

- drainage du sol,

- protection contre le gel.

- Profil en travers des chaussées rigides

La chaussée béton est formée d'une dalle béton prenant appui sur des renforts
latéraux de 25 x 25 cm. Ces renforts ont pour but d'éviter la rupture de la dalle sur ses
bords. Les renforts latéraux seront liaisonnés à la dalle par des fers afin de donner
une parfaite homogénéité à la structure.

Détermination de la structure de la plate-forme : (les différents profils en travers


figurent en annexe 3).

Sol moyen : pression dynamique 1 daN/cm²


coefficient de butée 1000 daN/m3

La chaussée béton repose sur une couche de forme, d'épaisseur 30 cm lorsqu'elle est
réalisée avec des matériaux non traités ou traités à la chaux et de l'ordre de 20 cm
lorsqu'elle est effectuée avec des matériaux traités au ciment.
La dimension de la grave sera de 0/60, sa dureté sera inférieure ou égale à 4 et
son indice de plasticité < 15.

Technique de réception :

Différents essais équivalents peuvent permettre d'évaluer la portance de la plate-


forme ainsi réalisée :

- restitution dynaplaque R > 45 %


- module à la plaque EV > 40 MPa
- déflexion Ben Kelman 250 mn/100

Sol médiocre : pression dynamique < 0,5 daN/cm²


coefficient de butée < 500 daN/m3

- 40 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Ces sols ayant souvent une portance proche de 0, peuvent contaminer la couche de
forme.

L'entreprise décapera les sous-couches contaminantes sur une profondeur qu'elle


jugera utile et qui ne saurait être inférieure à 0,80 m.
Elle recouvrira cette fouille par un géotextile type BIDIM (ou similaire) ayant reçu
l'agrément d'ONE. Ensuite elle disposera en fond de fouille une première couche de
base de 10 cm d'épaisseur et de granulométrie 31,5/60.Puis cette fouille sera
comblée par une couche de forme de 50 cm d'épaisseur (granulométrie 0/60).

la chaussée béton sera coulée sur cette plate-forme.

- Composition de béton

Le béton utilisé pour la confection des dalles doit être maniable et pouvoir être ensuite
surfacé.

Son dosage varie de 300 à 360 kg/m3 de ciment CPA 250/315 . Un dépassement de
ce dosage, sans accroître sensiblement la résistance à la flexion, augmente les
risques de retrait.

Le rapport E/C du poids d'eau au poids de ciment doit être compris entre 0,4 et 0,5.

L'addition d'entraîneur d'air et de plastifiant améliore la résistance au gel du béton et


sa maniabilité.

La composition du béton doit être telle que sa résistance à la flexion à 7 jours soit
supérieure à 34 daN/cm².

- Armatures des dalles en béton

La présence d'armatures dans les chaussées s'oppose à l'ouverture progressive des


fissures dues au retrait et permet ainsi d'augmenter l'écartement des joints de retrait.

Cette armature est constituée de deux treillis soudés dont les caractéristiques sont
conformes aux plans joints en annexe 4.

- Mise en oeuvre

La mise en oeuvre du béton doit être conforme aux spécifications du chapitre


correspondant des Directives.

Le béton est placé sur la forme, puis régalé uniformément et vibré soit
superficiellement par des poutres ou sabots vibrants, soit en profondeur par des
aiguilles sur châssis.

Le béton est ensuite lissé transversalement et longitudinalement pour obtenir une


bonne surface de roulement.

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- Joints

Joints de dilatation
Les joints de dilatation sont généralement inutiles, les contraintes dues aux efforts
thermique étant dans la plupart des cas très inférieure à 22,7 daN/cm3.

Il n'ont leur utilisé qu'au voisinage des points singuliers de la route lourde, passage
d'un caniveau renforcé par exemple.

Joints de retrait

Ces joints sont destinés à diriger la fissuration due au retrait du béton en particulier
durant son séchage.
Ils sont espacés de 5 - 7m, ont une profondeur d'un tiers d l'épaisseur de la dalle sur 5
à 10 mm de largeur.

Réalisation des joints

Les joints peuvent être réalisés par sciage de la dalle 8 à 16 heures après coulage ou
mise en place d'une réserve perdue au moment du coulage, une opération de
talochage est alors nécessaire pour éviter tout bourrelet.
Ces joints sont toujours la cause d'une perte de solidité de la chaussée et doivent par
conséquent être réalisés sans interruption des armatures.

5.2.4 - Drainage et bordure de route :

Le drainage du revêtement est réalisé, d'une part par le bombement transversal de la


route (1/50 à 1/100 de la largeur) ou sa pente transversale pour les chaussées rigides
de faible largeur, d'autre part par la pente longitudinale de la route et les caniveaux.

Les CSCT précise si les routes sont bordées ou non, le type de bordure adopté, les
parties de la route qui doivent être bordées.

Les voies d'accès à revêtement en béton de ciment ou en enrobés peuvent ne pas


comporter de bordures si le drainage du revêtement est satisfaisant et s'il n'y a pas
lieu de délimiter très nettement les limites de la chaussée. Les bordures peuvent être :

- en ciment armé, coulées sur place ou préfabriquées,


- en pierre taillée (pierres neuves ou réemploi),
- composées d'éléments préfabriqués du genre "balastine" ou similaire.

Dans les trois cas, les bordures doivent comporter les profils nécessaires au drainage de
la route.
Des barbacanes régulièrement espacées, seront réalisées afin de favoriser l'écoulement
des eaux.

5.3 - Réseau routier - Piste légère :

5.3.1 - Généralités :

- 42 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Les pistes de circulation constituent un réseau routier secondaire, intérieur au


périmètre de l'ouvrage et permettant d'accéder aux cellules des installations à haute
tension.

Les véhicules qui doivent circuler sur ces pistes sont ceux nécessités par la
manutention de l'appareillage, c'est-à-dire :

- les camions pour le transport des appareils sur les lieux de montage,

- les grues automotrices dont le rôle est de procéder aux manutentions nécessaires au
montage ou au démontage des appareils à haute tension.

5.3.2 - Tracé des pistes

L'implantation des pistes dans les ouvrages est précisée sur le plans types des
différentes dispositions.

Leur tracé doit être tel, qu'en étape finale d'équipement de l'ouvrage, elles constituent
un circuit. En étape intermédiaire, lorsque ce circuit n'est pas réalisé, il doit être prévu,
en bout de piste, une aire de retournement des engins de manutention
convenablement compactée en empierrée.

La largeur des pistes est déterminée par l'empattement des véhicules appelés à y
circuler en tenant compte d'une surlargeur de 0,35 m de part et d'autre de la voie de
roulement des véhicules. De ce fait, la largeur retenue pour les pistes est de 3,20 m
quel que soit l'échelon de tension de l'ouvrage considéré.

Les changements de direction sont appropriés au rayon de braquage des véhicules


utilisés. De façon générale, des rayons intérieurs de courbe de piste de 9 m seront
retenus.

Lorsque les pistes comportent un profil en long avec pente, celle-ci doit être
interrompue au droit des raccordements des pistes de dérivation et des voies de
desserte. Ces raccordements doivent être réalisés avec le souci d'éviter tout ressaut
brusque susceptible de gêner la stabilité des véhicules dans leurs manoeuvres et de
ne pas entraver l'écoulement des eaux superficielles.

5.3.3 - Construction des pistes :

Sauf cas particulier, précisé au C.S.C.T de l'ouvrage, les pistes sont prévues pour les
charges suivantes :

- 10 tonnes par essieu


- pression des pneus : 7,5 bars.

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Généralités - Définition de la structure de la chaussé rigide

- Dalle - béton

Compte tenu des charges précisées plus haut, l'épaisseur de la chaussée béton est
de 12 cm, son taux de ferraillage : 7,5 kg/m². La dalle-béton constituant la piste est
reliée à des renforts latéraux de 25 x 25 cm.

- Structure de la plate-forme

La plate-forme assure le même rôle que celle des routes lourdes et est par
conséquent réalisée de façon identique.

Sol moyen

La chaussée repose sur une couche de forme d'épaisseur de 20 cm lorsqu'elle est


réalisée de façon identique.

Sol médiocre

Le principe adopté est similaire à celui préconisé pour les routes lourdes.

Le décapage du terrain est effectué sur une profondeur de 50 cm. Un géotextile, type
BIDIM (ou similaire ayant reçu l'agrément ONE) est disposé en fond de fouille.

L'épaisseur de la sous-couche de base est de 10 cm et celle de la sous-couche de


forme 30 cm.

Les caractéristiques granulométriques de la couche de base et de la couche de forme


sont celles utilisées pour les routes lourdes.

N.B. : Les plans relatifs au présent cahier, figurent en annexe 5.4.4 et 5.4.5.

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5.4 - Annexe

5.4.1 - Méthode de calcul de l'épaisseur des chaussées souples :

Les méthodes semi-empiriques de calcul de l'épaisseur des chaussées, qui combinent


les résultats de certaines études théoriques et des essais et constations faites sur les
routes et pistes en service, sont les plus répandues et les plus rationnelles.

L'épaisseur des chaussées souples peut être approximativement calculée à l'aide de


la formule :
e = (100 + 150√P) (i + 5)

dans laquelle :

P est la charge par roue en tonnes


i est l'indice CBR du sol portant - donnée en annexe 3
e est l'épaisseur de la chaussée en cm.

Cette formule est valable pour un trafic moyen To de 105 tonnes par mètre de
chaussée et par an. pour un trafic plus intense T, P doit être majoré
5
proportionnellement à T/To

Les abaques correspondant à cette formule sont données en annexe 5.4.1.


ci aprés.

5.4.2 - Calcul de l'épaisseur des dalles en béton pour chaussées rigides :

Le calcul de l'épaisseur des dalles en béton se fait par la formule de WESTERGAARD


:

M = P (1 + δ ) [-log10 y + 0,618 + 0,0098 y² ]



4
y = r k'(1 - δ2)/ (Ev I)

dans laquelle :

M est le moment de flexion introduit dans la dalle en béton par l'application de la


surcharge P, en kg.m
P est la surcharge en un point de la dalle, en kg
r le rayon d'application de la charge mesuré sur le plan moyen de la dalle, en m
δ le coefficient de poisson du béton
K' le module de réaction du sol de plate-forme exprimé en kg/cm3
Ev module de déformation longitudinal du béton, exprimé en kg/m²
I moment d'inertie d'un mètre carré de dalle d'épaisse h, exprimé en m4.

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Les courbes données ci-après fournissent M en fonction de l'épaisseur h de dalle pour


différents modules de réaction K' à partir des données suivantes :

a - valeur P

Cette charge unitaire a été prise égale à 9000 kg, c'est-à-dire 18 t par essieu simple
pour des chaques statiques. On admet, en plus, un coefficient de majoration
dynamique de 1,4 pour les charges mouvantes.

b - valeur de δ

δ, coefficient de Poisson, est égal à 0,15 pour le béton, armé ou non.

c - valeur de r

r = h/ 2+ P/πP

dans lequel h est l'épaisseur de la dalle et p est la pression de gonflage des pneus
prise égale à 9 kg/cm².

d - fatigue du béton à la traction

Suivant les règles BA68, la fatigue à rupture du béton à la traction à 28 jours est de
23,2 bars avec un dosage en ciment de 350 kg par m3 mise en oeuvre.

En adoptant le coefficient de sécurité de 1,25 usuel pour les chaussées en béton, le


taux de travail admissible du béton en traction n'est plus que de :

23,2/1,25 = 19 bars

e - valeur de Ev

La module de déformation longitudinale du béton est de :

E v= 21 000 δi

Pour les charges rapidement variables, conformément aux règles BA 1968, soit :
_____
Ev = 21 000 √ 23,2 = 105 bars

Les effets d'accélération et de freinage étant négligeables aux vitesses d'évolution des
convois lourds, le module de déformation longitudinale pour les charges permanentes
doit pouvoir être utilisé dans la plupart des cas, soit :
____
Ev = 7 000 √ 23,2 = 3,4. 104 bars

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Les abaques suivants tracés dans ces deux hypothèses donnent en plus l'épaisseur
minimale de la dalle, compte tenu du taux de travail admissible du béton : 19 bars.

Le moment de flexion MP est lié à ce taux de travail par la formule :

Rb’ = 6M/h² avec Rb = 19 bars

f - valeur de i
i = bh3/12 (m4)

b = 1 m, largeur unitaire de la portion de dalle considérée.

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6-INSTALLATION DES TRANSFORMATEURS

6.1 - Massifs de repos des transformateurs :

Les transformateurs de puissance, toujours munis de 4 à 8 groupes de chapes à


galets à boudir orientables suivant le transformateur reposeront sur des voies de
repos constituées de longrines en béton armé n° 5 entretoisées si nécessaire. Les
dimensions et l'écartement des longrines sont précisés dans le Cahier des
Spécifications Techniques(CSCT) propre à chaque ouvrage.

Les longrines traverseront la piste lourde ou la voie de roulement pour permettre le


déchargement des transformateurs dans le cas de remorque dont les longerons sont
démontables. On utilisera des rails de réemploi en bon état, du type 36 ou 46 kg au
mètre dont le niveau supérieur sera établi à la cote de référence 0,00. La voie devra
présenter une coupure d'isolement pour éviter le court-circuit de la protection de cuve.
Les rails traversant la piste lourde seront raccordés au réseau maillé général.

Sur chaque transformateur sera établi une enceinte d'évacuation d'huile emplie de
ballast de ranulométrie 6/8 cm. Les dimensions de cette enceinte sont précisées sur
les plans guides. Elles doivent être supérieures de 0,50 m environ au cotes maximales
d'encombrement du transformateur, aérofrigérants et conservateur compris. La
profondeur est déterminée de façon que le volume des vides représente
approximativement 1/10 du volume d'huile contenu dans l'appareil. On admet que le
volume des vides est égal au 1/5 du volume du ballast répandu. L'enceinte est limitée
par une murette en béton de 0,10 m d'épaisseur et dont le niveau supérieur est établi
à la cote 0,00.

Pour les transformateurs dont la tension primaire et supérieur à 60 kV, le volume de


l'enceinte est déterminé égal au plus grand volume d'huile du transformateur donné.

Dans le cas d'un transformateur muni d'une protection incendie "vidange, brassage",
la vidange d'huile peut être faite dans une enceinte commune à plusieurs
transformateurs et dont les dimensions devront être prévues en conséquence.

Si le terrain est imperméable, des dispositions indiquées dans le Cahier des


Spécifications Techniques Particulières seront prises pour évacuer l'huile qui ne
pourrait être absorbée naturellement.

Massifs de caillebotis

Les caillebotis reposent sur une plateforme en béton.

Massifs de halage

Ils sont exécutés en béton n°3 et comporteront à la partie supérieure un trou tubé
obturé par un couvercle en acier galvanisé pour permettre la pose d'un crayon. L'effort
de traction pour lequel ils doivent être calculés est précisé dans le Cahier des
Spécifications Techniques propre à chaque ouvrage.

6.2 - Voies de repos et de roulement :

- 54 - Edition Janvier 1998


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Les massifs de repos comprennent des rails prolongés jusqu'à la route d'accès des
remorques routières.(cas des poste 400 kV) ou à la voie de roulement qui sert à
acheminer le TR de l'aire de déchargement jusqu'au droit des cellules.

Le niveau de la route correspond au niveau supérieur des rails.

Les transformateurs sont déchargés sur ces rails et roulés jusqu'à leur emplacement
définitif. Un dispositif de calage doit être mis en place par le Contractant.

6.2.1 - Rails pour voies de repos :

Les rails des voies de repos sont du type 36 et 46 kg au mètre suivant les indications
du C.S.C.T de l'ouvrage.

Il doivent être choisis en bon état de réemploi, première cote d'usure et, après fixation,
être enduits de peinture bitumineuse.

Au cas où le contractant ne pourrait se procurer des rails de réemploi, il demandera à


ONE l'autorisation d'utiliser des rails neufs.

6.2.2 - Raccordement de la voie de repos à la voie de desserte :

Le raccordement de la voie de repos des appareils à galets orientables à la voie de


desserte du poste rejoignant le hall de décuvage se fait par l'intermédiaire d'un
ouvrage de croisement. Cet ouvrage comporte des dispositions permettant un appui
stable des vérins utilisés pour le changement d'orientation des galets à boudins.

Il appartient au Contractant de se faire préciser l'entraxe des appuis de vérins.

Par ailleurs, il importe que le passage des lacunes présentées par les rails au droit
des croisements puisse se faire sans heurt. A cet effet, les lacunes doivent pouvoir
être supprimées au moyen de coupures de rails amovibles, facilement accessibles et
manoeuvrables lorsqu'un appareil se trouve au-dessus du croisement de la voie de
repos et de la voie de desserte.

Dans ce cas, la voie de repos du transformateur doit être isolée électriquement de


l'ensemble des voies de manutention du poste par une coupure au droit du
raccordement du massif à ces voies.

Le Contractant doit prendre toutes dispositions utiles pour éviter que des pièces de
fixation des rails de la voie d'assise du transformateur soient en contact électrique
avec les armatures des massifs correspondants.

6.3 - Massifs de repos :

Les massifs de repos sont constitués de longrines en béton armé, ce dernier étant
conforme aux spécifications données dans le C.S.C.T.

La détermination des dimensions des longrines (profondeur, largeur, semelle


éventuelle, liaisonnement des longrines entre elles ...) est effectuée par le Contractant
à partir des caractéristiques des sols indiquées dans le C.S.C.T de l'ouvrage et
vérifiées in situ par le Contractant, ainsi que des efforts enveloppes appliqués par les

- 55 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

appareils aux fondations et précisés dans le C.S.C.T. Ces efforts sont indiqués dans le
Cahier relatif aux caractéristiques des transformateurs de puissance.

Compte tenu de la pression admissible sur les fonds de fouille, le Contractant doit
déterminer la façon rationnelle de réaliser les longrines : soit qu'elles s'appuient de
façon continue sur le sol, soit qu'elles constituent des poutres de dimensions
convenables prenant appui sur des poteaux à semelles descendues au sol résistant.

De toute manière, les assises des longrines doivent être descendues à une
profondeur qui tient compte des dimensions de la fosse d'évacuation d'huile.

De plus, les longrines doivent être rendues solidaires par des poutres formant
entretoises, dont certaines, convenablement dimensionnées, peuvent être utilisées
pour l'ancrage de crayon de halage des appareils.

En ce qui concerne les massifs de repos, la largeur de ces massifs doit permettre la
manutention des appareils. Les bétons en élévation de ces massifs seront réalisés au
moyen de coffrages soignés et devront rester bruts de décoffrage. La terminaison de
la partie supérieure destinée à recevoir les plaques d'assise du transformateur sera
particulièrement soignée et son horizontabilité vérifiée, aucune reprise, ni enduit, ni
collage ne seront admis et la face supérieure sera soigneusement talochée.

Le Contractant doit soumettre à ONE pour accord les notes de calculs et les plans
d'exécution justifiant le bien fondé des dispositions envisagées.

De toute façon, étant donné la diversité des matériels, les Cahiers de Clauses
Techniques Particulières et les plans guides indiquent les dispositions adoptées,
l'important et la répartition toutes précisions définitives à ce sujet pour l'établissement
des calculs et des études d'exécution.

6.4 - Enceintes de réception d'huile :

Les enceintes de réception d'huile sont de deux types :

a - Enceintes pour transformateurs de puissance dont la tension primaire est


supérieure à 63 kV.
b - Enceintes pour transformateurs de puissance dont la tension primaire est inférieure
ou égale à 63 kV.

Dans le premier cas, le volume de l'enceinte est déterminé égal au plus grand volume
d'huile donné par un transformateur de rapport de transformation choisi, ceci afin de
permettre les interchangeabilité ultérieures de matériels. Dans le second cas, le
volume des vides ménagés par les galets correspond sensiblement au 1/10è du plus
grand volume d'huile pour les appareils actuels.

Le principe de réalisation des enceintes ainsi que leurs dimensions principales pour
les différents types de transformateurs sont précisés sur les plans joints.

Génie Civil

- 56 - Edition Janvier 1998


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Les parois de l'enceinte sont constituées par un muret en béton légèrement armé,
pouvant supporter le poids du caillebotis, du ballast s'il y a lieu, et de résister à la
poussée des terres.

Le Contractant s'assurera que le génie civil destiné à recevoir le crayon de halage a


une résistance compatible avec les efforts développés pour la mise en place du
transformateur.

Le fond de l'enceinte est bétonné. Une double pente, environ 2 % permet à l'huile ou à
l'eau de pluie d'être canalisée vers un caniveau collecteur puis vers un puisard de
reprise.

Ce puisard aura des dimensions suffisantes pour assurer la mise en place d'une
pompe de reprise électrique à commande automatique. Sa mise en marche est
inhibée par un déclenchement Buchhloz ou masse cuve ou détection incendie.
L'interrupteur de commande manuelle (marche-arrêt) est en outre prévu dans l'armoire
transformateur. Dans ce cas, dans le regard prévu à cet effet, un contrôle visuel du
liquide à évacuer doit être fait avant la mise en marche de la pompe.

L'évacuation de la pompe est raccordée au réseau drainant l'ouvrage.

Caillebotis

A la partie supérieure de l'enceinte, un caillebotis du type pressé-soudé protégé par


métallisation 120 µ au zinc, galvanisation ou à défaut passé au brai bitumineux, reçoit
un ballast d'épaisseur 0,20 m environ destiné, par sa structure alvéolaire, à étouffer le
feu sous-jacent.

Au-dessus des galets est installé un caillebotis de circulation protégé par métallisation
120 µ ou galvanisation.

Chaque élément du caillebotis de circulation doit être raccordé au réseau général de


terre.

Pour cela, un plat de cuivre de dimensions 30 x 3 (mm x mm) est fixé le long des
longrines support d'appareillage. Des tresses en cuivre de 75 mm² de section sont
fixées :

- d'un côté sur le plat de cuivre,

- de l'autre sur le caillebotis par l'intermédiaire d'une patte soudée.


Les plats de cuivre sont reliés au réseau général de terre par des sabots de terre.

Les caillebotis sont constitués d'éléments standards, compatibles avec les dimensions
des enceintes de réception. Suivant le type de caillebotis retenu et les portées mises
en jeu, il est possible de ne pas utiliser de ferrures supports.

Dans tous les cas le Contractant doit fournir à ONE la note de calcul justifiant le choix
des dimensions du caillebotis. On admet dans les cas les plus défavorables que la
charge à supporter est de l'ordre de 400 kg au m² pour le caillebotis support de ballast
et de 300 kg au m² pour le caillebotis de circulation.

Ballast

- 57 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Le ballast est constiuté d'éléments de granulométrie aussi uniforme que possible à


l'anneau 6/8 cm. On adoptera, sauf contraintes d'approvisionnement particulières, du
galet roulé. La roche concassée de granulométrie adéqute ne pourra être admise que
dans des cas limités et en tout état de cause avec l'agrément exprès d'ONE.
Le galet est arasé au niveau inférieur des rails.

6.5 - Cloisons pare-feu :

Les dispositions et les dimensions de ces cloisons sont indiquées sur les plans guides
propres à chaque ouvrage.

Les murs pare-feu sont constitués soit par des ossatures en béton armé préfabriqué
comportant des glissières dans lesquelles sont introduites des dalles armées
préfabriquées soit par voile en béton armé n° 5 soit par une maçonnerie
convenablement munie de renforts.Ils doivent être calculés en tenant compte de la
pression du vent et d'appareillage qu'il peuvent éventuellement supporter.

- 58 - Edition Janvier 1998


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6.6 - Dispositifs insonorisants :

6.6.1 - Ecrans :

Un poids du matériau constitutif de 150 kg/m² est une condition nécessaire et


suffisante à l'efficacité d'un écran.
Dans tous les cas le C.S.C.T précise le type de construction à retenir.

Construction traditionnelle

Tout type de construction satisfaisant à la condition précédente peut être envisagé


béton, briques, parpaings, ciment, etc ...

Il est toutefois déconseillé d'utiliser les parpaings creux dont le fond des alvéoles est
constitué par une mince pellicule de béton et dont l'emploi nécessite un enduit de 2 cm
d'épaisseur au minimum.

Les fondations de l'écran et les fondations des longrines du transformateur doivent


être soigneusement désolidarisées, aucune mécanique ne doit exister par ailleurs
entre le transformateur, ses accessoires et le mur pare-son.

Il est nécessaire, dans certains cas (écran à 3 directions essentiellement), de prévoir


un traitement acoustique de l'écran, côté transformateur, afin d'éviter un effet de
réflexion acoustique dans le sens opposé à celui qui est protégé. Les parois
absorbantes peuvent être réalisées en parpaings creux avec fond épais ou enduit
extérieur et éventuellement garnissage des alvéoles avec de la laine de verre. Ce
matériau peut être protégé du gel par une inclinaison suffisante de la partie supérieure
de l'écran.

Dans tous les cas, le C.S.C.T précise le type de solution à adopter.

Construction préfabriquée
L'écran est alors constitué de panneaux démontables en béton armé montés dans des
glissières sur poteaux béton. L'étanchéité de tous les joints entre panneaux et poteau
et entre panneaux eux-mêmes doit être assurée par un matériaux résilient (néoprène,
feutre bitumineux, etc ...).

Comme pour la construction traditionnelle, les fondations du mur pare-son et des


longrines du transformateur doivent être désolidarisées. De même aucune liaison
mécanique ne devra exister entre le transformateur ou ses accessoires et le mur pare-
son.

6.6.2 - Cheminées :

La construction des cheminées est fondée sur les mêmes principes que ceux des
écrans simples. Elle peut être traditionnelle ou préfabriquée, dans tous les cas le
C.S.C.T. précise la solution à retenir. Afin de réduire les effets de réflexion entre
parois, le traitement acoustique de ces dernières est obligatoire (parpaings creux avec
ou sans laine de verre en fond d'alvéoles, enduit extérieur de 2 cm si le fond du
parpaing est mince).

- 62 - Edition Janvier 1998


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Les cheminées sont ventilées à la base par un orifice largement calculé et orienté
dans une direction où les probabilités de gêne pour le voisinage son faibles. On peut
éventuellement munir l'orifice de ventilation d'un silencieux ou de tout autre dispositif
d'insonorisation. L'installation d'un ventilateur ne semble pas utile dans tous les cas
mais peut être envisagée et nécessitera alors une étude particulière (mise en place
sur coussinets élastiques, montage d'un silencieux, etc...).

La fermeture automatique de l'orifice de ventilation par panneaux guillotines en cas de


fonctionnement de la protection incendie peut également se prévoir. L'accès à
l'appareil se fait par deux portes métalliques de dimensions 2 x 1 x 0,10, disposées
en diagonale. Ces portes sont à double parois avec remplissage d'un matériau
absorbant de forte densité (300 kg/m3) et sont équipées d'un dispositif de sécurité du
type "coup d'épaule" pour leur ouverture rapide vers l'extérieur.

6.6.3 - Enceintes en maçonnerie - Généralité :

Les dimensions principales des enceintes et leurs positions seront indiquées sur les
plans guides propres à chaque ouvrage.

Construction

La construction peut être traditionnelle ou préfabriquée. Toutefois un certain nombre


de spécifications sont communes aux deux types d'enceintes. Dans tous les cas le
C.S.C.T précise le type de solution à retenir.

Fondations

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VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Il ne doit pas y avoir de liaison mécanique rigide entre le bâtiment d'insonorisation et le


transformateur. Cet isolement est réalisé au moyen de l'une des dispositions suivantes
:

- les longrines qui supportent le transformateur sont de conception classique, c'est à


dire solidaires de la fosse de réception d'huile : dans ce cas, les fondations du
bâtiment d'insonorisation sont indépendantes de celles de la fosse.

- les fondations du bâtiment d'insonorisation et celles de la fosse de réception d'huile


sont communes : on réalise alors le découplage au niveau des longrines supports au
moyen de plots antivibratiles, comme le montre le schéma suivant :

Les plots antivibratiles doivent avoir une fréquence propre comprise entre
5 et 10 hz, c'est à dire une flèche sous charge comprise entre 3 et 10 mm.

Traversées de parois et de plancher haut

Les différentes traversées de parois et de plafond (bornes HT, tuyauteries du


conservateur, cheminée d'expansion, aérofrigérants, protection contre l'incendie) sont
exécutées de manière à assurer à la fois une bonne étanchéité au son et l'absence de
transmission des vibrations. Des garnitures de feutre asphalté, de néoprène ou de tout
autre matériau de caractéristiques mécaniques et chimiques semblables sont donc
nécessaires. On évitera donc très soigneusement d'enrober les différentes traversées
directement dans le béton.

Les bornes de traversées MT sont montées sur plaque en alliage léger ou sandwich
alliage léger - matériau absorbant. Elles ont 3 ou 4 perçages suivant les cas.

On prévoira systématiquement, pour les aérofrigérants, des joints élastiques au


passage des tuyauteries.

Accès

- 64 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

L'accès à l'appareil se fait par 2 portes métalliques de dimensions 2 x 1 x 0,10


disposées en diagonale. Ces portes sont à double parois avec remplissage d'un
mélange de sable et de matériau absorbant de forte densité (300 kg/m3) et sont
équipées d'un dispositif de sécurité type "coup d'épaule" pour leur ouverture rapide
vers l'extérieur.

Ventilation

Jusqu'à une puissance de 40 MVA, l'expérience montre qu'une ventilation n'est pas
obligatoire, la chaleur rayonnée par la cuve peut être dissipée par les parois et le
plancher haut de l'enceinte.

Pour les puissances supérieures, il convient d'évacuer les pertes calorifiques


rayonnées par la cuve du transformateur. Ces pertes ont une valeur comprise entre 5
% et 10 % des pertes totales. Le débit d'air nécessaire à la ventilation doit être calculé
pour respecter un écart maximal de 15°C entre la température à l'aspiration et la
température au refoulement.

Ce calcul conduit à prévoir les modalités suivantes pour la ventilation des enceintes :

- pour les transformateurs de puissance comprise ente 40 MVA et 100 MVA, avec
enceintes normalisées, on place, côté refoulement, un ventilateur de diamètre 0,80 m
et de vitesse de rotation 960 tr/mm.

Dans le cas d'une solution traditionnelle, les orifices d'aspiration et de refoulement


seront garnis ultérieurement de matériaux absorbants (matériaux fibreux genre
HERACLITH ou garniture de laine de verre de 5 cm d'épaisseur au minimum
maintenue par des tôles perforées ou du métal déployé) afin d'améliorer l'efficacité
acoustique globale de l'enceinte.

Dans le cas d'une solution préfabriquée (avec planches en béton cellulaire ou


matériaux assimilés), les procédés précédents sont de mise en oeuvre trop onéreuse
et l'on adoptera systématiquement des silencieux du genre QUIET VENT tant à
l'aspiration qu'au refoulement. Ces silencieux se plaçant directement sur les parois de
l'enceinte évitent les sujétions de montage présentées par les conduits d'aspiration et
de refoulement.

6.6.3.1 - Construction traditionnelle :

Un affaiblissement de 15 à 25 dB (A) nécessite une masse de matériau constitutif de


300 à 400 kg au m² Aucun again appréciable n'est acquis par augmentation de la
charge au m¨ au-delà de 400 kg/m²

La réalisation peut être exécutée en parpaings ou briques pour les parois, en béton
armé pour la dalle haute. La démolition d'une paroi pour le remplacement de l'appareil
doit être prévue de façon telle qu'elle n'entraîne pas la destruction du reste de
l'enceinte (nécessité d'un encadrement en béton armé).
Aucune raison acoustique ne justifie l'exécution d'un enduit sur les murs en briques ou
en parpaings pleins.

6.6.3.2 - Construction préfabriquée :

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VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Elle est réalisée à partir de planches en béton cellulaire taillées à la demande et


montées sur une armature en acier. Le remplacement du transformateur exige qu'un
poteau d'angle au moins puisse être démonté.

Tous les éléments en acier présentant une partie extérieure sont protégés par
galvanisation 70 microns ou par métallisation zinc 80 microns ou zn 85 %,
Alu 15 %, 80 microns. Les éléments situés à l'intérieur de l'enceinte peuvent être
peints (une couche minimum et deux couches de peinture à l'huile de lin après
sablage).

Les dalles horizontales des parois sont assemblées à joints secs avec interposition de
2 rubans de mousse plastique alvéolée.

Des profilés spéciaux et des bandes plastiques assurent l'étanchéité entre les ailes
des poteaux et les dalles. L'étanchéité du plancher haut qui n'est pas nécessaire
(appareil du type extérieur, ouverture des trémies pour accès à la partie supérieure de
l'appareil) peut être réalisée à l'aide d'un enduit bitumineux ou plastique ou par une
protection multicouche couvrant toute la surface. Les trémies peuvent être réalisées
également en béton cellulaire sur cadre prenant appui sur les dalles voisines.

- 66 - Edition Janvier 1998


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7 - MASSIFS DE CHARPENTES ET D'APPAREILLAGE

7.1 - Massifs de charpentes et d'appareillage :

7.1.1 - Massifs de charpentes :

Les massifs de charpentes seront du type "fondations massives" pour les terrains de
moyenne et bonne résistance. Pour les terrains de faible résistance ou de très forte
résistance, il appartient au Contractant de rechercher le type de fondation le plus
économique tel que pieux, radiers, réseaux de longrines ou au contraire ancrage
réduits dans le rocher.

Les efforts qui s'exercent sur les massifs résultent des hypothèses à prendre en
considération pour le calcul des charpentes et qui sont donnés dans l'article 1.2 de la
2ème partie du présent Cahier des Spécifications Techniques Générales. Les
fondations massives seront calculées par la méthode dite du "Réseau d'état" qui tient
compte de la poussée et de la butée des terres sur les faces du massif
perpendiculaires à la direction des efforts considérés et de la réaction du terrain sous-
jacent.

Le coefficient de stabilité défini par le rapport du moment stabilisant au moment de


renversement ou par rapport de contrainte unitaire maximale admissible à la
contrainte unitaire maximale exercée, si ce rapport est plus défavorable, doit être au
moins égal à 1,2 dans la plus défavorable des hypothèses climatiques A ou B. Le
Contractant remettra à l'ONE une note de calcul pour accord.

Les massifs seront réalisés en béton n° 3 non armé ou légèrement armé dans le cas
de massifs importants. A chaque fois que le terrain le permettra les fondations seront
exécutées pleine fouille, une cavité étant réservée pour le scellement des charpentes.
Le corps principal des massifs sera arasé à la cote - 0,20 et la partie supérieure des
massifs sera établie à la cote + 0,05. Les massifs seront terminés par une pointe de
diamant Des encoches seront prévues pour le passage des câbles de mise à la terre.

7.1.2 - Massifs d'appareils, d'armoires, etc ... massifs divers

Il sont exécutés en béton n° 2 et calculés de façon que le coefficient de stabilité soit au


moins égal à 1,2.

7.1.3 - Massifs de caillebotis :

Les caillebotis reposent sur une plate-forme en béton.

7.2 - Massifs de charpentes et d'appareillages :

7.2.1 - Introduction

Les structures métalliques destinées à supporter l'appareillage à haute tension ou les


connexions tendues dans les postes sont fixées au sol par l'intermédiaire de fondation
massives en béton que l'on appelle communément massifs.

- 67 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Le but de ce document est de fournir des éléments théoriques et pratiques permettant


de calculer et de réaliser un massif dans les conditions optimales de garantie de tenue
mécanique et d'économie.

7.2.2 - Hypothèses d'études :

Généralités

Charpentes principales : les efforts appliqués sur les portiques d'ancrage varient
suivant la portée et l'angle d'arrivée des lignes.

Chaque massif de charpente principale est donc un cas particulier dont les dimensions
doivent être déterminées en fonction des efforts qui lui sont appliqués et les
caractéristiques du terrain.

Charpentes secondaires : les efforts exercés sur les charpentes secondaires sont
connus et ne varient pas.

Dans ce cas, les dimensions des massifs sont normalisées et données dans les
directives en fonction des caractéristiques du terrain.

Efforts appliqués sur les massifs

Généralement, les fondations massives sont soumises aux sollicitations suivantes par
rapport au niveau 0,00 du poste.

- Un moment de renversement suivant chacun des axes du massif,

- Un effort tranchant suivant chacun des axes qui, ramenés en fond de fouille,
contribuent au moment de renversement total.

- Le poids P de la structure supportée.

Hypothèses de vérification

Les hypothèses à prendre en considération pour le calcul des massifs ainsi que les
coefficients de sécurité associés sont définis dans les directives C.S.T.G.

L'attention du vérificateur est attirée sur les deux points suivants :

- Pour le calcul, les moments de renversement doivent être rapportés à la base du


massif.

- L'hypothèse la plus défavorable pour la vérification des charpentes n'est pas en


général la plus défavorable pour le calcul des massifs.

7.2.3 - Caractéristiques et influence des terrains :

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Caractéristiques du terrain

La détermination des caractéristiques du terrain résulte d'une campagne de


reconnaissance complète effectuée par un organisme spécialisé à la demande d'ONE.

Ces caractéristiques, en particulier les valeurs de la pression maximale admissible "n"


et du coefficient de poussée des terres "C", sont indiquées en principe au C.S.C.T de
l'ouvrage lors de l'appel d'offre.

Avant toute exécution, le Contractant est tenu de donner son accord à ONE sur les
valeurs définissant les caractéristiques du sol. Au cas où il les contesterait, il lui
appartiendrait de faire exécuter, à ses frais, et par un organisme spécialisé, une autre
campagne de reconnaissance dont il aurait à soumettre les résultats à ONE. Au cas
où ces résultats seraient différents de ceux indiqués au C.S.C.T, ONE et le
Contractant se mettraient d'accord pour le choix d'un expert commun.

L'annexe 7.3 donne les caractéristiques de quelques terrains.

Influence des terrains sur le choix des massifs

Le type de massif de fondation est essentiellement fonction du type de structure et des


caractéristiques du terrain. Chaque fois que c'est possible, le Contractant doit utiliser
les dimensions des massifs normalisées pour les charpentes secondaires. Pour les
autres charpentes, le Contractant reste libre de proposer la solution qui lui paraît la
mieux appropriée au cas particulier.
Bien qu'aucune règle générale ne puisse être énoncée en cette matière, quelques
idées directrices peuvent néanmoins être données.

a - Terrain de bonne résistance 1 < n < 6 daN/cm².

Les dimensions de bases des poteaux conduisent, en général, à adopter des massifs
du type "fondations massives", de forme parallélépipèdique ou comportant, à la partie
inférieure, une semelle de répartition.

En principe, ces massifs ne comportent que des armatures légères et l'on admet qu'ils
constituent des solides indéformables susceptibles de résister aux tensions internes,
lesquelles sont d'ailleurs très faibles pour des massifs établis correctement.

Toutefois, pour certaines bases de grandes dimensions, des massifs sans fers
risqueraient d'atteindre des volumes prohibitifs. Dans ces cas, on peut admettre des
armatures.

b - Terrain de faible résistance (n < 1,0 daN/cm²)


et terrains très résistants (n > 6 daN/cm²)

Pour les très mauvais terrains ou, au contraire, pour les terrains rocheux, le type
"fondations massives" n'est vraisemblablement pas le mieux adapté et, partant, le plus
économique, il appartient alors au Contractant de rechercher un type de

fondations tel que pieux, radiers, réseaux de longrines ou, au contraire, ancrages
réduits dans le rocher.

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7.2.4 - Méthodes de calcul des différents type de fondation :

D'une manière générale, l'étude de tout massif non normalisé fait l'objet d'une note de
calculs justificatifs établie par le Contractant et soumise à ONE pour approbation.

ONE préconise d'utiliser des fondations massives calculées suivant la méthode dite du
"Réseau d'Etat" complétée par la méthode de M.Hahn, relative aux contraintes
maximales exercées sur le fond de fouille lorsque le centre de pression est excentré
par rapport aux axes principaux. L'annexe 7.3.2 expose le principe de cette méthode.

Toutefois, d'autres types de massifs peuvent être acceptés lorsqu'ils se révèlent plus
avantageux économiquement (fondations à dalles, à dés indépendants). Dans ce cas,
ils doivent être calculés selon les méthodes classiques particulières à leur nature.

- Pour les fondations à dalles, on tiendra compte du poids des terres supportées ou de
la pression sur les terres chargées, selon le type utilisé.

- Pour les fondations à dés indépendants, on tiendra compte du volume des terres
soulevées en fonction de l'angle de soulèvement propre au terrain rencontré.

Les fondations d'un type exceptionnel (fondations sur pieux) doivent faire l'objet
d'études particulières, en accord avec ONE, en vue de déterminer les solutions les
plus économiques.

7.2.5 - Mode d'exécution des massifs :

Généralités

Chaque fois que la nature du terrain et la constitution des massifs le permettent, les
fondations doivent être exécutées à pleine fouille et toutes précautions doivent être
prises pour ne pas détruire la cohésion des terres.
Dans tous les autres cas, le coffrage doit être réduit au minimum.

La composition des bétons (dosage en ciment, pourcentages et dimensions des


agrégats), leurs spécifications et les essais de contrôle sont définis dans le C.S.T.G.

Les charpentes sont fixées sur les massifs à l'aide de tiges prescellées dénommées
communément "crosses de scellement". Cette technique permet d'effectuer la coulée
du massif en une seul opération, les crosses étant mises en place avant la coulée.

Sauf cas particuliers liées à la nature du sol, le massif sera de forme


parallèlépipédique. Les faces supérieures du massif et de la platine sont
respectivement au niveau - 0,10 et 0,00.

Cette disposition permet d'avoir une longueur libre des tiges entre la platine et le béton
de fondation qui ne soit pas trop grande.

Le sol fini reste au niveau - 0,05

Forme du massif - Position de la platine

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Positionnement des crosses

Le scellement des crosses est une opération essentielle qui conditionne une bonne
mise en place des charpentes. Cette opération demande donc le plus grand soin et il
est clair que toute erreur sera difficile à rattraper une fois la prise de béton assurée,
bien que des perçages de diamètre suffisant aient été prévus sur les embases
soudées.

La mise en place des crosses doit obligatoirement se faire à l'aide d'un gabarit et le
réglage à l'aide d'un appareil de visée.

- 71 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

L'ordre des opération sera le suivant :

- réalisation de la fouille,

- mise en place du gabarit B. Les appuis A doivent être suffisamment éloignés des
bords de la fouille pour assurer une assise stable sans crainte d'éboulements.

- fixation des crosses sur le gabarit au moyen des écrous D et contre-écrous D Les
trous de passage des crosses auront été préalablement prévus sur le gabarit. Leur
diamètre sera à peine supérieur (+ 1 mm) à celui des crosses et les entraxes seront
rigoureusement aux cotes indiquées sur la platine du poteau,

- réglage du gabarit à l'aide d'un tachéomètre, par exemple. La procédure de réglage


peut varier selon les gabarits utilisés, mais les deux pieds d'un poteau doivent être
réglés simultanément,

- coulée de béton de fondation, pendant lequel toutes les précautions doivent être
prises pour éviter toute modification de la position des crosses,

- retrait du gabarit. Cette opération peut s'effectuer dès que le béton a suffisamment
de prise pour éviter un déplacement des crosses (un à deux jours).

- Après la mise en place de la charpente, effectuée conformément aux directives


exposées dans le document consacré aux charpentes, il est nécessaire de combler le
vide restant entre la platine et le béton de fondation.

Pour cela, il est conseillé d'utiliser un béton de faible granulométrie, d'un module
< 42, le mortier étant exclu.

Cette opération doit être menée avec soin, en s'assurant qu'il ne reste aucun vide. Il
est bien entendu que le béton utilisé ne participe pas à l'encastrement des crosses et
n'a qu'un rôle de finition.

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Remarques :

- Pour les charpentes principales, la plus petite distance d'une crosse à une arête du
massif de fondation doit être au moins égale à la plus petite distance entre deux
crosses.
- La longueur de scellement des crosses dans le béton de fondation ne doit être
inférieure à celle définie par les calculs. Cette méthode est exposée en
annexe 7.2.3.
- L'emploi de "clés" n'est pas obligatoire et peut être laissé à l'initiative de l'Entreprise.
- Les crosses et les écrous étant galvanisés (cette galvanisation ne modifie pas
l'adhérence de l'acier dans le béton), il est nécessaire de prévoir l'approvisionnement
en crosses galvanisées bien avant la construction des massifs car il n'est pas
possible, pour des raisons de filetage, de galvaniser des crosses noires à filetage
normal.

7.3 - Annexe :

7.3.1 - Caractéristiques de quelques sols :

ϕ γ c n
Sols (degrés) (daN/m3) (daN/ m3) (daN/cm²)

Troube 0 1000 0 0.2 à 1

Vase,argile saturée 5 1400 à 1700 80 à 100 0.2 à 1

Vase sableuse 10 1400 160 0.2 à 1

Limon , argile humide peu 20 1700 450 1à6


élastique

Argile surconsolidé , sable 30 1800 à 2100 800 à 950 1à6


fin , marnes

Sable et graviers compacts , 40 1800 à 2200 1300 à 1600 1 à 6


roche aitérée

avec - ϕ : angle de frottement interne du sol (l'anlge de soulèvement des terres


β est égal à ϕ/2 )

- 73 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- γ : densité des terres

- C : coefficient de poussée des terres

- n : pression maximal admissible

7.3.2 - Méthode du réseau d'état complétée par la méthode de M.Hahn :

Le calcul d'un massif à l'aide de cette méthode nécessaire la vérification des


conditions suivantes :

- les conditions de stabilité,

- une condition de pression maximale admissible en fond de fouille.

Condition de stabilité :

Soit le massif de dimensions a, b et h exprimées en m et soumis à des moments de


renversement M1 et M2 calculés à sa base (en m.daN)

Il transmet par ailleurs au sol une charge verticale P (comprenant le poids de la


structure supportée et le poids du massif).

-Les moments de renversement


M1 = F1 (H + h)et M2 = F2 (H+h)

-Si l'on suppose que la rotation


du massif s'effectue autour du
point 0,les moments stabilisants
s'écrivent :
a b
M(a)= P -----+Cbh3 et M(b)= P---- + Cah3
2 2

où C est le coefficient de poussée


des terres, exprimé en daN/m3.

La stabilité du massif est vérifié si

K M1 ≤ M (a)

K M2 ≤ M (b)

k étant le coefficient de sécurité associé à l'hypothèse étudiée.

- 74 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Condition de pression maximale admissible :

Pour la plupart des terrains la pression maximale admissible au fond de fouille (n) est
dépassée avant l'atteindre l'instabilité, il faut donc vérifier cette condition de pression
admissible.

On doit avoir :
P
k. .µ≤n
ab

Où est un coefficient d'amplication des contraintes permettant de prendre en compte


le déplacement du point de rotation 0.

Connaissant les coordonnées x et y du nouveau centre de rotation, on peut déterminer


la valeur de µ à l'aide de la table de Pohl donnée ci-après.

A l'équilibre les moments par rapport au nouveau centre de rotation s'écrivent :

M1 = Px + Cbh3

M2 = Py + cah3

X
= M1 - Cbh3
a
P.a

y
= M2 - Cah3
a
P.b

- 75 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

TABLE DE POHL

Donnant les coefficients µ pour x/a variant de 0 à 0, 50 et pour y/b variant de 0 à 0,50.

- 76 - Edition Janvier 1998


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7.3.3 - Calcul de la longueur de scellement des crosses d'ancrage :

La longueur de scellement des crosses d'ancrage est imposée par la résistance de


la liaison béton de fondation - acier des crosses.

Cette résistance est vérifiée si,

N1 = 0,1 (1+7gc) .φ (l1+6,4r+3,5l2)


1000 (1+φ/d1)²
avec l1 ≥ r ≥ l2·

avec :

N 1(daN) : effort de traction normal admissible


gc(kg/m3): dosage en ciment du béton
(g ≥300 kg/m3 pour les massifs de charpentes).
- d1(mm) : distance minimale entre une crosse
et la paroi du massif, ou entre deux crosses.
Les autres dimensions sont exprimées en mm.

Remarque :

Pour une crosse du type "Considère" on a les relations suivantes :

r =3ø

l2 = 2 ø

- 77 - Edition Janvier 1998


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7.4 - Massifs pour disjoncteurs :

7.4.1 - Documents de référence :

Norme française C 64-105 : "Disjoncteurs tripolaires dont la tension nominale la plus


élevée est égale à 245 kV".

7.4.2 - Massifs des disjoncteurs à 72,5 kV :

Les appareils sont posés, montés sur châssis fixes : ils reposent sur des massifs
constitués de dés ou de longrines en béton, établis à la demande et en fonction de la
résistance du sol rencontré. Les ancrages des châssis dans les massifs de fondation
sont exécutés au moyen de platines de base et de boulons d'ancrage préalablement
scellés dans les massifs. Le dimensionnement du massif fait l'objet d'une étude
particulière effectuée par l'Entreprise, le C.S.C.T donnant toutes indications sur les
efforts appliqués au massif.

7.4.3 - Massifs des disjoncteurs à 245 kV :

Supports des pôles de disjoncteurs

Les châssis supports des pôles de disjoncteurs sont boulonnés sur des crosses en
acier galvanisé prescellés dans le béton de fondation.

Le perçage des platines des châssis supports est normalisé comme suit :

- disjoncteurs à 245 kV : quatre trous situés aux sommets d'un carré de 1,80 m de
côté.

Massifs

Les massifs supports des pôles de disjoncteurs sont constitués de longrines continues
en béton armé, celui-ci sera conforme aux spécifications données dans le fascicule
correspondant des directives.

La détermination des dimensions des massifs (profondeur, largeur, semelle


éventuelle, liaisonnement des longrines entre elles ...) est effectuée par le Contractant
à partir des caractéristiques des sols indiqués dans C.S.C.T de l'ouvrage et des efforts
statiques et dynamiques appliqués aux fondations par l'appareil mis en place et
indiquée sur le plan d'installation fourni par le Constructeur du disjoncteur.

Ces massifs, dont la longueur est précisée sur les plans guides propres à chaque
ouvrages, sont arasées au niveau 0,00 pris pour référence pour l'installation du
disjoncteur.

Des fers sont laissés en attente dans la longrine pour permettre leur liaisonnement
avec des dalles supports des coffrets de commande. Aucun tassement différentiel
devra se produire entre la dalle support d'armoire et les longrines.

- 78 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Crosses d'ancrage

Des crosses d'ancrage en acier galvanisé de 24 mm de diamètre sont scellés à l'aide


d'un gabarit dans les massifs.

Les spécifications constructives de ces crosses et de leur mise en oeuvre sont


identiques à celles utilisées pour les massifs de charpente.

Mises en place des disjoncteurs

La mise en place et le réglage de la verticalité de l'appareil sont effectués par le


Constructeur du disjoncteur. Le dessous des platines est arasé au niveau 0,00 par
rapport au niveau de référence.

Finition des massifs

Elle consiste à combler le vide restant entre la platine du châssis support et le béton
de fondation. Pour cela il convient d'utiliser un béton à faible granulométrie, le mortier
étant exclu.

Ce béton ne participa pas à l'encastrement des crosses et n'a qu'un rôle de finition.

7.4.4 - Supports des coffrets et armoires :

La position des armoires et des coffrets associés à chaque pôle ainsi que celle de
leurs trous de fixation ne sont pas normalisées et sont donc variables suivant le
Constructeur et / ou le type de l'appareil. De ce fait, des zones bétonnées sont
prévues à l'emplacement des coffrets. Elles sont constituées de dalles en béton armé
liaisonnées aux longrines supports des disjoncteurs.

L'épaisseur de ces dalles, qui ne devra pas être inférieure à 0,10m, sera calculée par
le Contractant à partir des caractéristiques du terrain données dans le C.S.C.T de
l'ouvrage en tenant compte de la masse des armoires et coffrets et du poids d'une
personne et de son outillage.

Cheminement des câbles à basse tension

Entre le caniveau et l'armoire du disjoncteur, les câbles à basse tension sont passés
dans des caniveaux.

Le tirage et le raccordement des câbles BT propres aux pôles sont effectués par le
Constructeur de l'appareil conformément aux dispositions des articles correspondants
du Cahier des Prescriptions Communes Poste.

Aménagement des terrains

L'espace non bétonné compris entre les longrines et le caniveau est gravillonné en
suivant les mêmes spécifications que pour le reste de l'ouvrage.

- 79 - Edition Janvier 1998


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8 - CANIVEAUX DE CABLES BASSE TENSION - FONCTION

8.1 - Caniveaux de câbles BT - Fonction :

L'ensemble des câbles à basse tension d'un poste assurant les liaisons entre les
différents matériels pour ce qui est de l'alimentation, de la commande et du contrôle,
emprunte dans la plupart des cas des passages privilégiés dénommés "caniveaux de
câbles B.T".

Ces passages, matérialisés par des ouvrages partiellement enterrés, permettent un


regroupement des câbles reliant les différents appareils et bâtiments entre eux.

Les câbles à basse tension sont disposés en nappes successives à l'intérieur de ces
caniveaux et l'on admet alors de ne pas les retirer en cas de modification de la filerie
entre deux points du poste.

Le réseau des caniveaux est complété par des ouvrages spéciaux en béton armé au
droit des pistes, des routes et à l'entrée de tous les bâtiments.

8.1.1 - Caniveaux de câbles BT :

Les caniveaux des câbles BT peuvent être constitués d'éléments préfabriqués ou bien
coulés sur place en béton armé n° 5. Les coffrages doivent permettre d'obtenir au
démoulage des surfaces d'un aspect satisfaisant car aucun enduit ne sera prévu.

Les caniveaux sont fermés par des dalles à chapeau. A la traversée des pistes
légères, les caniveaux de grande capacité pourront être conçus avec des dalles
encastrées.

Le tracé et le type des caniveaux sont indiqués sur les plans guides propres à chaque
ouvrage. Ils seront établis avec des pentes convenables pour éviter les entrées d'eau
dans les bâtiments et comporteront en terrains perméable des ouvertures dans le fond
aux points bas débouchant sur des puits en pierres sèches pour l'écoulement des
eaux de ruissellement.

Les câbles reposeront eventuellement sur des consoles en acier galvanisé à chaud
espacées de 0,70 m et de 0,05 m de largeur minimum suivant plans types ONE ,si le
CSCT particulier du poste les prévoit.

Le passage des câbles sous les pistes est réalisé soit par des buses en ciment
comprimé, enrobées de béton, soit par des dalles à alvéole. des chambres de tirage
pourront être prévues.,soit par des caniveaux renforcés

Le Cahier des Spécifications Techniques particulier et les plans guides donnent les
précisions nécessaires à ce sujet.

L'ONE a normalisé six types de caniveaux qui sont représentés sur un plan joint à
l'appel d'offres et dont les capacités approximatives sont les suivantes :

- 80 - Edition Janvier 1998


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Type Ce I 5 câbles
Type Ce II 10 câbles
Type Ce III 24 câbles
Type Ce IV 40 câbles
Type Ce V 72 câbles
Type Ce VI 120 câbles

Le niveau supérieur des caniveaux ouverts sera à la cote + 0,05.

8.1.2 - Caniveaux de câbles BT :

8.1.2.1 - Caniveaux normalisés :

Les caniveaux normalisés sont de deux types : type A et type B. Leurs cotes
intérieures sont indiquées ci-dessous :

Type A : largeur 600 mm


hauteur libre entre le fond et la dalle 220 mm,

Type B : largeur 200 mm


hauteur libre entre le fond et la dalle 220 mm.

La capacité de ces caniveaux est d'environ 105 câbles pour le type A, 35 câbles pour
le type B pour un remplissage au 2/3. La masse du corps de caniveau est de 100 kg. Il
peut être prévu avec ou sans fond.

Le CSCT particulier à chaque poste précise les dispostions adoptées

Les spécifications concernant la préfabrication eventuelle de ces éléments en béton


armé, ainsi que leurs caractéristiques dimensionnelles, sont décrites dans les
spécifications.ONE

Il est conseillé d'utiliser au maximum ces éléments préfabriqués, néanmoins, dans


certains cas exceptionnels et après accord de l'ONE, les corps des caniveaux peuvent
également :

- être coffrés et coulés sur place,


- avoir une masse excédant le maximum de 100 kg, la manutention se faisant
obligatoirement à l'aide d'engins de levage.

Utilisation

Sauf dans les aires de circulation au droit des passages de pistes et des zones de
manutention, ou dans quelques cas spéciaux, c'est le caniveau préfabriqué ou coulé
sur place du type A ou B qui doit être utilisé.

D'une façon générale, les caniveaux sont utilisés seulement comme collecteurs
généraux ou dérivations principales, ainsi qu'il est indiqué sur les plans-types de têtes
de travées des divers échelons de tension et sur les plans-guides particuliers à
l'ouvrage en cause.

- 81 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Les caniveaux sans fond utilisés en terrain perméable et lorsque les remontées d'eau
du sous-sol ne sont pas à craindre. Ils sont également utilisés en terrain rocheux en
prévoyant les pentes nécessaires à l'écoulement des eaux pouvant y pénétrer.

Afin d'éviter que les gaines des câbles ne soient blessées au droit des orifices prévus
à la partie basse de ces caniveaux, il est souhaitable de mettre en place, suivant la
nature et la perméabilité du terrain, un lit de sable ou de béton maigre assurant le
cheminement horizontal des nappes de câbles.

8.1.2.2 - Caniveaux renforcés - ouvrages spéciaux :

Caractéristiques des caniveaux renforcés

lorsque les contraintes mécaniques appliquées deviennent trop importantes


(circulation de camions ou d'engins de manutention), il est nécessaire d'employer des
caniveaux renforcés. Ceux-ci sont constitués, comme les précédents, d'un corps
principal en U en béton armé et de plaques de recouvrement constituées de fers
profilés UAP protégés par galvanisation à chaud ou revêtus de peinture bitumineuse.

Du point de vue résistance mécanique, ces caniveaux ne doivent pas constituer un


point faible de l'ouvrage auquel ils sont incorporés. De ce fait, en l'absence d'autres
précisions données dans le C.S.C.T de l'ouvrage, les charges que peuvent subir les
parois et les dalles, sont coordonnées aux charges admissibles sur l'ouvrage traversé
(route lourde, piste légère, aires de manutention ...).

ouvrages spéciaux

Parmi les ouvrages spéciaux, on peut citer les fourreaux ou buses pour traversées de
pistes, les chambres de tirage, les entrées dans les bâtiments ...
En fonction des ouvrages, des buses de réserve seront aménagées sous les voies de
circulation.

Utilisation des caniveaux renforcés et ouvrages spéciaux

Les caniveaux renforcés sont utilisés pour les traversées de pistes, de routes lourdes
et de zones de manutention ainsi que lors du passage d'un caniveau à proximité
immédiate (moins de 1 m) d'une route prévue pour charges lourdes. Lorsque ces
caniveaux servent de circulation pédestre intense ils peuvent être revêtus d'un
revêtement antidérapant.

Lorsque la quantité de câbles à passer est limitée, les traversées de pistes peuvent se
faire au moyen de fourreaux en ciment comprimé ou de buses en matériaux
plastiques.

Le plan joint indique différentes dispositions de principe pouvant être adoptées pour la
traversée des pistes selon qu'il s'agit de caniveaux à faible ou à grande capacité. Il se
rapporte à l'utilisation de caniveaux à dalles renforcées.

- 82 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- 83 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Remarque : Du fait de l'importance du génie civil nécessaire et du tirage des câbles


rendu plus difficile l'utilisation de dalles à alvéoles doit être autant que possible évitée.

8.1.2.3 - Règles de mise en oeuvre

Etude du tracé du réseau de caniveaux

Bien que les plans-guides propres à l'ouvrage considéré définissent le tracé du réseau
de caniveaux, il appartient à l'Entreprise d'étudier le détail de ce tracé, compte tenu de
toutes les sujétions présentées par les installations et, en particulier, des passages
sous ou à proximité d'une piste, des dégagements nécessaires à la circulation des
engins de manutention et des proximités aux bâtiments se trouvant dans le poste.

Le tracé des caniveaux doit être étudié avec soin de façon :

- à être simple
- à comporter le moins possible de changements brusques de direction. Il est en outre
à noter que le rayon de courbure de chaque câble est supérieur à dix fois son
diamètre.

A proximité des transformateurs de puissance, par suite des risques de propagation


d'un incendie par l'huile enflammée, il est impératif de remplir les caniveaux de sable
sur toute la longueur où ils se tiennent dans la cellule du transformateur, le sable étant
maintenu à chaque extrémité par des tampons en plâtre coulés sur place.

Le tirage des câbles doit pouvoir s'effectuer facilement, l'Entreprise doit prévoir en
particulier, dans le cas de passage sous piste par buses ou fourreaux, les chambres
de tirage nécessaires.

Pose des caniveaux

- Afin d'assurer une mise en place correcte des caniveaux, ceux-ci doivent reposer sur
une surface plane préparée en fonction de la pente du terrain.Dans un terrain stable,
perméable ou bien drainé, de résistance mécanique élevée et homogène, un simple
lit de sable ou de gravier fin de 3 à 15 cm d'épaisseur est suffisant. Dans les autres
cas, il est nécessaire de prévoir un lit en béton maigre de 5 cm d'épaisseur environ.

- Lorsque le terrain est en pente, le caniveau fait naturellement office de drain pour
les eaux de ruissellement. Afin d'éviter l'affouillement et le déplacement des éléments,
il faut envisager la confection d'une dalle de béton maigre de 5 cm d'épaisseur. Les
points bas des caniveaux doivent aboutir à de petits puisards d'absorption ou au
système de drainage des eaux superficielles du poste.

- les raccordements des caniveaux aux ouvrages spéciaux (passage de route lourde
ou de piste, entrées dans les bâtiments ..),ainsi que les tés de raccordement entre
caniveaux en béton armé de même type ou de types différents sont coffrés et coulés
sur place avec un béton de composition : n° 5 dose à 350 kg/m3 .

. ciments Portland 35 : 400 kg


. gravillons : 800 l
. sable : 400 l

- 84 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

en respectant les plans de principe joints.

- Il importe que les raccordements avec les bâtiments soient établis de façon telles
que les eaux ne puissent pénétrer dans ces derniers (création d'un point bas et petit
puisard avec buse d'évacuation au système général d'écoulement des eaux).

- On se reportera au fascicule correspondant des directives pour la détermination des


cotes supérieures d'arasement des dalles de caniveaux par rapport au sol fini du
poste. Les plans annexes au fascicule précité permettent dans tous les cas la
détermination exacte de ces cotes.

Tirage des câbles

Le tirage des câbles s'effectue après qu'on ait repoussé les terres le long des parois
des caniveaux. On rappelle que les câbles isolés aux matières plastiques doivent être
manipulés avec précautions lorsque la température est basse, conformément aux
prescriptions des directives.

Les câbles doivent être convenablement rangés par couches successives au fond des
caniveaux, de façon à éviter un foisonnement excessif, diminuant ainsi la capacité de
remplissage des ouvrages.

8.2 - Passage des câbles THT et HT :

Les câbles H.T seront posés en nappe ou en trefle dans des tranchées ou quelques
fois dans des caniveaux remplis de sable et enterrés à 0,80 m de profondeur.

Dans les parties courbes du tracé, on utilisera soit des éléments préfabriqués courbes
soit des éléments coulés sur place ou encore maçonnés. Le rayon de courbure
minimal du câble indiqué par le constructeur devra toujours être respecté. Les câbles
reposeront sur 20 cm de sable et 20 cm de déblais en provenance de la fouille. Un
grillage galvanisé sera disposé à 0,20 m au dessus des caniveaux.

La remontée des câbles se fera dans une cheminée en béton obturée par une dalle
coulée à la demande. Les câbles seront protégés hors sol par un tube en fibro-
ciment maintenu par serre-câble en métal amagnétique à serrage 120°.

La traversée des pistes sera assurée par buses en ciment comprimé enrobées de
béton.

Des dés en béton, disposés aux angles du tracé et tous les 15 mètres en alignement,
baliseront les liaisons souterraines.

Le tracé des canalisations est indiqué sur les plans guides.

8.3 - Tranchées :

8.3.1 - Tranchées du réseau maille :

L'Entreprise comprend toutes les tranchées nécessaires à la construction du réseau


maillé défini dans l'article réseau de terre.

- 85 - Edition Janvier 1998


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8.4 - Ouvrages divers :

Les protection incendie des compensateurs et transformateurs seront protégées par


un abri très simple constitué de la façon suivante :

- Fondation et dalle du sol en béton n° 3.


- 4 piliers et une dalle de couverture formant auvent en béton armé n° 5. Remplissage
en moellons ou briques creuses avec enduits au mortier n° 2.

La circulation de l'air sera assurée par des ouvertures à la partie supérieure de l'abri.

- 86 - Edition Janvier 1998


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8.5 - Réseau Général des Eaux :

1/ NATURE DES SERVICES A ASSURER :

Les services à assurer par le réseau intérieur propre à l'ouvrage comprennent les
services sanitaires, c'est-à-dire l'alimentation en eau potable des postes d'eau de la
chambre d'intérimaire , eventuellement les logementsdu personnel de conduite et du
local batterie ainsi que l'alimentation normale en eau de tous les appareils sanitaires
du bâtiment industriel.

2/ Choix des travaux à réaliser :

Une étude préliminaire sur les besoins en eau précise les débits d'eau dont on doit
disposer pour la bonne marche des installations.

En ce qui concerne les bâtiments industriels, on peut admettre, au minimum, les


débits de base précisés dans les normes.

Cette étude est complétée par la comparaison technique et économique des diverses
solutions suivantes dont le choix est guidé par l'examen des sujétions particulières à
l'ouvrage.

2.1 - Raccordement a un réseau de distribution :

Si le poste est situé à une distance raisonnable d'une canalisation urbaine, l'Entreprise
doit faire, en liaison avec ONE toutes démarches auprès de la Compagnie
concessionnaire ou de la Municipalité, afin de recueillir les renseignements
nécessaires concernant la possibilité et le mode d'établissement d'un branchement
ainsi que les conditions générales auxquelles doit répondre l'installation.

Au cours de ces démarches, il importe de bien faire préciser les travaux qui incombent
à la Municipalité, ceux qui restent à la charge de ONE, ainsi que toutes les
dispositions à respecter dans l'établissement du branchement, principalement en ce
qui concerne l'emplacement du compteur, la prise d'eau à mettre à la disposition de la
commune, etc ...

L'étude doit envisager, en fonction des services à assurer et selon qu'il s'agit d'une
canalisation à moyenne pression, la nécessité de disposer d'un surpresseur avec ou
non interposition d'un réservoir intermédiaire ou, au contraire, d'un détendeur s'il s'agit
d'une canalisation à haute pression.

2.2 - Forage tube ou puits :

S'il n'existe aucune distribution local, l'Entreprise doit rechercher en accord avec ONE
et avec le concours d'un spécialiste, l'emplacement le plus favorable pour un forage en
vue d'atteindre une nappe d'eau utilisable.

Ce emplacement doit toutefois être suffisamment éloigné de la sortie des effluents des
sanitaires des bâtiments à construire.

- 87 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Avant toute installation, il doit être procédé à l'analyse chimique et à l'examen


bactériologique de l'eau, en vue de s'assurer qu'elle est propre à la consommation et
qu'elle ne risque pas de corroder les tuyauteries.

L'Entreprise doit s'assurer de l'importance de la nappe rencontrée et du débit d'eau


possible, en vue d'alimenter convenablement le réseau prévu dont elle aura, au
préalable, déterminé les divers éléments en fonction des services à assurer. Elle doit
soumettre à ONE les dispositions envisagées avant toute exécution.

2.3 - Captage d'une source :

Lorsqu'il est envisagé de capter une source existant aux abords immédiats du poste,
les précautions signalées à l'article 2.2 concernant la nature de l'eau et le débit
utilisable sont à respecter et l'Entreprise doit étudier, en accord avec ONE, les
conditions administratives et techniques de réalisation du captage, avec décantation
éventuelle, et de l'installation des canalisations d'amenée.

2.4 - Filtrage de l'eau :

Dans le cas où l'eau disponible n'est pas reconnue potable et fin de réduire au
minimum les dépenses inhérentes au filtrage, l'Entreprise doit prévoir une installation
fixe, desservant exclusivement le poste d'eau froide de la chambre d'intérimaire. Les
autres postes d'eau doivent comporter au-dessus du robinet la mention
réglementaire "EAU NON POTABLE".

3/ Tracé des canalisations et des postes d'eau :

Les plans guides précisent l'emplacement des différents postes d'eau à réaliser ainsi
que le tracé approximatif des canalisations. Il appartient à l'Entreprise de vérifier le
bien fondé de ce tracé, compte tenu de la présence des ouvrages existants ou à
construire, afin de rendre les canalisations enterrées accessibles, le cas échéant, sans
qu'il soit nécessaire de détériorer ces ouvrages.
La tracé des canalisations enterrées doit être repéré sur le terrain par des bornes en
béton présentant un repéré, afin de différencier chacune d'elles.

4/ Protection des installations :

Toutes précautions doivent être prises pour soustraire les canalisations à l'action du
gel et de la corrosion due à l'agressivité du terrain, ou à la circulation de courants
telluriques.

Les canalisations en matière plastique enterrées doivent être placées à 0,80 m de


profondeur minimum.

Le compteur d'eau et le robinet de lavage doivent être installés dans des regards en
assurant la mise hors gel.

- 88 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

5/ Bâtiment des eaux :

L'équipement de puisage comprend deux groupes électro-pompes centrifuges


monoblocs verticaux avec moteur à la partie supérieure, alimentant les citernes par
des canalisations appropriées équipées de by-pass et de robinets-vannes
permettant d'isoler soit l'une ou l'autre pompe, soit l'une ou l'autre citerne.

Ces pompes de puisage sont calibrées pour un débit minimal unitaire de six mètres
cubes par heures (6m3/h). Leur dispositif de commande est agencé pour un
fonctionnement prioritaire de la pompe en service avec recours à la pompe de réserve
en cas d'appel exceptionnel de débit ou d'avarie à la pompe de service. La priorité
pourra être aiguillée sur l'une ou l'autre pompe. La mise en marche de l'arrêt des
pompes seront commandés par un dispositif asservi au niveau de l'eau dans la
citerne.
En principe, ce dispositif sera commandé par des électrodes. De même des électodes
placées dans le puits provoqueront l'arrêt des groupes si le niveau d'eau en
s'abaissant risque de découvrir les pompes.

L'équipement de surpression est assuré par un ensemble comprenant deux groupes


électro-pompes, deux réservoirs à pression d'air et un groupe électro-compresseur
pour le renouvellement. de la provision d'air des réservoirs. Les pompes sont du type
centrifuge à axe vertical.

L'utilisation des groupes de surpression et des réservoirs devra remplir les mêmes
conditions de souplesse et de sécurité que celle des groupes de puisages. Les
fonctionnement des groupes sera asservi au niveau d'eau dans les réservoirs fixés par
des électrodes. Le compresseur assurera automatiquement le rétablissement de la
pression à sa valeur de consigne pour le niveau supérieur de l'eau dans les réservoirs.

La lutte contre l'incendie sera assurée par un groupe moto-pompe à essence d'un
débit de... m3/h sous une pression de 4 bars raccordé sur le réseau général de
distribution d'eau. Un ensemble de vannes permettront le branchement de la
distribution soit sur les réservoirs soit sur le groupe moto-pompe.

L'équipement de traitement d'eau est limité à la stérilisation. Cette stérilisation aura


lieu par le chlore ou ces dérives. Le dosage du stérilisant sera réglé par électro-
pompes doseuse du type Degremont Constazur Simplex ou d'un type similaire.

- 89 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

SECTION B : CHARPENTE

9 - Charpentes
9.1 - Charpentes

9.1.1 - Conception des charpentes

Les charpentes des postes extérieurs 400-225 et 60 kV seront métalliques, soit du type
"échelle", soit constituées de poutrelles.

Elles seront réalisées en acier d'usage courant, nuance A 42 (charge de rupture


unitaire minimale garantie de 42 x 9,81 N/mm²).

Les charpentes du type "échelle" sont constituées de membrures en profilés normaux ou à


larges ailes parallèles ou légèrement inclinées et de ceintures en larges plats soudés.
Elles permettent de réaliser des structures à moment d'inertie variable en fonction de la
hauteur. Elles seront employées pour les structures subissant les plus grands efforts :

- portiques d'ancrage des lignes ou de connexions tendues,


- portiques supports d'appareillage 400, 225 kV de grande
hauteur ou à grand empattement (sectionneurs).

Les charpentes en poutrelles sont constituées de poteaux et poutres en simples profilés


normaux ou à larges ailes assemblées par boulons.

Elle seront utilisées pour les portiques supports d'appareillage 60 kV, les piédroits
supports de jeux de barres 400-225 et 60 kV, les portiques supports d'appareillage 400
et 225 kV de faible hauteur ou empattement (transformateur de mesure). L'emploi de
charpentes en poutrelles, s'il conduit à un poids plus élevé, permet de simplifier le
montage et l'entretien, et améliore la clarté des installations.

Cependant, l'Entreprise reste libre de modifier la répartition des ouvrages entre les deux
types de charpentes si elle justifie que la nouvelle répartition conduit à une économie
appréciable.

Des châssis constitués de quatre membrures en profilés normaux et de ceintures en plats


ou profilés soudés peuvent également être utilisés pour supporter certains appareils (TSA
et RDN par exemple).

Les dispositions de l'appareillage indiquées sur les plans permettent de déterminer les
dimensions des charpentes. Les distances suivantes doivent être impérativement
respectées :

- hauteur minimum de la partie inférieure des porcelaines des appareils : 2,25 mètres

- 90 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- hauteur minimum des éléments métalliques ou connexions sous tension :

400 kV : 5,75 mètres


225 kV : 4,45 mètres
150 KV : 3,77 mètres
60 kV : 3,00 mètres

Toutes les extrémités de poutre ou de support métallique formant caisson devront être
obturées par des pièces en tôle démontables afin d'éviter que les oiseaux viennent y
nicher.

Les charpentes doivent être prêtes à recevoir les appareils et leurs commandes. Elles
devront donc comporter toutes les ferrures et tous les trous de fixation nécessaires (MALT
- coffret de regroupement, éclairage etc ...).

Les joints boulonnés des éléments de charpentes doivents être shuntés électriquement
par une barre, une tresse ou un câble en cuivre de 75 mm² minimum.

9.1.2 - Hypothèse de calcul :

L'établissement des structures supportant les conducteurs, et l'appareillage des postes


extérieurs, est soumis aux règles de l'Arrêté du Ministre des Travaux Publics et des
Communications n° 127-63 du 15 Mars 1963 fixant les Conditions Techniques auxquelles
doivent satisfaire les distributions d'énergie électrique. Les hypothèse climatiques servant
à déterminer les charges accidentelles auxquelles peuvent être soumis les conducteurs ou
appareils sont les suivantes :

Hypothèse A :

- température moyenne de la région + 25°C

- vent horizontal de 120 x 10 N/m² sur les surfaces planes et de 72 x 10 N/m² sur la
section longitudinale des pièces à section circulation, sauf :

. Les conducteurs de ligne pour lesquels la pression est prise égale à 48 x 10 N/m².

. Les conducteurs ou éléments de supports à section circulaire de grand diamètre, pour


lesquels la pression sera soit de 48 x 10 N/m² avec minimum de 10 x 10 Newton par
mètre de longueur soit de 72 x 10 N/m² si le cas est plus défavorable.

Hypothèse B :

- Température minimale de la région :-5°C


- Vent horizontal de 30 x 10 N/m² sur les surfaces planes ou de 18 x 10 N/m² sur les
sections longitudianles des pièces à section circulaire.

- 91 - Edition Janvier 1998


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Observations :

- La réduction de la pression du vent à 48 x 10 N/m² en hypothèse A n'est pas applicable


aux conducteurs des postes.

- La dérogation concernant les supports ou éléments de supports à section circulaire de


grand diamètre est applicable à l'appareillage de forme assimilable et se traduit par les
valeurs suivantes :

. Corps cylindriques de diamètre inférieur à 0,14 mètres :


vent de 72 x 10 N/m²

. Corps cylindriques de diamètre compris entre 0,14 et 0,21 mètre :


vent de 30 x 10 N/m²

. Corps cylindriques de diamètre supérieur à 0,21 mètres :


vent de 48 x 10 N/m²

On admet que la pression du vent à considérer sur la face arrière des structures à deux ou
quatre membrures est réduite à la moitié de celle considérée pour la face avant.

9.1.3 - Coefficients de sécurité et conditions de flèches imposées :

Les coefficients de sécurité qui expriment le rapport entre la contrainte admissible


du matériau utilisé et la contrainte de service figurent sur la récapitulation des
conditions à respecter dans les projets donnés ci-joint.

En plus des charges permanentes dues aux appareils et aux connexions, on devra tenir
compte dans le calcul, d'une surcharge verticale de 1 000 N concentrée au milieu des
poutres horizontales (poids d'un homme et de son outillage).

Les conditions de flèche doivent être satisfaites dans les hypothèses.

Les flèches ne doivent pas excéder :

1/500 de la partie libre pour les poutres chargées verticalement,

1/500 de la hauteur pour les poteaux dans les sens perpendiculaire au sens de la traction
des conducteurs,

1/150 de la hauteur pour les poteaux dans le sens de la traction des conducteurs.

Les notes de calcul et plans d'exécution des charpentes doivent être remis à l'ONE pour
approbation et avant exécution.

9.1.4 - Efforts des conducteurs de ligne :

Les lignes sont arrêtées sur des pylônes d'arrêts afin de réduire les efforts sur les
portiques du poste. Ces pylônes sont implantés à une distance de l'ordre de 50 à 100
mètres des charpentes du poste.

- 92 - Edition Janvier 1998


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Sauf spécifications contraires,ou calcul justificatif, les efforts à prendre en considération


pour les arrivées de ligne seront de :

- 750 daN par conducteur pour les lignes MT


- 1000 daN par conducteur pour les lignes 60 kV
- 1500 daN par conducteur pour les lignes 150 kV
- 1750 daN par conducteur pour les lignes 225 kV
- 2500 daN par conducteur pour les lignes 400 kV.

Les efforts des câbles de garde seront déterminés suivant les cas particuliers.

Les calculs seront menés en considérant que les conducteurs peuvent faire un angle de
20° avec la normale.

9.1.5 - Protection des charpentes :

La protection des charpentes sera assurée par métallisation au pistolet ou galvanisation.

Les surfaces seront préalablement soigneusement dégraissées et sablées.

La métallisation doit être effectuée dans un délai maximum de 6 heures après le sablage,
ou de 3 heures par temps humide. Le métal d'apport est du zinc fin "électro" (99,5 % de
teneur). Le revêtement doit avoir une épaisseur minimum de 80 microns.

Les charpentes recevront,eventuellement après métallisation ou galvanisation,et suivant le


CSCT particulier du poste trois couches de peinture à l'huile de lin.

Nota important : L'ONE pourra être amené à normaliser les charpentes en partie ou en
totalité. Dans ces cas, il sera fourni au Contractant les plans d'exécution correspondants
qu'il devra scrupuleusement respecter.

Le Contractant sera néanmoins chargé de vérifier les plans et de signaler toutes


anomalies qu'il pourrait y relever. Il devra également vérifier la tenue mécanique de ces
charpentes dans chaque cas particulier.

9.2 - Charpentes :

9.2.1 - Règles mécaniques :

9.2.1.1 - Résistance mécanique des ouvrages : règles de référence

La résistance mécanique d'un ouvrage, donc sa sécurité en service, est définie par le
rapport des efforts entraînant la ruine de l'ouvrage aux efforts de service.

Les efforts entraînant la ruine de l'ouvrage ou de l'un quelconque de ses éléments sont les
efforts qui produisent une dégradation irréversible (déformation, rupture, perte de
caractéristiques) des matériaux ou matériels concernés.

Les efforts de service résultent :

- 93 - Edition Janvier 1998


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- des charges permanentes,


- des charges dues au vent et à la température,
- des charges occasionnelles de construction et d'entretien.

La valeur adoptée pour ce rapport, habituellement appelé "coefficient de sécurité" dépend


:

- des hypothèses climatiques et de charge, en tenant compte de la probabilité d'apparition


de ces hypothèses,

- des matériaux et matériels employés pour lesquels les critères de ruine peuvent avoir
des définitions différentes,

Les valeurs minimales de ce rapport sont définies par la réglementation en vigueur pour
les hypothèses de vent et de froid et par les spécifications pour les hypothèses de givre,
de court-circuit et de montage.

9.2.1.2 - Hypothèses météorologiques :

Hypothèses de vent

Selon la situation géographique de l'ouvrage, l'hypothèse de vent à considérer est


l'hypothèse "AZVN" (zone à vent normal) ou l'hypothèse "AZVF" (zone à vent fort) et
exceptionnellement l'hypothèse "HPV" (zone à haute pression de vent).

Pour ces hypothèses, la température moyenne des câbles est prise conventionnellement
égale à 25°C.

Le vent à considérer est non tourbillonnaire, horizontal et normal à l direction des


connexions aériennes. Les pressions indiquées dans le tableau suivant tiennent compte
des coefficients aérodynamiques et de forme des différents types d'éléments et sont
valables pour les structures dont la hauteur au-dessus du sol n'excède pas 25 mètres.

Il convient d'adopter, selon la situation du poste, la pression de 53 ou 72 daN/m² pour les


portées de câbles réalisées dans les postes ainsi que pour les portées de câbles des
lignes ancrées aux structures du poste.

Les efforts exercés par le vent doivent être déterminés en multipliant les pressions
indiquées par la surface offerte au vent pour les cornières et les éléments plans ou par la
surface diamétrale pour les câbles et les éléments cylindriques ou de révolution. Quand
une connexion est composée de plusieurs câbles groupés en faisceau, la pression du vent
doit être appliquée intégralement sur chacun des câbles.

- 94 - Edition Janvier 1998


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Pressions exercées par le vent


Nature des éléments
Hypothèse « AZVN » Hypothèse « AZVF » Hypothèse « HPV»
Câbles 53 daN/m² (1) 72 daN/m² (1) 72 daN/m²

Cornières et éléments 100 daN/m² 133 daN/m² 240 daN/m²


plans des structures
et de l’appareillage

Eléments cylindriques
ou de révolution des
structures et de
l’appareillage de
diamètre φ (cm) (72-1,6 φ) daN /m² (96-2,13 φ) daN/m² (96-2,13 φ)
φ ≤ 15 cm 48 daN /m² 64 daN/m² 72 daN/m²
φ > 15 cm

Hypothése de froid

Cette hypothèse est conventionnellement appelée hypothèse "B". Pour cette hypothèse, la
température moyenne des câbles est prise égale à 5°C et est donc supérieure aux textes
de réglementation.

Pour cette hypothèse, les pressions dues au vent sont les suivantes :

Nature des éléments Pressions exercées par le vent

Câble et éléments cylindriques ou de 18 daN/m²


révolution des structures et de
l’appareillage

Cornières et éléments plans des 30 daN/m²


structures et de l’appareillage

9.2.1.3 - Hypothèses de givre :

Définition et choix des surcharges de givre :

En règle générale, les surcharges de givre à prendre en compte pour la vérification de la


tenue mécanique des ouvrages des postes extérieurs sont déterminées avec une densité
du givre de 0,6 kg/dm3. La surcharge de givre supportée par les câbles et les

- 95 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

tubes est alors définie par l'épaisseur du manchon de givre uniformément réparti. Quand
une connexion est en faisceau, les surcharges dues au givre et au vent sont appliquées à
chacun des câbles. Pour les supports d'appareillage et les portiques on suppose, par
mesure de simplification, que les surfaces ne sont pas recouvertes de givre.

Les surcharges suivantes sont à envisager selon la situation de l'ouvrage étudié.

. Surcharge nulle

Elle ne peut être envisagée que pour les postes d'alimentation du réseau de distribution
situés dans les plaines du littoral.

Les textes réglementaires, pour les câbles, des pressions de 40 et 64 daN/m²


respectivement pour les zones à vent normal et à vent fort. Le choix des pressions de 53
et 72 daN/m² sur les câbles des ouvrages de poste se justifie par la faible longueur des
connexions aériennes par rapport à celle des portées courantes des lignes aériennes. il
est en effet admis que si cette pression n'est dépassée que tout à fait exceptionnellement
sur les conducteurs de ligne où les efforts appliqués peuvent être considérés comme une
moyenne statistique dans le temps et l'espace d'actions locales, cette hypothèse n'est pas
vérifiée dans les postes.

. Surcharge légère

Elle est retenue pour les postes construits à une altitude inférieur à 600 ou 700 mètres,
suivant les régions, sauf bien entendu pour les postes ne supportant aucune surcharge et
indiqué précédemment.

Cette surcharge est définie par l'épaisseur uniforme du manchon de givre :

- sur les câbles et les tubes de diamètre inférieur à 50 mm = 2 cm.

- sur les tubes de diamètre supérieur à 50 mm = 1 cm

. Surcharge moyenne

Cette surcharge concerne les postes construits dans les régions d'altitude supérieure à
600 ou 700 mètres elle peut cependant être appliquée dans les régions particulières
d'altitude inférieure ou des formations de neige collante peuvent se produire.

Cette surcharge est définie par l'épaisseur uniforme du manchon de givre :

- sur les câbles et les tubes de diamètre inférieur à 50 mm = 4 cm

- sur les tubes de diamètre supérieur à 50 mm = 2 cm.

Nota : Pour des localisations exposées au givre exceptionnellement important, il est


possible de prendre en compte des manchons de givre plus importants.

Hypothèses

- 96 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Selon la situation de l'ouvrage, l'hypothèse de givre est l'hypothèse "GL" (givre uniforme
léger) ou "GM" (givre uniforme moyen).

La température moyenne des câbles est prise égale - 5°C.

Le vent exerce des pressions identiques à celles de l'hypothèse "B".

- sur les câbles et les éléments cylindriques des structures et de l'appareillage recouverts
de leur manchon de givre : 19 daN/m3.

- sur les cornières et les éléments cylindriques de structures et de l'appareillage :


30 daN/m².

Nota : Les caractéristiques des hypothèses météorologiques sont récapitulées dans le


tableau 9.2.1.6.

9.2.1.4 - Définition des hypothèses de charge des structures :

L'étude de la résistance mécanique des structures doit être effectuée en considérant des
hypothèses de charge qui tiennent compte de la nature des charges appliquées et des
états d'équipement et de changement des structures.

Nature des charges

Base de référence : hypothèse conventionnelle "E"

Cette hypothèse concerne les charges produites par les câbles, pour lesquels la tension
réglage est définie conventionnellement sans vent, pour une température de
55 °C et une flèche égale à 3 % de la portée. Pour certains cas particuliers on peut
toutefois choisir une valeur différente de la flèche mais dans les mêmes conditions de vent
et de température.

Charges statiques des hypothèses climatiques

Ces charges sont constituées par l'ensemble des charges permanentes et des charges
dues au vent, à la température et au givre. La tension de l'hypothèse "E" définie
précédemment, doit être utilisée comme condition initiale dans l'équation de changement
d'état pour calculer les efforts exercés par les câbles dans les hypothèses "AZVN",
"AZVF" " "HPV", "B", "GL" et "GM".

La distinction entre les hypothèses "AZVN", "AZVF" et "HPV" pour le calcul des charges
statiques de l'hypothèse de vent ne concerne que le calcul des efforts exercés sur les
structures d'ancrage des connexions aériennes des lignes.

En effet, dans un but de normalisation et compte tenu d'une influence économique


négligeable, les charges statiques exercées sur les autres structures (supports d'appareils,
jeux de barres, supports de colonnes isolants) doivent être déterminées

- 97 - Edition Janvier 1998


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pour l'hypothèse "AZVF" ou exceptionnellement "HPV" quelle que soit la situation du


poste.

. Surcharges dues aux efforts électrodynamiques :

Pour les postes à haute et très haute tension, les matériels et les structures doivent être
étudiés en tenant compte des surcharges dues aux efforts électrodynamiques.

Ces surcharges ne concernent qu'un circuit à la fois et son appliquées sur les
conducteurs concernés par le court-circuit, l'ensemble des circuits et des structures étant
soumis simultanément aux charges statiques de l'hypothèse de vent.

Le court-circuit à prendre en considération est le court-circuit biphasé sans terre défini par
les caractéristiques suivantes :

- intensité efficace de court-circuit égale à l'intensité maximale du courant de court-circuit


pour laquelle le poste a été étudié.

- coefficient d'asymétrie ou constante de temps du régime transitoire

- durée de court-circuit,

- conditions de réenclenchement sur défaut.

. Charges de construction ou d'entretien des ouvrages :

Les charges occasionnelles qui peuvent apparaître pendant les travaux de construction ou
d'entretien des ouvrages doivent être considérées pour des conditions météorologiques
correspondant aux conditions normales de travail :

. température de + 15°C,
. absence de vent.

Ces charges occasionnelles doivent tenir compte en particulier d'une charge de


1000 daN concentrée, appliquée verticalement au milieu de toutes les structures,
représentant le poids d'un homme et de son outillage (éventuellement un élément du
disjoncteur).

. Etats d'équipement et de charge des structure :

Cette hypothèse représente l'état d'équipement final envisagé pour l'ouvrage et les
charges correspondant à cet état. Suivant la disposition adoptée pour l'ouvrage, les
structures peuvent être chargées soit de part et d'autre (efforts différentiels) soit
uniquement d'un seul côté (structure en arrêt).

. Etats d'équipement et de chargement des étapes intermédiaires :

Cette hypothèse représente les différents états d'équipement de l'ouvrage au terme de


chaque programme de construction et les charges correspondant à ces états. Pour ces
états et suivant la disposition adoptée pour le poste, les structures peuvent être chargées
soit de part et d'autre, soit uniquement d'un seul côté.

- 98 - Edition Janvier 1998


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Nota : Le cas de charge correspondant à l'arrêt des connexions du poste sur les
structures (Arrêt Poste) fait partie de ces états d'équipement.

Etat d'équipement provisoire dit "attente"

Les structures supportant en service normal les charges des états précédents peuvent
toutefois être placées dans des situations provisoires de courte durée au moment de la
construction ou de la modification des ouvrages.

Cet état apparaît principalement pour les structures qui se trouvent en arrêt lors de la
construction alors qu'elles sont chargées de part et d'autre dans les états intermédiaires et
finaux. C'est le cas, en particulier, de l'arrêt des câbles des lignes aériennes sur les
portiques d'ancrage.

9.2.1.5 - Conditions à respecter dans les projets :

Les conditions à respecter pour assurer la résistance mécanique des ouvrages résultent
des prescriptions des textes en vigueur et des spécifications particulières.

Ces conditions concernent les matériaux et les matériels constituant les ouvrages de
poste, elles sont définies pour des cas de vérification caractérisés par les états
d'équipement et de changement des structures, la nature des charges appliquées et les
conditions climatiques.

Les conditions à respecter sont de quatre types, selon les matériels concernés.

Conditions d'effort maximal admissible

L'effort maximal admissible est défini par l'effort entraînant la ruine d'une structure (charge
de rupture minimale spécifiée) divisé par le coefficient de sécurité du cas de vérification
étudié.

Dans ce cas, les essais ou les calculs justificatifs doivent montrer que les charges de
service restent inférieure à cet effort maximal admissible.

Ces conditions concernent :

- les câbles

- les haubans,

- les armements et les manchons d'ancrage,

- les colonnes isolantes, le matériel haute tension et les raccords sur appareils,

- les crosses d'ancrage et leur scellement (pour l'acier E24 la contrainte de rupture
minimale est CRM = 36 hbar).

Conditions de contrainte maximale admissible

- 99 - Edition Janvier 1998


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La contrainte maximale admissible est définie par la limite élastique minimale du matériau
divisée par le coefficient de sécurité du cas de vérification étudié.

Dans ces cas, les essais ou les calculs justificatifs doivent montrer que les contraintes
dues aux charges de service restent inférieures à cette contrainte maximale admissible.

- les charpentes métalliques (pour l'acier E-24, la limite élastique minimale est
Re = 23,5 hbar),
- les tubes des jeux de barres.

Conditions de flèche maximale admissible

La flèche maximale admissible, considérée pour des raisons de stabilité et de


comportement en exploitation des structures, est définie par un déplacement exprimé en
fonction de la hauteur ou de la longueur des éléments des structures.

Dans ce cas, les essais ou les calculs justificatifs doivent montrer que les déplacements
dus aux charges de service restent inférieurs à cette flèche maximale admissible.

Ces conditions concernent :

- les charpentes métalliques,


- les tubes de jeux de barre.

Conditions de stabilité des massifs de fondation

La stabilité des massifs de fondation sous les efforts d'arrachement et de renversement


est définie par le coefficient de stabilité du cas de vérification étudié.

Dans ce cas, les essais ou les calculs justificatifs doivent montrer que les charges de
services conduisent à une stabilité supérieure à celle du coefficient de stabilité.

Cas de vérification et conditions correspondantes

Pour les matériaux et les matériels constituant les ouvrages de poste, les conditions à
respecter sont récapitulées dans le tableau 9.2.1.7, en fonction des cas de vérification.

- 100 - Edition Janvier 1998


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9.2.1.6 - Récapitulation des hypothèses météorologiques :

HYPOTHESES METEOROLOGIQUES

VENT SUR LES STRUCTURES VENT SUR LES EPAISSEUR DU


CABLES MANCHON DE
GIVRE
GNA- TEMPE- SURFACE TUBES Tubes Câble Manchon Câbles Tubes
RATURE PLANES φ<15 cm φ ≥15 cm nu de givre tubes φ≥5 cm
daN/m² daN/m² daN/m² daN/m² daN/m² φ<5 cm
N» +25°C 100 72-1,6 φ 48 53

F» +25°C 133 96-2,13 φ 64 72


V» +25°C 240 9-2,13 φ 72 72
-5°C 30 18 18 18

» -5°C 30 18 18 18 2 1

» -5°C 30 18 18 18 4 2

9.2.1.7 - Récapitulation des conditions à respecter : ( Voir tableau ci-aprés )

9.2.2 - Règles électriques :

9.2.2.1 - Préambule :

La coordination de l'isolement dans les postes fixe, pour chaque niveau de tension,
l'ensemble des distances électriques pour l'installation de l'appareillage et des connexions
de raccordement, à savoir :

- la distance minimale à la masse,

- la distance minimale entre phases,

Elle définit également la tenue diélectrique des matériels ainsi que les appareils destinés à
limiter les surtensions temporaires.

- 101 - Edition Janvier 1998


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- 102 - Edition Janvier 1998


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9.2.2.2 - Caractéristiques d'isolement de l'appareillage des postes ouverts :

A chaque réseau, caractérisé par sa tension nominale et la tension la plus élevée pour le
matériel définies entre phases, sont associées, pour l'appareillage des postes ouverts, les
grandeurs électriques suivantes :

- la tension de tenue aux chocs de foudre,

- la tension de tenue aux chocs de manoeuvre,

- la tension de tenue à fréquence industrielle.

Remarque : Ces grandeurs sont définies pour l'isolement par rapport à la masse.

CARACTERISTIQUES D'ISOLEMENT DE L'APPAREILLAGE DES POSTES OUVERTS

Tension Tension la Tension de Tension de Tension de


nominale plus élevée Isolement tenue aux tenue aux tenue à
du pour le chocs de chocs de fréquence
réseau (KV) matériel (KV) foudre (KV) manoeuvre idustrielle
(KV) (KV)

5,5 7,2 à la masse 60 - 20

10 12 75 28
-
15 17,5 95 38

20 24 125 - 50

30 36 170 - 70

45 52 250 - 95

63 72,5 325 - 140

90 100 450 - 185

150 170 750 - 325

225 245 à la masse 1050 - 460

400 420 KV masse 1425 1050 520

1425 1575 630


entre phase

- 103 - Edition Janvier 1998


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9.2.2.3 - Distances électriques spécifiées pour l'installation del'appareillage :

Pour chaque échelon de tension, les distances minimales à la masse, entre phases et les
distances de sécurité à respecter, compte tenu des principes suivant :

- la distance minimale au sol (distance verticale) est égale à la grande nominale des
distances ainsi définies :

. 2,30 m + 0,0075 U, avec un minimum de 3 m, U étant la tension nominale du réseau en


kV,

. 2,25 m + distance minimale à la masse.

- la distance de travail horizontale est égale à la distance minimale à la masse augmentée


de 1,75 m, avec un minimum de 3 m.

- la distance de travail verticale est égale à la distance minimale à la masse augmentée de


1,25 m, avec un minimum de 3 m.

Remarque 1 : Pour l'installation des supports isolants et les enveloppes de matériel, on


considère que l'extrémité de la main d'un individu levant le bras
verticalement ne doit pas shunter une partie de la ligne de fuite.en
conséquence la partie inférieure de cette ligne de fuite ne doit pas se
trouver à une hauteur inférieure à 2,25 m.

Remarque 2 : Les dimensions des passages qui servent à la manutention des matériels à
proximité des parties sous tension sont déterminées par les dimensions
de gabarit maximal (y compris la latitude de déplacement du véhicule de
transporteur) susceptible d'être occupé, auxquelles on ajoute la distance
minimale à la masse.

Remarque 3 : Les distances définies ci-dessus sont minimales : il convient donc, lors des
études d'installation des matériels, de tenir compte des phénomènes
suivants :

-le balancement des connexions,


-l'effet couronne qui, à partir de l'échelon de tension 245 kv, peut conduire à
une augmentation de la distance entre phases, au choix d'une section de
conducteurs plus élevée ou au jumelage de ces conducteurs,
-l'altitude à laquelle est construit l'ouvrage. Les valeurs indiquées sont
valables jusqu'à l'altitude de 1000 m. Au-delà et jusqu'à 3000 m, les
distances doivent être majorées de 1,25 % par cent mètres.

- 104 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

DISTANCES ELECTRIQUES SPECIFIEES

Tension Tension la Distance Distance Distance Distance distance


nominale plus nominale minimale minimale de travail de travail
du réseau élevée à la masse entre au sol horizontale verticale
(KV) pour le (cm) phases (cm) (cm) (cm)
matériel (cm)
(KV)
↑ ↑ ↑
5,5 7,2 10 12*
minimum
10 12 13 15* de 300
en minimum minimum
15 17,5 18 21* l’absence de 300 de 300
de en en
20 24 22 25* grillage l’absence l’absence
ou de de
30 36 33 38 d’ecran grillage grillage
ou ou
45 52 53 61 d’ecran d’ecran

63 72,5 66 76

90 100 92 106 317

150 170 153 176 378 328

225 245 216 247 439 389 339

400 420 290 400 575 600 475


350

* A l'extérieur, on adopte une distance minimale de 30 cm.

9.2.2.4 - Protection contre les surtensions

Postes dans l'air

Entrées des postes

- Arrivée de ligne aérienne

Chaque arrivée de ligne aérienne est équipée d'un ensemble de 3 éclateurs "entrée de
poste" dont la distance entre électrodes est fixée dans le tableau ci-après. Ces éclateurs
sont montés sur les chaînes d'ancrage fixée aux charpentes.

- 105 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ECARTEMENT ENTRE LES ELECTRODES DES ECLATEURS

Tension nominale Eclateurs d’entrée de poste Eclateurs de traverssée


du reseau
( Valeur efficace Eclatement des Niveau de Eclatement des Niveau de
en kV ) électrodes (cm) protection électrodes (cm) protection
(kV crête) (kV crête)
63 28 250 35 300
90 40 330 48 420
225 90 660 120 850
400 170 980 - -

- Arrivée comportant un tronçon de câble souterrain

Lorsqu'une arrivée comporte un câble souterrain, les éclateurs sont placés à la jonction
aérosouterraine, montés sur la dernière chaîne d'isolateurs placée en ancrage de ligne
aérienne. Toutefois, lorsque de nombreux fonctionnements sous ondes de foudre sont à
craindre (zone de niveau kéraunique élevé), ces éclateurs peuvent être remplacés par des
parafoudres de ligne dont les caractéristiques sont indiquées ci-après.

CARACTERISTIQUES DES PARAFOUDRES

Unité Valeur
Tension nominale du réseau kV Efficace 63 90 225 400

Tension assignée du parafoudre kV Efficace 75 102 246 378

Tension résiduelle du parafoudre kV Crête 190 255 615 900


(au courant nominal de décharge )

Tension d’amorçage du parafoudre


- au choc de foudre 1,2/50 µs
valeur maximale KV crête 190 255 615 900
valeur minimale KV crête 140 190 460 670
- sur front d’onde
valeur maximale KV crête 225 305 705 1050
raideur de front KV/µs 625 830 1200 1200
- au choc de manoeuvre (front
d’onde: 250 µs
valeur maximale KV crête 190 255 560 850
- à fréquence industrielle ( à sec et KV efficace 140 190 395 600
sous pluie)

- 106 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Transformateurs d'interconnexion

Sur les réseaux de tension (63 à 225 kV), les transformateurs sont normalement protégés
par les éclateurs d'entrée de poste auxquels s'ajoutent, sur le transformateur même, des
éclateurs de traversée dont la distance entre électrodes sont équivalentes aux distances
de réglage des éclateurs de ligne.
Une exception est à faire pour les transformateurs susceptibles d'être exploités en
antenne pendant des périodes assez longues qu'il peut s'avérer nécessaire de munir de
parafoudres.

9.2.2.5 - Dispositions à adopter au voisinage de canalisations enterrées :

Lorsque l'ouvrage est construit à proximité d'une canalisation de transport de fluide


combustible ou non, il convient :

- de respecter une distance minimale de 2 mètre entre le circuit de terre et la canalisation,

- de vérifier par le calcul qu'en cas de défaut l'élévation du potentiel de la canalisation est
inférieure à 5000 V.

- dans le cas où il s'avère impossible de limiter à 5000 V la contrainte électrique, de


prendre les mesures nécessaires pour éviter le claquage des joints isolants de la
conduite.

9.2.3 - Choix des charpentes (charpentes souples) :

Principes

Le déroulement de la procédure de choix consiste en l'exécution des étapes


suivantes :

- détermination des différentes étapes d'équipement de l'ouvrage (étape décidée, étapes


intermédiaires futures, étape finale),

- calcul, pour chacune des étapes d'équipement, des efforts électrodynamiques si le


niveau de court-circuit de l'ouvrage étudié nécessite la prise en compte de cette
hypothèse,

Détermination des hypothèses météorologiques

Les hypothèses météorologiques normalisées à considérer pour la vérification de la


résistance mécanique des ouvrages sont au nombre de trois :

- une hypothèse de vent (AZVF ou AZVN ou HPV)


- une hypothèse de froid (B),
- une hypothèse de givre (GM ou GL)

Les critères de choix et les caractéristiques de ces hypothèses sont définies dans les
Directives "bases d'établissement" (hypothèses météorologiques).

- 107 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Détermination des différentes étapes d'équipement de l'ouvrage

Le choix de la charpente à installer doit tenir compte des modifications possibles des
géométries des arrivées des lignes sur les charpentes ("ripage", par exemple).

La vérification de la résistance mécanique de la structure doit donc être effectuée par :

- l'étape d'équipement considérée,

- les étapes d'équipement intermédiaires ultérieures,

- l'étape d'équipement définitive de l'ouvrage.

Calcul des efforts statiques

Pour chacune des étapes d'équipement déterminées précédemment les efforts statiques
sont calculés.

Calcul des efforts électrodynamiques

Pour les ouvrages, il est nécessaire de vérifier la tenue des structures aux hypothèses
électrodynamiques :

- les caractéristiques géométriques et mécaniques des arrivées des lignes (portée, angle,
dénivelée des points d'accrochage, paramètre de réglage ...),

- les caractéristiques des matériels employés (câbles, chaînes d'isolateurs ...),

- l'intensité efficace maximale du courant de court-circuit pour laquelle le poste est étudié.

- le coefficient d'asymétrie ou la constante de temps du régime transitoire,

- la durée du court-circuit,

- les conditions de réenclenchement sur défaut.

Choix et justification d'un type de portique

La justification de la charpente se fait en considérant les efforts appliqués à la structure


définis dans le CSCT de l'ouvrage.

L'hypothèse de chargement à considérer, ainsi que les conditions à respecter pour cette
justification sont définies dans les Directives (CSTG).

Le calcul des contraintes et des déformations s'effectue en utilisant la méthode de CROSS


à double relaxation lorsque les sollicitations considérées s'appliquent à un système
hyperstatique. Si le système est isostatique on utilise les formules usuelles de la
résistance des matériaux.

L'étude de flambement doit se faire suivant la méthode de DUTHEIL.

- 108 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Le principe de ces méthodes et les formules associées sont exposées dans le fascicule
relatif à l'étude des charpentes non normalisées. La présentation des notes de calcul
justificatives des charpentes d'un poste doit être conforme à celle exposée dans ce
document.

9.2.3.1 - Généralités :

Le présent fascicule a pour objet de préciser les conditions techniques et les méthodes de
calcul à prendre en compte pour étudier et justifier une charpente de poste.

Les conditions à respecter, ainsi que les différents états de changement de l'ouvrage à
considérer pour cette justification, sont définis dans le CSCT de l'ouvrage.

9.2.3.2 - Dimensions :

Les dimensions des charpentes principales et secondaires varient avec l'échelon de


tension du poste et la disposition.

Dans le cas des portiques d'ancrage des conducteurs de ligne, l'attention des
Contractants est spécialement attirée sur les cotes définissant l'empattement des poteaux,
la hauteur et la longueur des poutres, ainsi que la hauteur des flèches de garde.

Les dimensions principales des autres portiques (portique intermédiaire de liaison,


portique transformateur ...) sont données sur les plans guides de l'ouvrage.

Les dimensions des châssis supports de sectionneurs, transformateurs de mesure,


colonnes isolantes ... sont données sur les plans guides de l'ouvrage.

- 109 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- 110 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- 111 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- 112 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Géométrie des structures

Il est recommandé de faire un large emploi des charpentes VIERENDEL à deux


membrures dont la silhouette générale est extrêment satisfaisante.

Toutefois, dans l'hypothèse où l'utilisation des charpentes à cadre 4 membrures apparaît


justifiée (si une forte inertie transversale est nécessaire par exemple), les entretoises sont
assemblées en "échelle de perroquet". Le décalage des entretoises sur les faces
perpendiculaires de la charpente est effectué à partir d'une ceinture continue. Cette
disposition a pour but d'améliorer la répartition des contraintes dans les membrures. Elle
n'est pas exigée si la disposition avec ceintures continues n'accroît pas la contrainte dans
les sections les plus fatiguées et par conséquent n'augmente pas le poids de la structure.

La fixation du fruit des poteaux et, éventuellement, des poutres est laissée à l'initiative des
contractants. Cependant, ce dernier doit s'efforcer de faire coïncider le point d'application
de la résultante des efforts et le sommet théorique des membrures pour alléger au
maximum les structures. De même, l'inertie des poutres des portiques peut être ou non
variable dans leurs différentes sections.

D'une manière général, il doit être recherché toutes les dispositions susceptibles, en
fonction des conditions de sécurité imposées, de conduire à un poids minimal.

En ce qui concerne les structures supports d'appareils : sectionneurs, transformateurs de


mesure les mêmes dispositions doivent être adoptées.

Toutefois, les conditions de fixation des appareils et celles de rigidité imposées par leur
bon fonctionnement ou la bonne tenue des connexions conduisent, en général, à éliminer
dans ce cas, les structures à 2 membrures dont la section est mal utilisée. On est donc
conduit, le plus souvent, à adopter des structures à 4 membrures dont on peut faire varier,
éventuellement, l'inertie et l'empattement dans les 2 sens. Comme la bonne répartition des
contraintes dans les membrures ne présente, ici, qu'un intérêt secondaire, les entretoises
peuvent former des ceintures continues.

Dans les ouvrages existants, les dispositions antérieurement admises pour la silhouette
des portiques, poteaux et châssis peuvent être conservées. Dans ce cas, le CSCT définit
la structure de la charpente.

9.2.3.3 - Principes d'étude et de justification

Généralités

Il est toujours possible de scinder cette justification en études séparées dans les différents
plans définissant la structure (plan du portique, plan perpendiculaire au portique).

Le problème spatial devient alors une superposition de problèmes plans plus simples à
résoudre. Il convient de remarquer que la projection d'une structure spatiale sur un plan
peut conduire à superposer sur la même trace deux profils identiques. Dans ces cas, les
caractéristiques mécaniques de la barre (moment et module d'inertie, section droite, poids
...) sont doublées dans l'étude plane. Lorsque l'ensemble des problèmes

- 113 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

est résolu, les contraintes correspondantes sont ajoutées algébriquement, les fibres le
plus chargées étant recherchées.

Sollicitations

Pour chacune des hypothèses d'équipement et de changement à vérifier, les sollicitations


sont décomposées suivant les différents plans définis précédemment. Il convient de
remarquer que le vent exerce ses effets les plus défavorables dans le plan du portique.

Sollicitations situées dans le plan du portique

Ce sont :

- le vent sur les poteaux et les flèches de garde (vent propre),

- le poids de la structure (poids propre),

- les efforts verticaux(poids des conducteurs,des masses suspendues à la structure ...),

- les efforts horizontaux (vent sur les conducteurs, projection dans ce plan des efforts de
traction exercés par les câbles à leur point d'accrochage).

Sollicitations dans le plan perpendiculaire au plan du portique

Ce sont : les efforts longitudinaux exercés par les câbles de garde et de phase (projection
dans ce plan des efforts de traction exercés par les câbles à leur point d'accrochage),

. Définition des contraintes

Les efforts de traction ou de compression se traduisent par des contraintes identiques


dans toutes sections droites de la barre étudiée.

Les moments fléchissants se traduisent par une répartition linéaire des contraintes dans la
section droite.

Lorsque l'élément est à âme pleine dans le plan considéré (en général c'est le plan du
portique), les différentes contraintes qu'il subit n'ont pas de nom particulier.

Lorsque l'élément est du type échelle dans le plan considéré (plan perpendiculaire au
portique), on distingue deux types de contraintes :

- la contrainte dite "principale" : Elle est due au moment d'ensemble s'exerçant au niveau
considéré et qui se traduit par un effort de traction sur une membrure et un effort de
compression sur l'autre.

- la contrainte dite "secondaire" : Elle est due à l'effort tranchant s'exerçant au niveau
considéré et qui se traduit plus ou moins directement par un moment fléchissant dans les
membrures,

9.2.3.4 - Calcul des contraintes :

- 114 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Les portiques plans à noeuds rigides destinés aux postes de transformation sont fortement
hyperstatiques. A charges égales ceci se traduit par une variation considérable des
contraintes lorsqu'on donne un degré supplémentaire de liberté aux noeuds (joints
articulés). Il convient donc de tenir compte de l'hyperstaticité de tels portiques.

Calcul dans le plan du portique

Dans ce plan, le calcul des contraintes s'effectue en utilisant la méthode de CROSS à


double relaxation.

Principes de calcul :

a - Première relaxation ou relaxation à noeuds fixes

L'hypothèse de départ est un encastrement sans rotation de toutes les barres de la


structure. Les barres aboutissant au premier noeud sont rendues solidaires.

Le noeud est libéré. Il tourne d'un certain angle auquel correspond une nouvelle répartition
des moments. Ce premier noeud relaxé est bloqué dans sa nouvelle position, les noeuds
suivants subissant successivement les mêmes opérations. La structure est parcourue
autant de fois qu'il est nécessaire pour que les noeuds soient en équilibre.

b - Deuxième relaxation ou relaxation à noeuds mobiles

La méthode précédemment définie n'est valable que si les noeuds sont fixes (en
translation horizontale). Dans le cas contrainte, il convient de superposer à la première
étude un calcul dans lequel les poteaux sont soumis à des moments correspondant à une
translation d'ensemble de la poutre.

Cette deuxième étude est menée d'une manière indéterminée, c'est-à-dire, en imposant
aux poteaux des moments quelconques, mais tous identiques (puisque toutes les têtes de
poteau se déplacent de la même quantité). L'indétermination globale est levée en écrivant
que la somme des efforts tranchants aux pieds des poteaux équilibre la somme des efforts
transversaux exercés sur la structure.

L'annexe 1 donne un certain nombre de formule permettant l'étude d'un portique simple
dans son plan.

. Calcul dans le plan perpendiculaire au portique

Dans ce plan, la structure est du type échelle, l'étude doit donc se décomposer en l'étude
des contraintes principales et secondaires.

L'annexe 2 donne un certain nombre de formule permettant le calcul de ces contraintes


pour différentes structures du type échelle.

. Etude du flambement

Le flambement se produit dans les barres fortement élancées et soumises à un effort de


compression. Il peut être rendu plus critique par la présence de moments fléchissants

- 115 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

extérieurs au phénomène (moments transmis par une structure hyperstatique, par


exemple).

L'étude du flambement doit se faire selon la méthode de DUTHEIL. Le détail de cette


méthode est exposé dans l'ouvrage "Règles de calcul des constructions en acier".

9.2.3.5 - Calcul des déplacements :

Lorsque l'étude d'un état d'équipement et de chargement de la structure nécessite la


vérification des déplacements de certains des ses noeuds, cette vérification doit tenir
compte de toutes les contraintes (contraintes principales, contraintes secondaires ...).

Les formules usuelles de la résistance des matériaux permettent, par superposition des
déplacements, de résoudre tout problème dans lequel les profils sont à âme pleine.

. Calcul dans le plan du portique

Les valeurs des déplacements dans ce plan sont directement déduites des résultats de la
méthode de CROSS.

Calcul dans le plan perpendiculaire au portique

Il convient de calculer dans ce plan fm, flèche due aux moments fléchissants et ft, flèche
due aux efforts tranchants et de les ajouter

f = fm + ft

L'annexe 3 donne une méthode permettant le calcul de ces flèches.

- 116 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

9.2.3.6 - Annexes :

ANNEXE 1

PORTIQUE SIMPLE DANS SON PLAN

Notation : La notation MA
>= k [α ± β ] signifie que :
MB

MA = k [α + β ] et MB = k [α - β ]

- 117 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ANNEXE 2

CALCUL DES CONTRAINTES DANS LES STRUCTURES DU TYPE ECHELLE

h (i) : la longueur de l'élément de membrures correspondant au panneau d'indice i (ou la


projection sur l'axe de la structure de type "échelle", lorsque celle-ci comporte un
fruit).

l (i) : la longueur de l'entretoise située à gauche ou au-dessus du panneau d'indice i (la


numérotation des panneaux se faisant de la droite vers la gauche ou du bas vers le
haut).

lm (i) : le moment d'inertie de l'élément de membrures correspondant au panneau d'indice


i (cet élément pouvant éventuellement figurer plusieurs profils voir chapitre 4).

S (i) : la surface de la section droite de l'élément de membrures correspondant au


panneau d'indice i (cet élément pouvant éventuellement figurer plusieurs profils).

le (i) : le moment d'inertie de l'élément d'entretoise d'indice i (cet élément pouvant


éventuellement figurer plusieurs profils).

l' (i) : largeur de la poutre (ou du poteau au niveau du point de moment nul de la
membrure lm (i). Ce niveau est situé à h/2 pour un panneau courant,à h/3 de
l'encastrement pour un panneau d'encastrement.

- 118 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

1. CALCUL DES CONTRAINTES PRINCIPALES

Soit M(i) le moment s'exerçant sur l'ensemble des barres constituant la structure au niveau
l(i).

Le contrainte principale a pour valeur :

M(i)
σ = -----------
l(i) . S(i)

2. CALCUL DES CONTRAINTES SECONDAIRES :

- STRUCTURE SANS FRUIT

Soit T(i) l'effort tranchant s'exerçant sur l'ensemble des barres constituant la structure
de type "échelle" au niveau de l(i).

Les moments secondaires ont pour valeur :

T(i) . h(i)
________ (panneau courant)
4

T(i) . h(i)
------------- (panneau d'encastrement, côté opposé à l'encastrement)
3

T(i) . h(i)
------------- (panneau d'encastrement, côté opposé à l'encastrement)
6

Ce qui donne pour les contraintes :

T(i) . h(i) . Vm(i)


σ =----------------------- = contrainte secondaire dans la membrure Im(i)
4.Im(i)

T(i) . h(i) . Vm(i)


σ =---------------------- = contrainte secondaire dans la membrure Im(i) (côté
3.Im(i) encastrement)

[ T(i).h(i) T(i+I). h(i+I) ] Ve(i)


σ = [ -----------+----------------]-+------- = contrainte secondaire dans l'entretoise le
[ 4 4 ] le(i)

Im(i) / Vm(i) = module d'inertie.

- STRUCTURE AVEC FRUIT (méthode approchées)

- 119 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Soient : (i) l'indice du panneau étudié


(i) l'indice de l'entretoise sur laquelle est exercée une force F(i).

De la même manière que dans l'étude précédente, les moments secondaires ont pour
valeur :

F(j).h(i) a(i)
---------- ----- (panneau courant)
4 l'(i)

F(j).h(i) a(i)
---------- ----- (panneau d'encastrement, côté d'encastrement
3 l'(i)

F(j).h(i) a(i)
---------- ----- (panneau d'encastrement, côté opposé à d'encastrement
6 l'(i)

a(i) étant la largeur de la poutre ou du poteau au niveau de F(i) obtenue en prolongeant la


membrure d'indice (i).

a(i) est fictif lorsqu'il y a changement de fruit entre le panneau d'indice i et la force F(i), a(i)
peut alors prendre des valeurs négatives.

Ce qui donne pour les contraintes :

F(j). h(i) .a(i) .Vm(i)


σ = ------------------------ = contrainte secondaire dans lamembrure Im(i)
4 .l'(i) .Im(i)

F(j) .h(i) .a(i) .Vm(i)


σ = ------------------------ = contrainte secondaire dans la membrures Im(i) . (côté
3 .l'(i) .Im(i) encastrement)

[h(i).a(i) h(i+1).a(i+1)] Ve(i)


σ = [---------- ---------------- ] F(j) ------ = contrainte secondaire dans l'entretoise le
[ 4l'(i) 4l'(i+1) ] le(i).

- 120 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ANNEXE 3

CALCUL DES FLECHES DANS UNE STRUCTURE DE TYPE ECHELLE SANS FRUIT

- CALCUL DE LA FLECHE DUE AUX MOMENTS FLECHISSANTS

Ce calcul est effectué en prenant l'inertie globale de la structure et en utilisant les formules
usuelles de la résistance des matériaux.

- CALCUL DE LA FLECHE DUE AUX EFFORTS TRANCHANTS

La déformation de la structure sur la longueur P est égale à :


P
∆y = --- ft + 2 fm
Vo

avec :
TP3
fm =----------
48. E.Im

TP Vo2
ft = --------
6 E le

Ce qui permet d'écrire :

T.P2 [ Vo P ]
∆y = -------- [----- + ----- ]
6E [ le 4.Im ]

- 121 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ANNEXE 4

PRINCIPE D'UNE NOTE DE CALCUL

Cette note de calcul se compose, pour chaque poste étudié :

- d'une page de garde identique à celle jointe à cette annexe,

- d'un plan d'implantation de l'ouvrage sur lequel les files de charpentes à justifier sont
repérées par un chiffre, ainsi que les poteaux et les poutres composant cette file,

- d'une page du type 1 pour chaque file étudiée et permettant de définir les
caractéristiques mécaniques des charpents de cette file,

- des pages du type 3, 4, 5 et 6 entièrement complétées,

- du dossier détaillant les calculs ayant permis de déterminer les valeurs demandées dans
les pages précédentes.

- 122 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

PAGE DE GARDE

NOTE JUSTIFICATIVE DES CHARPENTES DU POSTE

DE :.....................................

Type de disposition :

Tension : kV

Courant de court-circuit : kA

Programme :

Hypothèses météorologique :

- 123 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

PAGE TYPE 1

ETUDE DE LA FILE OU DE LA CHARPENTE N°

CARACTERISTIQUES MECANIQUES :

- NOM DE LA CHARPENTE :

- 124 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

PAGE TYPE 2 ETAPE D'EQUIPEMENT CONSIDEREE

ETUDE DE LA FILE OU DE LA CHARPENTE N° :

EFFORTS CARACTERISTIQUES :

- 125 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

PAGE TYPE 3 ETAPE D'EQUIPEMENT CONSIDEREE

ETUDE DE LA FILE OU DE LA CHARPENTE N° :

JUSTIFICATION EN HYPOTHESES D'ARRET

- 126 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

PAGE TYPE 4 ETAPE D'EQUIPEMENT CONSIDEREE

ETUDE DE LA FILE OU DE LA CHARPENTE N°

JUSTIFICATION EN HYPOTHESE D'EFFORTS DIFFERENTIELS

- 127 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

PAGE TYPE 5 ETAPE D'EQUIPEMENT CONSIDEREE

ETUDE DE LA FILE OU DE LA CHARPENTE N° :

EFFORTS SUR LES MASSIFS

- 128 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

PAGE TYPE 6

ETAPE D'EQUIPEMENT CONSIDEREE

ETUDE DE LA FILE OU DE LA CHARPENTE N° :

CROSSES D'ANCRAGE

- Nombre de crosses d'ancrage par platine :

- Diamètre d'une crosse : mm

- Longueur de scellement : mm

- JUSTIFICATION DE LA LONGUEUR DU SCELLEMENT

. Valeur de l'effort de traction retenu : daN

. Coefficient de sécurité associé à l'hypothèse retenue :

. Densité du béton employé : daN/m3

. Distance minimale entre deux crosses, ou


une crosse et la paroi du béton de fondation : mm

- 129 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

9.2.3.7 - Approvisionnement des charpentes :

. Règles de fabrication

Il est rappelé que les plans d'exécution et de montage des charpentes principales et
secondaires sont applicables intégralement, sans modification ni adaptation sauf indication
contraire.

Les charpentes en acier doivent être réalisées par l'Entreprise suivant la spécification
relative à la fourniture des charpentes en acier.

. Règles de protection contre la corrosion

Le Cahier des Spécifications et Conditions Techniques (C.S.C.T) précise l'atmosphère de


l'ouvrage :

- rurale,

- urbaine (industrielle faiblement agressive),

- marine,

- très agressive.

Pour les trois premiers types d'atmosphère, une protection par galvanisation à chaud ou
métallisation au pistolet est systématiquement employée. La spécification relative à la
protection contre la corrosion des charpentes en acier précise les modalités d'exécution de
ce revêtement et les garanties demandées.

Pour les ouvrages construits à des emplacements où l'atmosphère est très agressive, le
revêtement décrit précédemment est insuffisant assurer une protection durable des
charpentes.

C'est notamment le cas des :

- atmosphères marines très exposées, aux abords immédiats du rivage, avec projection
d'embruns,

- atmosphères industrielles à forte concentration sulfureuse,

- atmosphères à la fois marines et industrielles.

Il est alors indispensable, si l'on veut éviter un entretien des charpentes prématuré, de
définir un type de protection particulier à l'ouvrage intéressé et de veiller spécialement à la
qualité de l'exécution.

La spécification citée présente quelques types de protections particulières possibles, ainsi


que les modalités d'exécution de ces solutions.

- 130 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Le Cahier des Spécifications et Conditions Techniques (C.S.C.T) doit préciser le mode de


protection adopté : galvanisation métallisation ou protection spéciale. Dans ce dernier cas,
il définit la protection retenue et fixe les modalités de garantie.

Transport - Manutention

Chaque charpente ou élément de charpente doit être colisé de telle manière que toute
détérioration de sa structure ou de son revêtement soit évité au cours des manutentions et
des transports.

Les éléments permettant le calage ou la séparation des éléments de charpentes durant le


transport ne doivent en aucun cas provoquer des détériorations ponctuelles ou des
défauts d'aspect (tâches brunâtres dues à des cales en bois par exemple).

9.2.3.8 - Installation des charpentes :

. Domaine d'application

Le présent document concerne essentiellement les différentes opérations prenant place


sur le site :

- assemblage des éléments unitaires et des sous-ensembles entre eux,

- levage des charpentes assemblées,

- réglage et fixation sur les massifs,

- fixation de l'appareillage et des accessoires.

Il est admis dans la suite de ce document que les matériels installés répondent en tous
points aux garanties et aux conditions techniques pour lesquelles les constructeurs
s'engagent à exécuter les charpentes.

Assemblage des sous-ensembles de charpentes

Les éléments des charpentes principales ou secondaires sont assemblés entre eux par
boulonnage.

Les caractéristiques géométriques et la qualité des boulons utilisés, précisées sur les
plans d'exécution des charpentes métalliques, doivent être impérativement respectées.

Au montage les boulons doivent avoir, autant que possible, l'écrou placé vers l'intérieur de
la charpente, les boulons verticaux doivent avoir l'écrou placé en bas.

Dans les assemblages utilisant de la boulonnerie à haute résistance, les boulons sont
serrés à l'aide d'une clé à déclenchement à la précontrainte nominale indiquée par le
constructeur dans sa livraison.

Le préserrage, le serrage et le contrôle de ces boulons sont effectués conformément aux


normes en vigueur.

- 131 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Levage des charpentes

Les portiques d'ancrage sont levés en deux temps à l'aide d'engins appropriés. Les
poteaux sont fixés sur les crosses de scellement prévues à cet effet dans le massif, puis la
poutre, préalablement assemblée au sol, est fixée entre les deux poteaux, étant entendu
que des cales d'épaisseurs ou des pièces d'attaches spéciales, définies sur les plans
d'exécution, permettent de s'affranchir des conditions de pente éventuelle des terrains.

Les poteaux de rappel ainsi que les châssis supports d'appareillage sont montés tout
assemblés sur les crosses de scellement.

Toutes précautions doivent être prises pendant le levage pour que les différents éléments
de charpentes ne subissent aucun voilement, déformation ou altération du revêtement de
protection contre la corrosion.

Des retouches éventuelles à la peinture au zinc sont exécutées, après un brossage soigné
des surfaces en cause lorsque, malgré les précautions prises, on constate des blessures
du revêtement de protection. Ces retouches ne pourront être exécutées qu'après obtention
d'un accord.

Réglages et fixation sur les massifs


Les charpentes principales et secondaire sont fixées par platines sur des crosses
préscellées.

Le réglage de la verticalité de ces charpentes s'effectue par action sur les contre-écrous
situés sous la platine de l'élément métallique à régler.

Une fois la charpente boulonnée, on peut procéder immédiatement à l'installation des


connexions sans attendre l'exécution du béton de finition du massif.

. Fixation de l'appareillage et des accessoires

Le catalogue des charpentes précise :

- les caractéristiques dimensionnelles principales des structures métalliques,

- l'utilisation des différents perçages (remontées des câbles BT, des câbles de terre ...).

- 132 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Les câbles BT devront être fixés par des colliers inoxydables ( y compris la visserie de
fixation) plastifiés ou pas. Ces colliers devront être boulonnés à la charpente dans les
trous prévus à cet effet. Dans le cas d'absence de trous de fixation (charpente existante,
installation particulier) les colliers devront être tenus par des clips inoxydables.

Les fixations des boucles du circuit général de mise à la terre seront conformes aux
indications du CSTG. Les remontées devront être fixées par des serre-fils laiton (y compris
la visserie de fixation) ou similaire. Ces serre-fils devront être boulonnés à la charpente
dans les trous prévues à cet effet.

Dans les cas, si nécessaire, des plaques bimétalliques seront prévues pour éviter tous
problèmes de couple électrolytique.

Toutes les informations nécessaires à la mise en place de l'appareillage à haute tension et


de ses accessoires figurent sur les plans du Constructeur dont un exemplaire est remis au
Contractant. A l'aide de ces plans le Contractant doit vérifier la comptabilité d'installation
de cet appareillage sur les charpentes.

La spécification relative à la boulonnerie donne toutes les indications sur les matériels à
utiliser en fonction du rôle joué (boulonnerie en alliages légers, boulonnerie en alliages
cuivreux, boulonnerie en acier galvanisé ...).

L'attention du Contractant est attirée sur le caractère impératif du respect des plans de
montage de l'appareillage, des accessoires et matériels divers.

En particulier, le perçage sur le chantier des structures métalliques galvanisées, en vue


d'adaptation d'équipements, est strictement prohibé, par suite de la destruction de la
couche de protection contre la corrosion.

Le raccordement du circuit de terre en cuivre sur les charpentes et les châssis est réalisé
en observant les prescriptions contenues dans le C.S.T.G.

9.2.3.9 - Principes de contrôle du serrage de la boulonnerie à haute tension :

Objet du contrôle

Le contrôle du serrage des boulons a pour objet de vérifier que la valeur de la


précontrainte prise en compte dans la vérification du dimensionnement de l'ouvrage est
effectivement appliquée aux boulons.

Conditions de contrôle

Le contrôle est effectué :

- avec des clés dynamométriques,

- immédiatement après le serrage définitif des boulons.

Principes de la méthode de contrôle

- 133 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

La méthode retenue est celle du contrôle par surserrage des écrous.

Cette méthode consiste à mesurer la valeur de l'angle de rotation des écrous lorsqu'un
couple de contrôle, ou un précontrainte de contrôle, leur est appliqué.

Le critère d'acceptation ou de refus de l'assemblage ainsi vérifié dépend de la valeur prise


par cet angle.

Déroulement de la méthode de contrôle

Après avoir repéré la position de l'écrou sur la pièce assemblée, on applique, suivant le
mode de réglage retenu pour les clés, soit un couple de contrôle (Cc), soit une
précontrainte de contrôle (Pc).

Ce couple ou cette précontrainte a pour valeur :

Cc = 0,96 Cs

Pc = 0,96 Ps.

Cs et Ps étant respectivement les valeurs de couple et de précontraintes retenues pour le


serrage définitif des boulons.

Après application de ces efforts l'angle de rotation des écrous ne doit pas être :

- inférieur à + 5° et,

- supérieur à + 12° pour les boulons de la classe 10.9.

- supérieur à + 10° pour les boulons de la classe 8.8.

Les écrous pour lesquels l'angle de rotation est inférieur à + 5° doivent être changés, ceux
pour lesquels il est supérieur à la valeur définie doivent être resserrés.

La mesure de ces angles peut être faite par une mesure d'arc (à la périphérie de la douille
de la clé par exemple).

- 134 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

10/ INSTALLATIONS ELECTRIQUES THT ET HT :

Dans ce chapitre, l'appellation Haute Tension s'applique aux échelons de tension 400,
225, 60, 30, 22, 20, 11 et 5,5 kV(1).

Préambule

L'entreprise comprend la mise en place et le raccordement de tout l'appareillage HT,


fourni par l'ONE ou par l'Entrepreneur, dont la liste et les caractéristiques sont données
dans le Cahier des Spécifications Techniques particulier à chaque ouvrage(CSCT).

Les tringleries de commande des sectionneurs devront être munies d'anneaux de


retenue au cas où leur rupture risquerait de les mettre en contact avec des pièces sous
tension.

L'ONE pourra assurer suivant le CSCT particulier du poste les prestations suivantes :
- montage des disjoncteurs 400 et 225 kV
- réglage des commandes des disjoncteurs
- montage et manutention des transformateurs de puissance (sauf disposition contraire
explicitée dans l'appel d'offres). (par le constructeur).

Pour chaque liaison HF, l'Entreprise assurera la pose des boîtes de couplage et des
dispositifs de protection. Ceux-ci seront munis d'un grillage de protection.

10.1 - Connexions aériennes et souterraines :

10.1.1 - Connexions aériennes :

Elles comprennent :
- les jeux de barres et leurs dérivations vers l'appareillage H.T,
- les conducteurs reliant borne à borne les appareils HT,
- les liaisons entre portiques et leurs dérivations sur les bornes de l'appareillage HT.

Elles peuvent être réalisées en câble ou en tube.

Les plans propres à chaque ouvrage indiquent, dans chaque cas, le type de connexion
retenu.

(1) Par ailleurs les appellations suivantes peuvent être employées MT (moyenne tension)
pour les tensions comprises entre 5,5 et 30 kV inclusivement.

THT (très haute tension) pour les tensions de 400 et 225 kV.

10.1.1.1 - a - Connexions en câbles, souples ou tendues :

Elles seront réalisées en cuivre dur, en aluminium-acier ou aluminium-alumoweld. Leurs


sections seront déterminées en fonction des intensités qu'elles devront transiter, sans
que l'échauffement puisse excéder 30° C en régime permanent.
La flèche des connexions tendues ne doit pas dépasser 3/100° de leur portée, compte
tenu du poids des chaînes d'isolateurs et des charges locales qui leur sont appliquées,
ceci dans l'hypothèse d'été, c'est-à-dire + 55° sans vent. cette condition permet de
déterminer les efforts maximaux à considérer dans le calcul des charpentes.

- 135 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

En 225 kV, la section des connexions sera au moins égale à 366 mm² pour que la
tension critique d'apparition de l'effet couronne ne soit pas atteinte.

Pour la même raison la section minimale des connexions en 400 kV sera de 570 mm².

Les connexions tendues seront ancrées normalement par des manchons à comprimer
avec plage de dérivation.

Les extrémités des jeux de barres tendus : seront ancrées par des manchons comprimés
ou étirés également.

Les sections des connexions tendues seront choisies de préférence dans le tableau
suivant :

Nature Section( mm²) Constituton Intensité


nombre de fils x admissible en
diamétre en (mm) permanence(A)
Cuivre (*) 75,5 19x2,25 256
(*)116,2 37x2 356
147,1 37x2,25 420
181,6 37x2,5 495
227,6 37x2,8 586
376,4 61x2,8 855
(*) 521 91x2,7 1090

Aluminium Acier 395


Aluminium (*) 181,6 30x2,5 7x2,5 460
Acier 282 30x2,8 7x2,5 510
288 30x3,15 7x3,15 600
(*) 366 30x3,55 7x3,55 650
411 32x3,6 19x2,4
Almelec (*) 181,6 37x2,5 415
228 37x2,8 480
(*) 288 37x3,15 550
366 37x3,55 630
(*) 570 61x3,45 840
(*) 851 91x3,45 1150
(*) 1144 91x4,00 1600

NB : (*) Les sections des connexions tendues autorisées d'emploi sont repérées (*) dans
le tableau

10.1.1.1. b - Connexions rigides :

Elles seront réalisées en tube soit de cuivre mi-dur, soit d'alliage d'aluminium contenant
3 à 3,5 % de magnésium de désignation conventionnelle AG3. L'emploi de tube AG3
sera limité aux jeux de barres de forte intensité ou connexions de grande longueur afin
d'éviter la multiplication des raccords bimétaux.

Leurs sections seront déterminées en fonction des intensités qu'elles doivent supporter
sans que l'échauffement dépasse 30° C en régime permanent, et des contraintes

- 136 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

mécaniques qu'elles doivent supporter et qui doivent faire apparaître un coefficient de


sécurité égal à 3 dans l'hypothèse A, la pression du vent étant de 70 daN/m².

Les flèches naturelles que peuvent prendre les connexions sous l'influence de leur poids
propres, ne devront pas excéder 1/150° de la portée. Elles devront être rendues
inappréciables en donnant aux conducteurs, au moment du montage, les contreflèches
nécessaires.

Toutes dispositions devront être prises pour éviter les vibrations ou oscillations qui
peuvent survenir sous l'effet de circonstances atmosphériques.

Les connexions en tube devront être montées de telles façon qu'elles n'exercent que des
efforts limités sur les bornes des appareils auxquels elles sont raccordées. En particulier,
les connexions droites et les connexions coudées de fort diamètre, devront comporter
obligatoirement un raccord souple à l'une de leurs extrémités.

Toutes les précautions devront être prises pour éviter l'introduction de l'eau à l'intérieur
des tubes et évacuer celle résultant de condensations éventuelles, en obturant les tubes
et en perçant des trous de diamètre suffisant aux parties inférieures.

Les jeux de barres rigides seront réalisés de façon qu'il soit possible de déposer, le cas
échéant, les portions de barres reliant deux travées quelconques. Ils devront comporter
des joints de glissement et des joints de dilatation pour limiter les efforts sur les
isolateurs supports. Ces joints ne devront pas mettre ne cause la continuité électrique et
la résistance mécanique.
Les sections des connexions rigides seront choisies de préférence dans le tableau
suivant :

Nature Diamétre des Section Intensité Portée


tubes en (mm²) admissible admissible
(mm)
(*) 25/30 216 475 4,70
Cuivre (*) 25/40 294 640 5,80
(*) 45/50 373 800 6,80
55/60 451 1000 7,75
70/80 1180 1810 10,00
30/40 550 520 6,10
AGS (*) 40/50 707 1250 7,33
50/60 864 657 8,35
60/70 1021 985 9,35
(*) 70/80 1178 2000 10,25
80/90 1340 1210 11,20
(*) 90/100 1492 2500 12,10
100/110 1648 1470 13,00
110/120 1805 1610 13,60
(*) 104/120 2800 4000 15,00
(*) 184/200 4826 6000 21,20
NB : (*) Les tubes repérées (*) sont ceux dont l'emploi est autorisé.

Les portées admissibles ont été calculées dans l'hypothèse A en admettant une flèche
naturelle égale à 1/150 de la portée et en considérant un tube horizontal encastré à l'une
de ces extrémités et reposant sur appui libre sur l'autre.

- 137 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Isolateurs

Le niveau d'isolement, défini conformément à la norme UTE C-10-100, est le suivant


pour les différents échelons de tension :

400 kV : isolement 420 kV


225 kV : isolement 245 kV
150 kV : isolement 170 kV
60 kV : isolement 72,5 kV
30 kV : isolement 36 kV
22 kV : isolement 24 kV
20 kV : isolement 23 kV
15 kV : isolement 17,5 kV
5,5 kV : isolement 7,2 kV

Les chaînes d'isolateurs seront constituées d'éléments du type capot et tige en verre
trempé de 254 mm de diamètre au pas de 130 mm, tige de 16 mm (effort de rupture)
l'Entreprise se charge suivant le CSCT particulier de la fourniture de tous les accessoires
de chaînes (étriers, ball sockets, oeillets, etc ...) et des isolateurs.

Le nombre d'éléments par chaîne, est fixé de la façon suivant :

400 kV : 30 éléments ou 2x20 éléments F160P


225 kV : 18 éléments ou 2x14 éléments F160P
150 kV : 14 éléments
60 kV : 7 ou 8 éléments

En "bord de mer", ou dans les zones à forte pollution la tension d'isolement de


l'appareillage et la composition des chaînes peuvent être modifiées. Le Cahier des
Spécifications Techniques Particulières le précise dans chaque cas.

Les isolateurs supports de connexions seront du type à fût massif prévus pour la tension
d'isolement (pleine isolation) de l'échelon de tension considéré.

Des éclateurs sont prévus seulement sur les chaînes d'ancrage des lignes sur les
portiques des postes et sur les bornes des transformateurs de puissance. Leur réglage
sera le suivant (1).

TENSION ECARTEMENT EN (cm)


Eclateurs de Ligne Bornes des transformateurs
400 KV 170 -
225 KV 90 120
150 KV 65 82
60 KV 28 35

Raccords

La fourniture de tous les raccords est à la charge de l'Entreprise. Ils seront soit en
bronze, soit en alliage d'aluminium, soit bi-métalliques. Ils sont déterminés pour
l'intensité qu'ils doivent transiter.

- 138 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

L'échauffement maximum doit être tel que la température du raccord n'excède pas la
température des points chauds des connexions adjacentes en régime permanent et en
régime de surcharge.

Chaque partie des raccords, destinée au raccordement de connexions indépendantes,


sera munie d'au moins quatre boulons ou 2 brides de serrage.

La boulonnerie de tous les raccords (y compris ceux du réseau de terre) sera en bronze
d'aluminium matricé ou en acier inoxydable 18/8.

L'emploi des raccords souples, souples guidés, à glissement et à dilatation sera prévu
chaque fois que cela sera nécessaire pour éviter les efforts de la dilatation des jeux de
barres et connexions (voir article 2 du présent chapitre).

L'Entreprise devra veiller à ce que les différents métaux en contact présentent une
tension de couple électrolytique minimum pour éviter les détériorations rapides qui en
résultent.

(1) Pour la moyenne tension, se reporter au règlement des postes abonnés (arrêtés
MTPC n° 566-70 du 2 Octobre 1971).

10.1.1.1.C - Raccordement des tertiaires des transformateurs :

Les raccordements peuvent être exécutés soit en tube soit en barre de cuivre mi-dur.
Les spécifications énoncées à l'article 2 du présent chapitre s'appliquent aux
raccordements en barres.

Dans tous les cas, les connexions doivent être convenablement supportées afin de
résister aux efforts électro-dynamiques se produisant lors d'un court-circuit. Les
distances entre parties sous tension ne doivent pas, à l'extérieur, être inférieures à 0,30
mètre et les connexions ne doivent pas se trouver à une distance du sol inférieure à 5
mètres. Les raccordements sur les appareils et sur les boites d'extrémités des câbles
doivent être obligatoirement réalisés par des raccords ou connexions souples.

L'ensemble des bornes et des connexions de raccordement des enroulements tertiaires


aux divers appareils ou câbles doit être protégé contre les défauts entre phase au moyen
d'écrans métalliques soigneusement reliés à la masse des charpentes, de telle façon
que tout défaut débute obligatoirement par un défaut phase terre. Ces écrans doivent
donc déborder assez largement le plan formé par les connexions. Ils sont constitués par
des tôles d'aluminium pleines. Ils doivent se prolonger entre les bornes des appareils
raccordés. Le raccordement des écrans sur les transformateurs de puissance qui sont
équipés d'une protection de cuve, doit comporter des joints isolants.

10.1.2 - Liaisons HT en câbles souterrains :

L'Entreprise aura à sa charge la fourniture et la pose des câbles, la confection des boites
d'extrémités des liaisons souterraines entre le poste extérieur et le poste intérieur qui
sont définies sur les plans propres à chaque ouvrage.

Les supports métalliques des boites d'extrémité ne devront en aucun cas constituer un
circuit magnétique fermé autour de chaque câble.

- 139 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

10.2 Connexions aériennes :

Les boites d'extrémité seront séparées par des écrans métalliques en tôle ou grillage à
mailles serrées pour protéger les boites voisines des projections éventuelles
consécutives à un défaut grave survenant sur l'une d'entre elles.

Les boites d'extrémité doivent être confectionnées avec le plus grand soin,
conformément aux instructions de montage données par les Constructeurs.

Toutes dispositions seront prises le cas échéant pour protéger les câbles contre les
effets thermiques de l'exposition solaire (écran).

10.2.1 - Règles électriques :

Intensités admissibles dans les connexions :

Echauffement des connexions en régime permanent

La température des connexions est calculée, pour un courant permanent donné, au


moyen de la formule dite anglaise qui traduit un équilibre entre :

- l'énergie thermique apportée par les pertes par effet Joule et le rayonnement solaire.

- l'énergie thermique dissipée par rayonnement et convection dans l'air.

I² x R20 [ 1 + k(T - 20)] + α.Si.d = 8,55(T - T0 )(V.d)0,448

+ E.σ.π.d[T + 273)4 - (T + 273)4]

I : Intensité parcourant le conducteur en A

R20 : Résistance du conducteur en courant continu à 20°C en Ω/m

k : Coefficient de température de la résistance à masse


constante en °C-1 : k = 0,0036

α : Coefficient d'absorption solaire : α = 0,5

Si : Intensité de rayonnement solaire en W/m¨ : Si -900 W/m².

d : Diamètre du conducteur en m

(*) V : Vitesse du vent transversal en m/s : V = 1 m/s

(*) T : Température de fonctionnement du conducteur en °C

(*) T0 : Tempérautre ambiante en °C : T0 = 15°C en hiver et 30°C en été

E : Pouvoir émissif par rapport au corps noir : E = 0,6

- 140 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

σ: Constante de Stéfan : σ = 5,7.10-8 w/m²

(*) : Valeur à définir en fonction des conditions d'exploitation.

Echauffement des connexions en régime de surcharge.

Dans un régime non permanent, on utilise la forme différentiée de l'équation précédente.


On écrit que la différence entre les énergies absorbée et perdue est accumulée dans le
conducteur :

C.S.dT = R20 [1 + k(T-20)]² + α.Si.d 8,55(V.d)0,448

(T-T0 ) -π.E.d[(T + 273)4 - (T + 273)4 ]


1

T : Température du conducteur en °C

C : Chaleur spécifique du matériau en J.m -3 . °C-1

S : Section du câble en m²

La présence dans cette équation en T4 ne permet pas une solution simple.

La résolution de cette équation donne un formule du type :


Z
-
T = Tm + (T0 - Tm ) e T

T0 est la température initiale du conducteur en régime permanent

Tm est la température qu'atteindrait le conducteur si la surcharge était appliquée en


permanence

Z est la constance de temps du conducteur

Echauffement des connexions parcourues par un courant de court-circuit.

Le passage d'un courant de défaut important, mais pendant un temps très court, dans
une connexion provoque une élévation de la température de celle-ci que l'on calcule en
régime adiabatique : toute l'énergie apportée est accumulée par le conducteur.

L'élévation de température et déterminée par les abaques de Gut et Grundberg en


fonction du produit i² x t :

i est la densité du courant de défaut dans le conducteur en A/mm².

t est la durée du défaut en s.

- 141 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Cet échauffement doit être considéré à partir de la température de surcharge 20 mn.

Les abaques de Gut et Grundberg sont portés en annexe.

. Températures maximales de fonctionnement

Pour chacun des régimes de fonctionnement définis ci-dessus, la température des


connexions doit rester inférieure aux valeurs maximales suivantes :

Type de régime Température maximale de fonctionnement °C


Des cables nus Des tubes
Permanent 85 95
Surcharge 20 mn 100 110
Court-circuit 220 220

Ces températures correspondent, pour les alliages constituant les câbles (Almélec) et les
tubes (AGS) à des pertes de caractéristiques mécaniques suffisamment faibles pour être
acceptables.

Par rapport aux températures définies pour l'étude des lignes aériennes, on note :

- que les températures définies pour l'étude des postes sont supérieures à celles des
lignes aériennes car les efforts mécaniques de traction sont moins importants et la
longueur des flèches correspondantes est prise en compte dans l'étude des
dispositions normalisées,

- que la différence de température entre le régime permanent et le régime de surcharge


20 mn est telle que la coordination entre les intensités parcourant les conducteurs des
lignes aériennes et des postes soit assurée au mieux.

- 142 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ANNEXE

ABAQUE DE GUT ET GRUNDBERG

DONNANT L'ECHAUFFEMENT ∆θ EN FONCTION DU PRODUIT i².t

- 143 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

10.2.2 - Connexions aériennes en câbles :

10.2.2.1 - Calcul des connexions aériennes en câbles :

Régime statique

On définit une connexion tendue par sa portée, les caractéristiques du câble, les charges
ponctuelles appliquées et une condition mécanique dans une hypothèse climatique
donnée comme référence : c'est généralement le coefficient de flèche en hypothèse E,
de valeur 3 %.

L'équation de changement d'état permet le calcul de la traction du câble et de sa flèche


dans toutes les hypothèses climatiques.

Régime de court-circuit

le calcul des contraintes électrodynamiques appliquées aux connexions tendues est


effectué dans les dispositions suivantes :

- les postes à 400 kV de courant de court-circuit supérieur à 40 kA.


- les postes à 225 kV de courant de court-circuit supérieur à 31,5 kA
- les postes à 63 kV de courant de court-circuit supérieur à 20 kA.

Du fait de sa complexité, ce calcul ne peut être effectué qu'à l'aide d'un programme de
calcul sur ordinateur.

10.2.2.2 - Calcul des connexions semi-tendues :

Régime statique

La traction aux extrémités d'une connexion semi-tendue (longueur comprise entre 2 et


15 m) sensiblement horizontale (dénivelée inférieure au dixième de la portée) se calcule
au moyen de la formule suivante :

T = 12,5 a/k p²¨ + v¨²

T : traction aux extrémités (daN)

a : portée de la connexion (m)

f : flèche au milieu de portée (m)

k : coefficient de flèche (en pour cent) k : =f/a

p : poids linéique de la connexion (daN/m). Dans l'hypothèse de givre, on ajoute à p le


poids linéique de la surcharge de givre

v : effort linéique horizontal du vent sur la connexion (daN/m).

- 144 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Le coefficient de flèche kθ se calcule, dans une hypothèse climatique donnée


caractérisée par sa température θ, à partir du coefficient ke de flèche en hypothèse E
au moyen de la formule :

kθ² = ke² - 0,086 (45 - θ)

Ces calculs peuvent être effectués plus simplement au moyen de l'abaque joint. Cet
abaque donne :

- le coefficient de flèche ki dans une hypothèse donnée à partir de ke


- la traction aux extrémités de la connexion en fonction du type de câble, de la portée et
du coefficient de flèche.

D'une manière générale, et lorsque le respect des distances électriques spécifiées le


permet, la valeur de la flèche de réglage de ces connexions est prise égale à 8 % de la
portée en hypothèse E (flèche au point milieu).

Le tableau de pose correspondant est donné ci-dessous :

θ°C -5 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
k% 7,73 7,75 7,78 7,81 7,84 7,86 7,90 7,92 7,95 7,97 8

θ : température en degrés.

k : coefficient de flèche (en pour cent).

Régime court-circuit

La traction aux extrémités d'une connexion semi-tendue lors d'un court-circuit se


calcule au moyen des formules suivantes :

T = a²/8f V (F + v)² + p²

lcc²
F = 0,612 .10 .b².
D+ 4/3f

F : force électrodynamique de Laplace (daN/m)

lcc : intensité efficace du courant de court-circuit (kA)

b : coefficient d'assymétrie

D : distance entre les câbles (m)

a : portée des câbles (m)

f : flèche au milieu de portée (m)

- 145 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

v : effort linéique horizontal du vent sur la connexion (daN/m)

p : poids linéique de la connexion (daN/m)

T : traction aux extrémités (daN).

10.2.2.3 - Choix des connexions aériennes en câble :

Les connexions en câble que l'on rencontre dans un poste peuvent être regroupées en
trois catégories :

- les connexions tendues entre charpentes ainsi que les câbles de garde qui constituent
le réseau aérien de protection contre les coups de foudre,

- les connexions semi-tendues entre les prises de courant des appareils HT dont la
longueur et la tension mécanique sont relativement faibles,

- les descentes souples qui relient les connexions tendues aux appareils HT.

Critères de choix des conducteurs

Le choix des câbles est effectué à partir de l'étude de trois paramètres :

- la tension mécanique,

- l'échauffement provoqué par le passage du courant,

- l'effet de couronne.

Tension mécanique

La tension mécanique des conducteurs doit rester, pour les diverses hypothèses
normalisées de calcul, inférieure aux valeurs maximales définies dans les Directives
(C.S.T.G).

Echauffement

Pour les régimes permanents, de surcharge et de court-circuit, la


température des câbles ne doit pas dépasser les valeurs maximales définies dans les
Directives (C.S.T.G).

Effet de couronne

A partir de l'échelon de tension 225 kV, il convient d'utiliser des conducteurs de diamètre
suffisant pour éviter l'apparition d'effluves dues à l'effet de couronne, générateur de
pertes et de tensions parasites. La tension critique d'apparition du

- 146 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

phénomène se calcule grâce à la formule de Peek définie dans les Directives C S.T.G .
Cette tension doit être supérieure à la tension la plus élevée pour le matériel.
Il en découle les principes suivants :

- en 225 kv, les câbles de section inférieure à 570 mm² présentent un diamètre trop
faible mais le câble de section 288 mm¨ peut être toléré sur de très faibles longueurs
lorsque sont tracé reste dans le champ électrique des éléments raccordés,

- en 400 kV, les câbles sont obligatoirement disposés par 2 en faisseau

Catalogue des conducteurs normalisés

- l'annexe 1 ci aprésdonne les caractéristiques mécaniques et électriques des câbles,

- l'annexe 2 ci-aprés donne les intensités admissibles en régimes permanent et de


surcharge.

- 147 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

CALCUL STATIQUE DES CONNEXIONS SEMI-TENDUES

- 148 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

a - ANNEXE 1

- 149 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

CARACTERISTIQUES MECANIQUES ET ELECTRIQUES DES CABLES

10.2.2.4 - Mise en oeuvre des connexions aériennes en câbles :

- 150 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Mise en oeuvre des connexions tendues

Ces connexions comportent, à chacune de leurs extrémités, un armement qui assure la


liaison mécanique et l'isolement électrique avec la charpente. en outre, il permet
éventuellement d'établir une dérivation du courant vers une autre connexion ou un
appareil.

Des dérivations, simples ou en faisceau, peuvent être établies dans la portée au moyen
de manchons de passage.

Une rallonge souple ou rigide est parfois intercalée entre la chaîne isolante et les pièces
de fixation à la charpente, soit pour permettre le repect d'une distance imposée, soit pour
éviter la juxtaposition d'un manchon d'ancrage nu et d'un manchon de passage au profit
d'un manchon d'ancrage à dérivation lorsqu'ils sont trop près de l'un de l'autre.

Les descentes verticales en câbles doivent présenter à leur raccordement aux appareils
un rayon de courbure qui soit compatible avec une certaine souplesse sans entraîner un
débattement excessif. A tire indicatif, à la suite d'essais effectués sur les câbles en
almélec, les rayons de courbure minimaux suivants ont été obtenus :

288 mm² : 120 mm

570 mm²: 250 mm

851 mm² : 430 mm

1144 mm² : 500 mm

Mise en oeuvre des connexions semi-tendues

Ces connexions comportent généralement une longueur de câble en almélec homogène


terminée à chaque extrémité par une cosse de dérivation.

Dans la réalisation de faibles rayons de courbure, l'Entreprise évitera soigneusement


que le câble ne s'ouvre ou ne se détoronne, en disposant, par exemple, les frettes
convenables. A cet égard, il doit obligatoirement être procédé à la mise en forme du
conducteur avant les opérations de sertissage des cosses de dérivation.

10.2.3 - Connexions aériennes en tubes :

10.2.3.1 - Calcul des tubes soumis à des efforts statiques :

Le calcul des contraintes mécaniques et des déformations des tubes sous l'action du
poids propre, du vent et du givre se fait en utilisant les formules usuelles de résistance
des matériaux. On rencontre habituellement deux géométries dans les dispositions
normalisées :

- les tubes en appui libre à une extrémité et encastrés à l'autre,

- 151 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

q l² q l4
n= f=
8 I/v 185 EI

- les tubes en console.


q l² q l4
n= f=
2 I/v 8 EI

b - ANNEXE 2

INTENSITES ADMISSIBLES DANS LES CABLES


Connexions Intensités admissibles (A)
Normalisées
Régime Permanent Surcharge 20 mn
Eté Hiver Hiver 2 Eté Hiver Hiver 2
Cable Aster 288 815 924 957 922 1016 1074
Cable Aster 570 1248 1417 1516 1439 1590 1673
Cable Aster 851 1554 1765 1889 1837 2018 2128
Cable Aster 114 1829 2078 2225 2207 2420 2540

Ces intensités sont calculées selon les règles définies dans le chapitre "Hypothèse de
calcul-bases d'établissement".

* En plus des régimes conventionnels d'été et d'hiver, les protections de surcharge


comprennent désormais un seuil hiver 2 qui définit les intensités admissibles pour une
température ambiante de 5°C.

10.2.3.2 - Choix de connexions aériennes en tubes :

Les tubes sont utilisés pour la réalisation des jeux de barres, de certaines connexions
transversales et liaisons entre appareils. Ils sont en alliage d'aluminium et présentent les
avantages suivants :

- une grande rigidité et donc une flèche minimale,

- une indéformabilité qui permet de respecter plus facilement les distances électriques,

- une section généralement importante qui autorise le passage de fortes intensités.

Critères de choix des conducteurs

Trois éléments permettent d'effectuer le choix des tubes dans les dispositions
normalisées :

- 152 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- la tenue mécanique,

- l'échauffement provoqué par le passage du courant,

- l'effet de couronne

Tenue mécanique

Les contraintes mécaniques et les flèches des conducteurs doivent rester inférieures aux
valeurs définies dans les Directives (CSTG).

Echauffement

Pour les régimes permanent, de surcharge et de court-circuit, la température des


tubes ne doit pas dépasser les valeurs maximales définies dans les Directives (CSTG).

Effet de couronne

La tension critique d'apparition des effluves se calcule au moyen de la formule de Peek


définie dans les Directives (CSTG). Cette tension doit être supérieure à la tension la plus
élevée pour le matériel. Il en découle les principes suivants :

- le tube 30 x 4 ne peut être envisagé que pour les échelons de tension inférieurs à 225
kV.

- le tube 50 x 5 ne peut être envisagé au connexion simple que pour les échelons de
tension inférieurs à 400 kV.

Les connexions en faisceau de deux tubes ne sont pas prévues dans les dispositions
normalisées, car l'utilisation d'un seul tube de diamètre extérieur et de section
convenables est la plus simple et moins onéreuse.

Catalogue des conducteurs normalisés

- l'annexe 1 ci aprés donne les caractéristiques mécaniques des tubes,

- l'annexe 2 ci aprés donne les intensités admissibles en régimes permanent et de


surcharge.

a - ANNEXE 1

CARACTERISTIQUES MECANIQUES DES TUBES

- 153 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ésignation(diamétre 30x4 50x5 80x5 100x5 120x8 200x8


xtérieur x épaisseur en mm )
epére ∆ 71 72 73 74 75 76
imétre intérieur mm 22 40 70 90 104 184
extérieur mm 30 50 80 100 120 200
ection mm² 327 707 1178 1492 2815 4826
oment d’inertie I cm4 2,826 18,08 83,05 168,5 443 2227
odule de flexion I/V cm3 1,884 7,23 20,76 33,70 74 223
ortée maximale m 4,75 7,33 10,25 10,10 15,00 21,20
urcharge de givre 1 cm kg/m 0,755 1,130 1,695 2,07 2,45 3,95
urcharge de givre 2 cm kg/m 1,885 2,64 3,77 4,53 5,28 8,30
asse linéique kg/m 0,883 1,91 3,18 4,03 7,65 13,03

La portée maximale correspondant à la portée d'un tube appuyé à une extrémité et


encastré à l'autre, soumis à son propre poids et au vent de l'hypothèse A, sa flèche étant
égale au 1/150ème de sa longueur.

- 154 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

b - ANNEXE 2

exions Intensités Admissibles (A)


alisées
Régime Permanent Surcharge 20 mn
Eté Hiver Hiver 2* Eté Hiver Hiver 2*
AGS 1030 1145 1215 1144 1248 1277

AGS 1737 1932 2049 1980 2147 2251

AGS 2555 2844 3016 2980 3233 3383

AGS 3065 3413 3620 3654 3927 4119


5
AGS 4439 4945 5244 5679 6111 6386
8
AGS 6785 7566 8024 9598 10293 10756
8

Ces intensités sont calculées selon les règles définies dans le chapitre "Hypothèses de
calcul n° 9-1-2".

* En plus des régimes conventionnels d'été et d'hiver, les protections de surcharge


comprennent désormais un seuil hiver 2 qui définit les intensités admissibles pour une
température ambiance de 5°C

- 155 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

10.2.3.3 - Mise en oeuvre des connexions aériennes en tubes :

Prescriptions générales
Il importe d'éviter les effets de résonance qui peuvent se manifester par des oscillations
sous un vent faible. Pour pallier cet inconvénient, le dispositif retenu consiste à introduire
un câble ASTER 288 à 570 dans les tubes de diamètre 100,120 et 200 mm. Les
longueurs des câbles ASTER seront celles des barres entre deux raccords, diminuées
de 30 à 50 cm. Une frette en aluminium doit être réalisée aux deux extrémités de chaque
câble ASTER (les frettes en acier sont proscrites). De plus, une des deux extrémités de
chaque tronçon de barre doit être équipée d'un obturateur porte-câble pour maintenir le
câble à l'intérieur du tube, l'autre extrémité est équipée d'un simple obturateur.

Si la connexion comporte un point bas, l'accumulation d'eau de pluie ou de condensation


à l'intérieur sera évitée en perçant des trous de diamètre 6 mm environ.

Afin d'empêcher l'introduction d'oiseaux ou d'insectes, les tubes doivent être bouchés par
des obturateurs quand les raccords ne remplissent pas d'eux-mêmes ce rôle.

- Mise en oeuvre des jeux de barres

Chaque portée est normalement rectiligne et comporte une extrémité fixe et une
extrémité souple de manière à absorber l'effort longitudinal de dilatation. De plus, chaque
porte-tube peut former un angle inférieur à 6° avec l'horizontale.
On peut ainsi, sans précaution particulière, installer des jeux de barres sur des terrains
dont la pente est inférieure à 5 % de même que, dans la disposition à phases mixtes,
remplacer un sectionneur d'aiguillage par un autre appareil de hauteur légèrement
différente.

La soudure des tubes bout à bout autour d'un manchon intérieur est possible par un
procédé classique sous atmosphère inerte. La baisse des caractéristiques mécaniques
de l'alliage, limitée à la zone de la soudure, est compensée par le renforcement dû au
manchon intérieur.

Mise en oeuvre des connexions courbes

Toute précaution utile sera prise afin d'éviter l'écrasement du tube lors du cintrage. On
peut évaluer le rayon de courbure minimal à environ dix fois le diamètre du tube.

Lorsque l'élasticité propre de la connexion entraîne des efforts de dilatation acceptables


sur les prises d'appareil, il est économique et souvent souhaitable mécaniquement, afin
de mieux répartir les efforts et limiter les flèches, d'utiliser deux raccords rigides. Le cas
se présente dans toutes les utilisations des tubes 30 x 4 et 50 x 5 prévues sur le plan
type.

Il peut être également souhaitable de donner au tube une forme lui permettant de
résorber la dilatation. L'opportunité en est à étudier en fonction de la situation du
fonctionnement et de la géométrie des appareils. Les plans types, basés sur des
enveloppes de matériel, ne peuvent viser à donner la meilleure solution qui doit être
recherchée dans tous les cas.

- 156 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Il est précisé que tout cintrage doit être obtenu à froid, le tube ne doit jamais être
chauffé, sous peine de détruire le traitement thermique de l'alliage.

10.3 - Isolateurs, colonnes isolantes, armements :

10.3.1 - Règles électriques - zones de pollution :

La tenue sous pollution d'un isolateur caractérise la possibilité qu'il a de tenir, en milieu
pollué, les contraintes électriques qui apparaissent sur le réseau.

On caractérise la pollution d'un site par un degré de pollution saline équivalent (S)
exprimée en kg de sel par m3 d'eau. Trois classes de pollution sont ainsi définies.

- Classe 1 : Niveau de pollution nul ou faible, salinité inférieure ou égale à 7 kg/m3,


dans cette classe se trouvent les régions soumises à une pollution naturelle (sauf
marine) ou légèrement industrielle.

- Classe 2 : Niveau de pollution moyen, salinité équivalente comprise entre 7 kg/m3


et 20 kg/m3; dans cette classe se trouvent les régions de l'intérieur du territoire
soumises à une pollution industrielle notable. Les zones non polluées ou
faiblement industrielles situées à proximité de la mer mais non soumises à
l'action directe des embruns salins peuvent être placées dans cette classe. La
largeur de ces zones dépend beaucoup du relief et des vents dominants en
terrain plat, elle peut atteindre une dizaine de kilomètres.

- Classe 3 : Niveau de pollution fort, salinité équivalente comprise entre 20 kg/m3 et 80


kg/m3, dans cette classe se trouvent des sites généralement très localisés et soumis à
une pollution industrielle et marine. On peut également inscrire dans cette zone les
bandes de terre en bordure de la mer qui sont soumises à l'action directe des embruns
salins.

Les zones de classe 1, 2 et 3 sont indiquées sur la carte de la pollution.

A chaque classe de pollution correspond une ligne de fuite unitaire minimale théorique l
(exprimée en cm/kV) suivant tableau.

tension composée nominale 63 225 400


du réseau
(KV)

Classe de Salinité l Ligne de fuite minimale L


pollution équivalente S (cm/KV) (cm)
(kg/m3)
1 S<7 1,6 116 392 672
2 7 ≤ S < 20 2 145 490 840
3 20 ≤ S < 80 2,5 181 613 1050

- 157 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Pour les supports isolants, L est à pondérer d'un coefficient qui dépend de la géométrie
du support.

10.3.1.1 - Isolateurs a capot et tige :

Les isolateurs qui entrent dans la composition des chaînes isolantes sont en verre
trempé et du type à capot et tige. Ils doivent répondre aux spécifications du Cahier des
spécifications Téchniques Générals des chaîne isolantes et du matériel d'équipement
pour les lignes de transports 63 kV à 400 kV.

Ces isolateurs sont choisis dans le tableau suivant en fonction des efforts mécaniques
exercés par les connexions, de l'intensité de court-circuit du réseau et de la classe de
pollution du site.

TYPE D'ISOLATEUR F100 F160 F100 P F160P


NORME CEI (φTIGE) (mm) 16 20 16 20
PAS (mm) 127 146 146 170
DIAMETRE EXTERIEUR JUPE (mm) 255 280 288 320
LONGUEUR TOTALE LIGNE FUITE (mm) 292 370 445 540
LONGUEUR LIGNE DE FUITE PROTEGEE (mm) 166 230 285 345
LONGUEUR TOTALE LIGNE DE FUITE 2,30 2,53 3,04 3,17
RAPPORT:
PAS
MASSE APPROXIMATIVE (kg) 3,90 6,00 6,00 8,80
CHARGE DE RUPTURE 100 160 100 160
ELECTROMECANIQUE(kN)

- Les charges de rupture normalisées sont 100 kN pour les isolateurs de type F 100 et F
100P, 160 kN pour les isolateurs de types F 160 et F 160P.

- Les isolateurs choisis sont du type F 100 ou F 100P si le courant de court-circuit est
inférieur ou égal à 20 kA et du type F 160 ou F 160 P dans le cas contraire.

- Les isolateurs dits "normaux" de types F 100 ou F 160 sont installés dans les sites
classés en zone de pollution 1 et 2. Les isolateurs dits "antipollution" de types F 100P
et F 160 P sont installés dans les sites classés en zones de pollution 2 et 3.

10.3.1.2 - Supports isolants :

Préambule

Les supports isolants sont classés par la C.E.I en 5 types caractérisés par une ou
plusieurs lettres :

- type J : support isolant d'intérieur en céramique ou en verre,


- type JO : support isolant d'intérieur en matière organique,
- type P : support isolant d'extérieur à capot et embase,
- type H : support isolant d'extérieur avec armature métalliques interne (en céramique ou
en verre),

- 158 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- type C : support isolant d'extérieur avec armature métalliques externes (en céramique
ou en verre),

Le présent document s'applique essentiellement aux supports isolants du type C utilisés


pour supporter les jeux de barres et les connexions entre appareils. Il s'applique
également aux supports de type H que l'on peut trouver dans certains équipements pour
réaliser des isolements intermédiaires.

Les documents de référence sont les publications C.E.I et les normes de l'UTE.

Désignation des supports isolants

Les supports sont désignés par un symbole de référence qui résume les caractéristiques
principales de ces supports :

- le type,

- les caractéristiques mécaniques,

- les caractéristiques électriques,

- la ligne de fuite,

- les dispositifs de fixation.

Type

Il est caractérisé par l'une des lettres suivants :

- H pour les supports isolants d'extérieur avec armatures métalliques internes,

- C pour les supports isolants d'extérieur avec armatures métalliques externes.

Caractéristiques mécaniques

Elles sont définies par un nombre qui est la charge de rupture spécifiée pour l'essai de
flexion en kN.

Caractéristiques électriques
Elles sont définies par la tension de tenue aux chocs de foudre en kV qui dépend de la
tension nominale du réseau sur lequel est installé le support isolant.

Les règles de coordination de l'isolement associent, à cette tension nominale, la tension


de tenue aux chocs de manoeuvre et la tension de tenue à fréquence industrielle.

L'ensemble des grandeurs électriques ainsi définies détermine la hauteur du support


isolant.

Ligne de fuite

- 159 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Elle est caractérisée par le numéro de la classe de pollution du site sur lequel est installé
le support isolant.

Dispositifs de fixation

Ils sont caractérisés par 2 nombres :

- le diamètre du cercle de fixation au sommet en mm,

- le diamètre du cercle de fixation à la base en mm,

10.3.1.2 a - Catalogue des supports isolants

Le tableau qui suit donne la liste des supports isolants normalisés pour la construction
des postes.

Repére Désignation Tension Hauteur Trou de


(KV) (mm) fixation
en téte à la
base
61 C4-1050-(1 ou2)-127-200 225 2300 4 M 16 4 φ 18
62 C6-1050-(1 ou2)-127-225
31 C4-325-(1 ou2)-127-127 63 770 4 M 16 4 M 16
21 C4-125-(1 ou2)-127-127 20 250 4 M 16 4 φ 18
71 C6-1425-(1 ou2)-127-254
72 C8-1425-(1 ou2)-127-275 400 3150 4 M 16 8 φ 18
73 C10-1425-(1 ou2)-127-300
74 C12,5-1425(1 ou2)-127-325

10.3.1.3 - Armements :

Un armement est l'ensemble des pièces situées entre le câble (ou les câbles) d'une
connexion tendue et la charpente. Il comprend :

- Les pièces d'armement qui se décomposent en :

. pièces de fixation à la charpente,


. pièces intermédiaires de chaîne,
. pièces électriques
- Les isolateurs,
- Les manchons d'ancrage.

L'ensemble des pièces d'armement et des isolateurs constitue la chaîne isolante. Le


catalogue des chaînes isolantes est présenté dans le fascicule suivant mais l'ensemble

- 160 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

des pièces d'armement est contenu dans le Recueil des Spécifications Techniques des
chaînes isolantes et du matériel d'équipement pour les lignes de 63 kV, 225 kV, 400 kV.

10.3.1.4 - Catalogue des chaînes isolantes :

Préambule

Les chaînes isolantes sont normalisées selon les critères suivants :

- la tension nominale du réseau,


- le courant de court-circuit du poste à terme,
- la sévérité de pollution du site.

Les justifications du dimensionnement de ces chaînes sont les suivantes :

- Choix des isolateurs : voir le chapitre correspondant.

- Nombre de files d'isolateurs : les chaînes isolantes sont à deux files parallèles
d'isolateurs lorsque le courant de court-circuit du poste est supérieur à 20 kA. Elles sont
à une file dans le cas contraire.

- Pièces de fixation à la charpente : l'ancrage d'une chaîne isolante sur une charpente
de poste se réalise au moyen d'un palier de fixation et d'une chape tourillon. Ces pièces
de fixation ne sont shuntées et les charges de rupture normalisées pour ces matériels
sont 150 kN (norme 15) et 300 kN (norme 30).

- Pièces de garde : on trouve sur les réseaux à 63 kV et 90 kV, une corne côté masse et
une corne côté tension. Sur les réseaux à 225 kV et 400 kV on a une corne côté masse
et un anneau de protection côté tension. Le diamètre des tiges métalliques est de 18
mm si le courant de court-circuit est inférieur ou égal à 20 kA et de 25 mm dans le cas
contraire.

Les anneaux de protection sont constitués par un tube de diamètre extérieur 60 mm.

10.3.1.4 - Catalogue des chaînes isolantes - critères de choix

les plans qui suivent définissent les chaînes normalisées en fonction de la tension
nominale du réseau, le courant de court-circuit et la classe de pollution.

Pour choisir une chaîne isolante lors de la construction d'un poste :

- les deux premiers critères son indiqués par la disposition normalisée choisie.

- le troisième est défini par la sévérité de pollution du site sur lequel est implanté
l'ouvrage.

- 161 - Edition Janvier 1998


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10.3.1.5 - Principes de raccordement des connexions aériennes :

Généralités

Le présent document fixe les prescriptions relatives à la réalisation des raccordements


des connexions aériennes en câble et en tube.

La quasi totalité des pièces qui composent les raccords des connexions aériennes sont
en un alliage d'aluminium. Les problèmes électriques, mécaniques et de corrosion
relatifs aux jonctions aluminium-cuivre sont donc évités. Ceci est possible grâce à
l'abandon des tiges de cuivre au profit de plages en alliage d'aluminium pour les prises
de courant de la plupart des appareils haute tension.

Prises cylindriques en alliage de cuivre

Ce type de prises est désormais réservé aux transformateurs et autotransformateurs de


puissance dont les traversées isolées doivent être conformes aux prescriptions de la
norme en vigueur. Les tableaux suivants donnent les intensités nominales et les
dimensions des tiges pour les appareils habituellement installés.

Plages en alliages d'aluminium

Les dimensions de ces plages sont données en annexe a. ci aprés Les faces de contact
sont carrées de manière à permettre, en principe, le départ des conducteurs dans deux
directions perpendiculaires.

En règle générale, les plages sont disposées verticalement sur les sectionneurs à deux
colonnes, les réducteurs de mesure, boîtes d'extrémité et circuit-bouchons. Elles sont
disposées horizontalement sur les disjoncteurs et les sectionneurs pantographes.

L'alliage constitutif est choisi notamment en fonction des propriétés mécaniques exigées.

Raccordement des appareils munis de tiges cylindriques en cuivre

Lors de l'établissement des plans de raccordement d'un poste déterminé, il est primordial
de veiller à la nature et à la disposition des prises de chaque appareil.

Pour un appareil muni de tiges de cuivre, les connexions restent conformes aux plans
types, les raccords sont déterminés dans chaque cas particulier en fonction de leur rôle
et de la configuration de l'appareil autour de ses prises.

Il est intéressant qu'un appareil déplacé conserve ses raccords de type ancien et
démontables, quant ceux-ci conviennent aux nouvelles connexions.

CATEGORIES D'APPAREILS

- 166 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Il est nécessaire de prévoir les raccordements par tige en alliage de cuivre lors de
l'installation de trois catégories d'appareils :

. les transformateurs et autotransformateurs de puissance,


. les appareils neufs commandés selon les anciennes spécifications
. les appareils anciens déplacés.

- Pour la première catégorie, le nombre et les dimensions des tiges sont définis, sauf
dans le cas de raccordement blindé SF6, selon les règles suivantes :

Intensité nominale (A) Diamétre de tige (mm) Longueur de tige (mm)


630 30 80
1000-1600 40 120
3000 63 120

Ces règles sont valables de 63 à 400 kV mais, en 400 kV, les tiges sont doublées et
espacées de 400 mm.

- Les autres appareils obéissent aux règles suivantes :

Intensité tension nominale tension nominale


nominale 63-90-225 Kv 400 KV
(A)
Nombre Diamétre Longueur Nombre Diamétre Longueur
(mm) (mm) (mm) (mm)
800 1 30 80 2 30 80
1250 1 40 120 2* 30 80
2000 1 50 120 2* 40 120

* En 400 KV la colonne d’un sectionneur (à deux colonnes) qui supporte le jeu de barres
en tube ne comprte qu’une tige qui suit les régles des échelons de tension inférieurs

SOLUTION GENERALE, VALABLE POUR LES TRANSFORMATEURS DE


PUISSANCE

On emploie des raccords bimétalliques permettant de raccorder directement un câble


Aster ou un tube AGS/I sur la tige de cuivre. Ces raccords peuvent être droits ou
équerres et, dans le cas de tubes, rigides ou souples, de types RDBC, REBC pour les
câbles, RDFB, REFB, EDSB, RESB pour les tubes.

Remarque : Les adaptateurs bimétalliques (ADBI) permettent de passer d'une tige de


cuivre à une plage en alliage léger adaptée au calibre de l'appareil. Cette plage est
ensuite utilisée conformément au plan-type. Cette deuxième solution, plus onéreuse,
n'est à envisager que comme un dépannage ou bien lors de l'installation provisoire

d'un appareil ancien dans un poste neuf équipé, d'une façon générale, d'appareils à
plages.

Cas particulier des sectionneurs d'aiguillage supports de jeux de barres en tube

- 167 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Les raccords en Té souple pour tubes ou à plage ainsi que les raccords équerres
souples sur appareils pour tubes de 104/120, et 90/100 mm peuvent être munis sur
demande, à la place de la plage verticale, d'un dispositif de serrage d'une tige de cuivre
monté sur le berceau par l'intermédiaire d'un joint bimétallique.

- 168 - Edition Janvier 1998


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a - ANNEXE

RACCORDEMENT PAR PLAGES D'ALLIAGE D'ALUMINIUM

1 . PLAGE DES APPAREILS

CALIBRE 800 A

CALIBRE 1250 ET 2000 A


OU 3150 A ET 4000 A

1250 A et 2000 A

3150 A et 4000 A

2. PLAGES DES CONDUCTEURS - EPAISSEUR 16 mm

- 172 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

CALIBRE 800 A

Câble Aluminium 228

Câble Aster 288

Tubes AGS 22/30

CALIBRE 1250 A

Câble Aster 570

Tube AGS 40/50

CALIBRES 1600-2000 et 4000 A

Câble Aster 1144

Tube AGS 70/80

Tube AGS 90/100


(I ≤ 2000 A)

Tube AGS 140/120

- 1 plage I ≤ 2000 A

- 2 plages 2000 <I ≤ 4000 A

- 173 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

3 . RACCORDEMENTS TYPES

Raccordements sur les plages d'appareils

- Dispositions à adopter en fonction des intensités permanentes

Câble unique Câble faisceau

- Dispositions particulières pour les faisceaux doubles en fonction des intensités de


court-circuit

Icc < 31,5 kA

Icc ≥· 31,5 kA (toutes tensions)

BBP placé au plus prés des cosses

- 174 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Raccordements des descentes en câbles réalisées en faisceaux

Icc ·≥ 31,5 kA : Pour ces courants de court-circuit, il est nécessaire de diminuer les
efforts électrodynamiques s'exerçant sur les manchons d'ancrage ou de dérivation, ceci
grâce aux dispositions suivantes :

Installation de BTV

Les BTV sont installés sur les CVT conformément aux plans types des dispositions.
Dans les cas particuliers où ils sont inaccessibles ils seront installés sur un BBM en
remplacement du BBP prévu.

- 175 - Edition Janvier 1998


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10.4 - Catalogue des raccords pour connexions aériennes :

Le catalogue qui suit est destiné à être utilisé par un installateur de postes.
Il est présenté sous forme de tableau comportant en :

- Colonne 1 : la désignation conventionnelle du raccord, accompagnée d'un croquis


figuratif.
- Colonne 2 : un numéro de repère permettant de classer les différents raccords et
matériels

Le premier chiffre du numéro repère indique la catégorie fonctionnelle suivant le code ci-
après :

0 - pièces assurant les contacts de mise à la terre

1 - ensemble regroupant :
. cosses terminales des connexions en câble
. manchons de passage et coquilles de dérivation
. blocs bifilaires et entretoises de dérivation

2 - manchons d'ancrage des connexions tendues

3 - pièces pour câbles sans rôle électrique

4 - raccords permettant l'appui d'un tube sur isolateur ou sur sectionneur 2 colonnes.

5 - raccords permettant le raccordement d'un tube sur un appareil

6 - raccords de dérivation sur tubes

7 - pièces pour tubes sans rôle électrique

8 - raccords bimétalliques

9 - raccords en cuivre ou en alliage de cuivre

Le deuxième chiffre du numéro repère indique numériquement la position du raccord


dans la série fonctionnelle.

Pour les raccords câbles, tubes, bornes, le troisième chiffre du numéro repère indique
les caractéristiques du raccordement suivant le code ci-après :
´
Nature du Code Nature du Code nature de la Code
cable tube borne
Phlox 94,1 1 φ 30 0 M12 1
Phlox 147,1 2 φ 50 1 φ 30 2
Aster 228 3 φ 80 2 φ 40 3
Aster 288 4 φ 100 3 φ 50 4
Aster 570 5 φ 120x6 4 φ 63 5
Aster 851 6 φ 120x8 5
Aster 1144 7 φ 120x12 6

- 176 - Edition Janvier 1998


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Le quatrième chiffre donne pour certaines séries de raccords une indication


complémentaire telle que : nature du 2ème câble raccordé, nature du 2ème nombre de
trous de la plage, etc...

Pour les raccords Cu les chiffres repères indiquent indifféremment une borne ou un tube
de même section, le premier cité étant la borne.

- Colonne 3 : la référence ONE se composent :

. d'un sigle de 4 lettres maximum,

. d'un ensemble de chiffre caractéristiques

- soit de la géométrie de la connexion raccordée,

- soit des intensités permanentes ou de court-circuit, dérivées ou transversantes


écoulées par le raccord.

- soit d'une combinaison de ces deux paramètres.

- Colonne 4 : les caractéristiques des connexions raccordées, repérées par les lettre A,
B, C sur le croquis

- Colonne 5 : les caractéristiques géométriques et dimensionnelles du raccord.

- Colonne 6 : les caractéristiques électriques du raccord.

- Colonne 7 : des spécifications particulières d'emploi du raccord dans les installations


normalisées.

Remarque : Les caractéristiques mécaniques des raccords, correspondant aux


contraintes admissibles en régime statique (efforts permanents) ou dynamique (effort du
court-circuit), ne sont pas indiquées dans le catalogue.

Des essais ont montré que les raccords qualifiés présentent des caractéristiques
suffisantes, vis-à-vis des contraintes mécaniques susceptibles de leur être appliquées
lors d'une utilisation dans les installations normalisées.

Dans le cas d'ouvrages non normalisés, l'utilisation de raccords du catalogue sera


possible si l'installateur apporte la preuve que les contraintes mécaniques sur ces
raccords sont inférieures ou égales à celles subies par ces éléments dans les structures
normalisées.

- 177 - Edition Janvier 1998


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10.4.1 - Mise en oeuvre des raccords pour connexions aériennes

Choix des raccords

Le choix des raccords est fait dans chaque cas à partir des plans-types établis pour
chaque disposition et sur lesquels figure le numéro repère du catalogue.

Montage des raccords

Il est important de se conformer rigoureusement aux instructions de montage des


Constructeurs de raccords. Celles relatives au sertissage des manchons comprimés sont
exposés dans les Directives CSTG les autres points essentiels sont rappelés ci-
dessous.

. Préparation des surfaces de contact

Il s'agit d'éliminer les pellicules superficielles d'oxyde peu conductrices et d'empêcher


leur reconstitution.

. Raccordements boulonnés entre parties en alliage d'aluminium

Les surfaces de contact sont brossées sous graisse neutre, genre vaseline, à l'aide
d'une brosse métallique.

Cette première graisse est essuyée avec un chiffon.

La couche d'oxyde se reformant au contact de l'air, on évite une nouvelle formation de


cette pellicule en interposant une couche de graisse de contact-genre "Contactal" ou
similaire - qui, de plus, améliore la qualité des contacts.

Nota : La brosse métallique et le chiffon sont réservés exclusivement à cet usage et ne


doivent pas être utilisés, en particulier, pour le montage des raccordements entre parties
en alliage de cuivre.

Ces opérations ne concernent pas les plages de certains raccords, qui sont livrées
enduites de pâte de contact et protégées. Dans ce cas, il convient simplement d'enlever
la protection. Ces plages fournissent un exemple de la quantité de pâte à déposer dans
le cas général.

Il convient d'éviter soigneusement que la boulonnerie ne soit enduite de pâte, car sa


présence modifierait la relation entre le couple de serrage et l'effort axial.

. Raccordements boulonnés entre parties en alliage de cuivre

Le processus est analogue au précédent, la pâte de contact ne devant pas être


employée et étant remplacée par de la graisse neutre, genre vaseline.

- 192 - Edition Janvier 1998


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Serrage des raccords boulonnés

Les spécifications concernant la boulonnerie sont contenues dans les Directives CSTG
ci-après :

Il est rappelé que :

- l'utilisation d'un clé dynamométrique ou à échappement est obligatoire.

- le serrage des boulons doit être effectués selon le couple indiqué par le Constructeur
de records. A défaut de cette indication, les couples de serrage usuels ci-dessus
peuvent être utilisés. Tous serrage supplémentaire est nuisible.

. Boulonnerie en 7075 (état T 73)

Diamétre (mm) Couple de serrage (daN/m)


8 1
10 2,1
12 3,6
14 5,5
16 7

. Boulonnerie en cupro-aluminium UA 9

Boulon Couple usuel (daN/m)


H8 1
H 10 2,1
H 12 3,6
H 14 5,5

. Spécifications de montage des raccords pour tubes

1 . Dans ces raccords, les boulons des brides maintenant le tube sont toujours montés
en position verticale

2 . Les porte-tubes réalisant un appui articulé comprennent un dispositif permettant un


jeu de dilatation du tube de 60 mm. Ce dispositif possède des graduations repère, à
utiliser pour le montage correct du raccord en fonction de la température ambiante.

3 . Les porte-tubes réalisant un encastrement permettent un réglage de l'inclinaison du


tube dans la limite de ± 6° par rapport à l'horizontal. Ce dispositif de réglage sera bloqué
après montage définitif du tube.

4 . Dans le cas de raccords où le tube est interrompu (la continuité électrique étant
assurée par des shunts), le tube ne sera pas coupé au ras des porte-tubes, afin de
réserver la possibilité future de remplacer un raccord par un modèle équivalent dont la
géométrie serait légèrement différente, toutefois, dans le cas des raccords à

- 193 - Edition Janvier 1998


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dilatation, l'intervalle entre les extrémités des tubes coupés sera suffisant pour permettre
le jeu en dilatation de ces tubes.

10.4.2 - Mise en oeuvre des Manchons et cosses comprimées :

Généralités

Les manchons et cosses à compression hexagonale ne peuvent présenter toutes les


garanties nécessaires à un parfait comportement en exploitation que si un certain
nombre de précautions indispensables sont prises au cours de leur mise en oeuvre.

Les recommandations données ci-dessous, rédigées en liaison avec les constructeurs,


doivent donc être respectées très scrupuleusement.

Choix des raccords, presses et matrices

Raccords

Le manchon comprimé porte les indications suivantes gravées en creux :

- le nom du constructeur
- la section mm² et la désignation simplifiée du conducteur (Aster, Pastel, Aluminium)
- la cote sur plat des matrices à utiliser pour la compression.

Le câble à mettre en oeuvre étant parfaitement défini tant sur les plans types des
Directives CSTG que sur les plans d'exécution de l'Entreprise, il convient de choisir le
raccord qui porte rigoureusement l'indication des sections et de la nature qui lui
correspondent.

Presse

Le câble, le manchon ou la cosse étant ainsi bien définis, la presse peut être choisie.

Dans le cas des presses SAAE, utilisées au MAROC le choix de la presse peut être fait à
l'aide du tableau ci-après :

Type de Presse 20S 30 S 600 700 801 1501


SAAE
Section Manchon 0 à 147 0 à 147 0 à 612 0 à 612 0 à 612 411à1600
conducteur d'ancrage 0 à 147 0 à 147 0 à 612 0 à 612 0 à 612 411à1600
mm²) Cosse

Section du cable Manchon 0 à 60 0 à 228 0 à 228 0 à 228 228à375


de garde(mm²) d'ancrage 0 à 228 0 à 375 0 à 375 0 à 375 228à375
Cosse

- 194 - Edition Janvier 1998


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Matrices

En fonction du choix de la presse ou du vérin, on détermine le type de matrice.

Dans le cas des matrices et presses SAAE : 7 E pour la presse 700, 6 E pour presse
600 ... conformément aux indications du fournisseur.

On détermine la matrice adéquate, choisie dans la série précédente en fonction de


l'indication de la cote sur plat gravée sur le raccord.

Ex : 6 E 26 : pour une presse 600 et une cote sur plat de 26 mm.

Certaines matrices ont des cotes sur plat très voisines, par exemple 25 - 25,5 - 26. De
l'utilisation de la matrice exacte dépend la tenue du manchon ou de la cosse. Il ne faut
jamais substituer une matrice ayant une cote sur plat approchante à la matrice définie
par la presse et le manchon ou la cosse.

Préparation du matériel

. Préparation des manchons et des cosses

Les manchons et cosses sont soigneusement nettoyés afin qu'aucun corps étranger ne
souille l'intérieur des tubes ou n'obture l'entrée de l'alésage. Les plages des manchons
doivent rester garnies de leur papier ou plastique d'emballage et de leur graisse de
contact.

. Préparation de la presse

Il est indispensable de s'assurer avant le début des opérations de compression du bon


état de fonctionnement de la presse et du groupe motopompe.

. Préparation des matrices

Il convient de vérifier le bon état des matrices, de les nettoyer soigneusement, de les
enduire d'huile sur la partie hexagonale et de veiller à leur montage correct sur la presse.

Préparation des câbles

Dans tous les cas il faut placer des frettes sur le câble.

Les fils d'aluminium sont coupés à chaque extrémité du conducteur au moyen d'une scie
en laissant libre l'âme d'acier des câbles hétérogènes et en prenant garde de ne pas
l'endommager.

Le câble doit être soigneusement brossé à la brosse métallique pour être débarrassé de
toutes poussières, résidus charbonneux, terre, oxyde de façon à obtenir une surface
brillante.

- 195 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

La partie conductrice en aluminium ou en almélec doit être brossée une deuxième fois
après avoir été généreusement enduite de graisse de contact, type "contactal" ou
similaire. L'opération terminée, il convient de s'assurer qu'elle reste recouverte d'une
couche importante de graisse.

Les câbles sont alors prêts à recevoir les raccords qui leur sont destinés.

Montage des manchons et cosses de dérivation

manchons de passage et coquilles à plage de dérivation

- enfiler le manchon de passage sur le conducteur avant la compression des manchons


d'ancrage,

- positionner la plage de dérivation pour ne pas avoir une descente anormalement


inclinée.

Manchons d'ancrage et cosses de dérivation

Cas des câbles homogènes (Aster, Aluminium)

- s'assurer que l'extrémité du câble est bien au fond de l'alésage du manchon ou de la


cosse,

- veiller à la position de l'attache du manchon : dans les parties courtes il est parfois
difficile de remettre en place la chape pour qu'elle se trouve en face de la pièce
d'assemblage.

Cas du manchons d'ancrage pour câble de garde (MA 147,1)

- veiller à ce que le tube destiné aux couches conductrices soit enfilé sur le câble avant
de commencer la compression sur la partie acier

- s'assurer que l'extrémité de la partie acier du conducteur est bien au fond de l'alésage
du raccord acier,

- veiller à la position de la chape : dans les parties courtes il est parfois difficile de
remettre en place la chape pour qu'elle se trouve en face de la pièce d'assemblage,.

- effectuer la compression de la partie acier en suivant les recommandations du


paragraphe ci-dessous,

- lorsque la pièce en acier a été complètement comprimée, la recouvrir par le manchon


d'aluminium en le faisant buter contre la chape,

- positionner la plage de dérivation par rapport à la chape.

- 196 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Compression

Recommandations générales

- régler soigneusement la position des matrices dans les mâchoires de la presse,

- caler le câble pour qu'il reste dans l'axe du manchon positionné dans la presse,

- soutenir le manchon ou la cosse pendant l'attaque de la matrice et exercer une force


contraire à la déformation dès le début d'une amorce de courbure,

- les matrices doivent arriver parfaitement au contact avant de procéder à la passe


suivante,

- chaque nouvelle compression doit chevaucher la précédente au minimum du tiers de


la longueur de la passe. Pour éviter le cintrage des manchons ou des cosses, procéder
à un recouvrement plus important lors des premières passes (1/2 au lieu de 1/3),

- faire pivoter le manchon de 1/6e de tour autour de son axe à chaque passe,

- l'opération de compression n'est terminée que lorsque toute la partie "à comprimer" a
été matricée.

Cas des manchons de passage et des coquillages à plage de dérivation

On commence la compression au voisinage de la plage et on la poursuit jusqu'à


l'extrémité du manchon (voir annexe 1).

Cas des manchons d'ancrage et des cosses de dérivation

Il faut toujours commencer la compression par la partie du tube où se trouve l'extrémité


de l'âme ou du câble. En effet, vu l'allongement du câble sous l'effet de la compression,
l'opération inverse (à partir de la sortie du raccord) aurait pour effet d'entraîner des
contraintes mécaniques très importantes sur le raccord, pouvant conduire à des
incidents en explication.

Cas des manchons et des cosses de dérivation pour câble homogène

On comprime le tube conducteur en partant de la chape ou de la plage et en progressant


vers le conducteur (voir annexe 1).

Cas du manchon d'ancrage pour câble de garde (MA 147,1)

On commence la compression de la pièce en acier du côté chape de la partie acier vers


le conducteur.

Quand la pièce en acier a été complètement comprimée et recouverte par le tube en


aluminium, on comprime le manchon conducteur en partant de la chape de la partie
acier.

- 197 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

La compression se fait de la chape du manchon vers la plage et reprend après la plage,


vers le conducteur (voir annexe 2).

Manchons cintres après compression

La flèche prise par le manchon ne doit en aucun cas dépasser le 1/50 de sa longueur.
La reprise d'un manchon cintré devra être soumise à l'approbation du Maître d'Oeuvre.
Dans aucun cas, il ne devra être tenté de redresser un manchon cintré.

Finition

- Au cours de la compression de manchons ou de cosses sur certains conducteurs, il


peut arriver qu'une bavure se forme. Ceci n'enlève rien à la qualité du raccord mais les
bavures doivent être soigneusement limées pour éviter les effluves.

- Les papiers ou plastiques protecteurs des plages ne doivent être enlevés qu'au
moment du montage des plages. Il ne faut en aucun cas enlever la graisse de contact.

Résumé des points importants :

Les points importants de la compression des manchons comprimés peuvent donc se


résumer comme suit :

1 . Brossage énergique de la partie de câble destinée à être raccordée.


2 . Frettage du câble avant de le couper.
3 . Application abondante de pâte genre "contactal" sur le câble.
4 . Introduction du câble jusqu'au fond du manchon sans oublier au passage d'enlever la
frette d'extrémité.
5 . Choix des matrices de compression conformément au repère porté sur le manchon 6
. Compression au niveau du fond du manchon en vérifiant que l'extrémité du câble
demeure au fond du manchon.
7 . Réalisation des passes de compression successives en se rapprochant de l'orifice du
manchon et sans retour en arrière.
8 . Recouvrement de chaque passe d'au minimum un tiers de la surface comprimée
précédemment.
9 . La compression doit aller jusqu'au contact de deux matrices.
10. Pendant toute la durée de l'opération, maintien mécanique solide (ou à la rigueur,
manuel) du câble dans l'axe du manchon surtout pour des sections supérieures ou
égales à 570 mm².

- 198 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ANNEXE 1

COMPRESSION DES MANCHONS ET COSSES POUR CABLES HOMOGENES

- 199 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ANNEXE 2

COMPRESSION DES MANCHONS POUR CABLES PASTEL

- 200 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

11 - RESEAU DE MISE A LA TERRE

11.1 - Réseau de terre

Il sera prévu un réseau général de terre constitué par un maillage en câbles cuivre
enterrés à une profondeur minimale de 0,80 m, les sections du câble cuivre utilisé étant
de 116 mm² ou 147 mm² pour les postes THT/HT (1) et de 75² pour certains postes
HT/MT. Le réseau couvrira l'ensemble des installations 400, 225 et 60 kV, le bâtiment de
commande et, particulièrement, le poste intérieur MT ainsi que tous les bâtiments et
installations se trouvant à l'intérieur des clôtures.

Sa résistance devra être inférieure à 1 ohm. Si la résistance obtenue est supérieure à 1


ohm, les dispositions devront être prises par l'entreprise pour améliorer le circuit de terre
et obtenir une valeur de résistance inférieure ou égales à 1 ohm.

Les circuits de terre devront être disposés de façon à constituer des circuits bouclés
reliés sans interruption du conducteur aux charpentes et masses diverses.

Toutes les jonctions du réseau maillé seront réalisées hors du sol et des massifs par des
raccords appropriés à serrage par boulon facilement démontables.

Aucune connexion en antenne n'est admise pour la réalisation des circuits généraux de
terre.

Au point d'enfouissement dans le sol, les conducteurs du circuit de terre seront protégés
contre les corrosions éventuelles dues à l'emploi de produits désherbants par un ruban
adhésif à support vinylique ou autre, résistant dans de bonnes conditions et de façon
durable, à l'action de ces produits. La protection sera assurée sur une hauteur de 0,20 m
au-dessus du sol et une profondeur de 0,40 m en dessous. En dehors de cette zone, les
conducteurs ne recevront aucune protection. La boucle formée par le câble de terre au-
dessus du dispositif de fixation sur la charpente doit être suffisamment large et dégagée
de celle-ci pour permettre la mise en place correcte des pièces terminales des
connexions volantes de mise à la terre.

(1) dans certains cas (poste de contrôle) la section de câble du circuit maillé de terre
devra être supérieure pour permettre l'écoulement du circuit de défaut.

11.1.1 - Mise à la terre des neutres de transformateurs

Les neutres des enroulements 400, 225 et 60 kV des transformateurs de puissance


seront raccordés au réseau maillé général par l'intermédiaire d'un sectionneur ou d'une
barrette. La connexion entre le sectionneur et le réseau de terre sera isolée par rapport
aux masses pour une tension de 35 kV et 138 kV et protégée mécaniquement par un
tube en fibro-ciment jusqu'à une hauteur de 2,50 m au-dessus du sol.

- 201 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Le raccordement de cette connexion au réseau maillé doit être accessible et protégé par
une dalle. Au point de raccordement doivent aboutir au moins deux mailles (quatre
conducteurs) du réseau général de terre.

Le neutre de l'enroulement MT des transformateurs 60 kV/MT sera relié au réseau maillé


général par l'intermédiaire d'un sectionneur ou d'une barrette et dans certains cas d'un
résistance limitant le courant de défaut (300 A en 22 kV). La connexion de raccordement
à la terre sera isolée de la masse et protégée par un tube en fibro-ciment ou du grillage
jusqu'à son branchement au réseau maillé.

11.1.2 - Mise à la terre des masses et appareils :

Dans la plupart des postes existants, les câbles de garde des lignes 400, 225 et 60 kV
sont arrêtés sur le dernier pylône et par une descente de terre et un raccordement enterré
en câble de cuivre au réseau maillé général. Pour des extensions sur ces installations,
l'entreprise devra réaliser un raccordement identique à celui réalisé sur les travées départs
existantes.

Pour les installations nouvelles, les câbles de garde des lignes 400, 225, 60 kV seront
arrêtés sur le portique d'ancrage de la travée départ correspondante et raccordés par
l'intermédiaire d'un câble cuivre au réseau maillé général du poste dans le cas des
charpentes peintes.

Toutes les masses métalliques de l'installation : charpentes, armoires, coffrets, châssis,


bâtis d'appareils, cuves des transformateurs, voies de manutention, portails et portillons,
etc ..seront réunies au réseau maillé général.

La mise à la terre des cuves et bâtis d'appareils montés sur charpentes métallique fixe
ainsi que du câble de garde (dans certains cas) peut être faite par l'intermédiaire de la
charpente étant entendu que les éclissages nécessaires sont prévus pour assurer un
contact électrique satisfaisant entre charpentes et appareils et entre éléments de
charpente boulonnés.

Par contre, il sera prévu un raccordement direct au réseau maillé par câble cuivre de 75
mm² de section ou trolley cuivre 80/10 pour les appareils suivants :

- neutre et borne de terre des réducteurs de mesure,

- neutre de l'enroulement BT des TSA,

- bornes des parafoudres et dispositifs de couplage et des protections HF,

- blocs de commande des sectionneurs. Il sera prévu une tresse en cuivre réunissant la
poignée de manoeuvre au bloc de commande.

Par câbles cuivre de 75 mm² pour :

- couteaux de terre des sectionneurs de ligne.

- 202 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Toute la boulonnerie des raccords utilisés pour la réalisation des mises à la terre devra
être inoxydable par nature, en bronze ou acier inoxydable.

Dans le cas de raccordement sur des pièces galvanisées, toutes dispositions devront être
prises pour éviter l'apparition du couple électrolytique cuivre-zinc (interposition de
plaquette de cuivre étamé par exemple).

11.1.3 - Caillebotis métallique :

Il sera installé devant chaque commande de sectionneur, un caillebotis galvanisé, de


dimensions suffisantes pour que l'agent exécutant une manoeuvre ne soit pas amené à le
quitter au cours de cette manoeuvre (1).

Ces caillebotis ne seront pas isolés. Ils seront réunis par câble cuivre au bloc de
commande du sectionneur.

11.1.4 - Clôtures grillagées :

Les clôtures grillagées devront être reliées au circuit général de terre du poste par des
antennes de mêmes sections que le circuit de l'ouvrage.

(1) dans certains cas : notamment pour les sectionneurs à commande tournant dans le
plan horizontal de 90° ou 180° il sera nécessaire de prévoir 3 ou 5 caillebotis standards.

11.2 - Réseau de terre :

11.2. 1 - Règles électriques - calcul des circuits de mise à la terre :

Détermination de la section des conducteurs de terre parcourus par le courant de court-


circuit.

La détermination de la section des conducteurs de terre sera effectuée à partir des


hypothèses de température suivantes :

- si chaque câble correspondant à une voie d'écoulement n'est parcourus que par la
moitié du courant maximal de court-circuit, l'échauffement est inférieur à 120°C.

- si le courant se partage dans les propositions 1/4, 3/4 entre les deux voies
d'écoulement, l'échauffement maximal est de 350°C pour l'une et 25°C pour l'autre.

- si la totalité du courant passe par une seule voie, son échauffement final est de l'ordre
de 750°C alors que la température de fusion du cuivre est supérieure à 1000°C.

Lors d'un défaut, la résistance de mise à la terre du câble entre les 2 noeuds qui
encadrent le défaut peut être grandement augmentée par la dessiccation du sol voisin.
Cependant, grâce au maillage du circuit, la résistance globale de mise à la terre ne

subit pas de variation sensible. De plus, la rapidité d'action des protections du réseau
permet d'éliminer le défaut avant que le câble de terre ne soit endommagé.

- 203 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Les diagrammes de Gut et Grundberg permettent de déterminer l'échauffement d'un


conducteur en cuivre soumis pendant le temps "t" à la densité de courant δ sans perte de
chaleur (δ en ampères par mm², t en secondes).

A titre d'exemple, nous obtenons les valeurs suivantes :

Icc (KA) / t (s) 20 / 1s 31,5 / 1s 40 / 1s


S (mm²) 75,5 116,2 147,1
δ².t 70300 73500 73900

Nous pouvons prendre, pour les trois premier cas, le cas le plus défavorable soit
δ ² ≠ 74 000, ceci correspond, selon la répartition du courant de court-circuit dans le
conducteur de terre, approximativement aux échauffements suivants :

Répartition Echauffement en degré Celcius


I1 I2 20-31,5-40 KA

0 Icc 0 750
Icc/2 Icc/2 120 120
Icc/4 3Icc/4 25 350

. Résistance des prises de terre

La résistance d'une prise de terre de forme et de dimensions données est proportionnelle


à la résistivité du terrain, en terrain homogène elle est inversement proportionnelle à ses
dimensions linéaires.

La résistance des prises de terre de forme très allongée dépend relativement peu des
petites dimensions et varie à peu près comme l'inverse de la grande dimension. Par suite,
plus le sol est mauvais conducteur, plus on a l'intérêt à recourir à des prises de terre de
forme très allongée.

Les formules qui suivent ne sont que grossièrement approximatives.

Electrode en forme de plaque circulaire, horizontale ou verticale de rayon r renfoncée à


une profondeur h, on a :
ρ r
R= (1 + ) ou plus simplement
8r 2,5 h + r

- 204 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ρ
R= pour une profondeur infinie
8r

ρ
R= pour une profondeur nulle.
4r

Electrode en forme de boucle circulaire horizontale de rayon r, enfouie à une profondeur h


et constituée par un conducteur de diamètre d :
ρ 16 r 4r
R = 0,366 (log + log )
2πr d h

Piquet vertical de longueur L et de diamètre d :


ρ log 3 L
R = 0,366 .
L d

La terme logarithmique ne varie que très lentement avec les valeurs usuelles de L et de d,
il est pratiquement toujours compris entre 2 et 3 et un doublement du diamètre ne le
modifie que de 10 à 15 % seulement.

La résistance par mètre de piquet ou la tension du piquet quand il écoule 1 A/m ne dépend
guère des dimensions du piquet et est à peu près égale à la résistivité du terrain. Il est
donc illusoire de chercher à diminuer la résistance d'une prise de terre en augmentant la
grosseur des piquets, il est plus efficace d'augmenter leur longueur ou leur nombre.

Il est à noter que l'enfouissement du piquet diminue notablement les potentiels et les
gradients à la surface du sol à proximité du piquet.

- Conducteur rectiligne enterré horizontalement en longueur L, de diamètre d, enterré à


un profondeur h :

ρ 3L 3L
R = 0,366 (log + log )
L 2d 8h

- Prise de terre à bras rayonnants - L étant la longueur de chaque branche, d le diamètre


du conducteur, h la profondeur d'enfouissement :

ρ 4L L
Deux branches à 180° R = 0,366 (log + log * 0,250)
2L d h

ρ 4L L
Etoile à 3 branches R = 0,366 (log + log + 0,465
3L d h
h
* 0,18
L

- 205 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

ρ 4L L
Etoile à 6 branches R = 0,366 (log + log + 2,98
6L d h

h
* 1,36 )
L

Soit des bras se 10 m de longueur et de 1 cm de diamètre enfouis à 1m de profondeur, on


obtient :

Nombre de branches Résistances

1 0,137 ρ
2 0,082 ρ
3 0,062 ρ
4 0,053 ρ
5 0,046 ρ

Cas d'un réseau maillé de conducteur enterrés

Résistance de terre

D'une façon générale la résistance de terre d'un réseau maillé se compose de 2 termes.
L'un correspond à la résistance de terre d'une plaque pleine de même contour, l'autre
correspond à la longueur de conducteur enfoui.

Si la longueur du terrain n'excède pas considérablement le double de la largeur on peut


employer les formules suivantes :

- en terrain homogène de résistivité ρ


ρ ρ
R = 1,6 + 0,6
P L

- en terrain de résistivité ρ1 en surface et ρ2 en profondeur :

ρ2 ρ1
R = 1,6 + 0,16
P L

P = périmètre du réseau maillé

L = longueur de conducteur enterré


- de toute façon la formule R = = peut être considérée comme
P
une approximation suffisante.

Dimensionnement des électrodes pour l'écoulement d'un courant de défaut donné

- 206 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

en appelant :

I = le courant de défaut à écouler dans une électrode (en ampères)

t = le temps admis pour l'écoulement de ce courant avant l'ouverture du disjoncteur (en


secondes)

ρ = la résistivité du terrain (en Ω cm)


T = l'élévation de température admise pour la couche de terrain en contact immédiat
avec l'électrode (en degrés centésimaux).

L'élévation de température due au passage du courant est maximale dans la couche de


terrain offrant la section minimale c'est-à-dire dans la couche d'épaisseur 1 cm en contact
avec l'électrode.

L = longueur de l'électrode (en cm)


d = son diamètre extérieur (en cm)
d + 2 = le diamètre extérieur de la couche de terrain de 1 cm considérée

Le volume de terre pour le quel la dissipation du courant entraîne une élévation de


température ∆T donnée est :

π [(d + 2)²- d²]


V= x L en cm 3 (1)
4

La résistance électrique de cette couche de 1 cm sera :

ρ
R= en ohms
V

Quantité de chaleur à dissiper

Q = B I² t en Joules (2)

Quantité de chaleur dissipée par la couche de terrain de 1 cm autour de l'électrode en


appelant :

δ = la densité du terrain
C = sa chaleur spécifique (en Joules par gramme et par degré)
V = en cm3
Q = δ.C.∆T.V. (4)
En égalant les expressions (2) et (3) il vient :

R I² t = δ.C ∆T.V

- 207 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

En transposant et remplaçant R par sa valeur on trouve


V
ρ I² t en cm3 (4)
V=
δ .C. ∆ T

partant de la formule (1) il sera facile en se fixant le diamètre de l'électrode, de déterminer


sa longueur.

11.2.2 - Définitions et caractéristiques des sols

Généralités

Terminologie

- Terre de protection

Les mises à la terre de protection sont composées essentiellement d'un réseau de


conducteur nus enterrés auxquels sont reliés de manière permanente les bâtis, masses
métalliques et ferrures diverses de l'installation susceptibles d'être mis accidentellement
sous tension. Ces dispositions sont destinées à protéger les personnes contre les dangers
que peut comporter le contact avec tout objet métallique, mis accidentellement sous
tension par un défaut d'isolement. La terre de protection est donc un réseau de
conducteurs nu enterrés reliant entre elles les masses métalliques.

Terres pour travaux

Il est obligatoire, avant toute intervention sur les installations à haute tension, de relier
celles-ci à la terre de protection, de façon à protéger le personnel d'exécution contre toute
mise sous tension intempestive. Le circuit de terre de protection comporte des systèmes
de connexions permettant de raccorder, quand cela est nécessaire, ces mises à la terre
pour travaux. Les terres pour travaux sont donc composées de dispositifs temporaires
reliant le matériel HT à la terre de protection.

Terres de service

Ces terres participent au comportement général du réseau (limitation des tensions,


fonctionnement des protections) en cas de surtension ou de défaut d'isolement en un point
quelconque. Notamment, les mises à la terre des conducteurs ou bornes de neutres et les
terres des limiteurs de tension appartiennent à cette catégorie.

Les terres de service peuvent être reliées ou non au circuit de terre de protection. Les
terres de service font donc partie intégrante du réseau et réalisent entre le réseau et la
terre des liaisons permanentes ou non.

Filet de garde

Il est formé de conducteurs nus tendus au-dessus du poste. Il protège les installations à
haute tension d'un coup de foudre direct.

- 208 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- Réseau général de terre

Par convention, on appellera réseau général de terre l'ensemble formé par les terres de
protection, le filet de garde et les dispositifs permanents permettant les mises à la terre
pour travaux et de services. Toutes les masses reliées au réseau général de terre
participent donc à ce réseau.

Rôle du réseau de terre de protection

Le rôle primordial de la mise à la terre des installations électriques est d'assurer la sécurité
des personnes et du matériel. Ce réseau de terre doit être conçu de telle façon, qu'en cas
de défaut à la terre, la tension de pas et la tension de contact n'atteignent pas des valeurs
prohibitives.

Le réseau général de terre sert à écouler des surtensions à front raide (manoeuvres
d'appareil HT, foudre) ou des surintensités (défaut à la terre) qui sont transmises par
couplages inductif et capacitif à tout corps conducteur placé à proximité et notamment à la
filerie BT. Il est utile de respecter quelques règles d'implantation des circuits de terre pour
diminuer les effets de ces régimes transitoires, graves pour le matériel BT : ces règles
d'implantation font l'objet des plans-types.

Néanmoins un circuit de terre, aussi bon soit-il, ne peut seul assurer une sécurité totale.
en fait la rareté des défauts, leur courte durée (liée au bon fonctionnement des
protections) et la faible probabilité de stationnement du personnel aux points dangereux
constituent les plus efficaces agents de protections.

Règlements administratifs (voir arrêtes techniques)

Il est impératif que le réseau général de terre satisfasse aux conditions suivantes :

- le réseau général de terre est constitué de mailles reliant, sans interruption des
conducteurs, les charpentes, les rails et les autres pièces métalliques susceptibles d'être
mises directement sous tension, lors d'un défaut,

- aucun appareil de coupure n'est intercalé sur les conducteurs du réseau général de
terre,

- les bornes de terre des transformateurs de mesure sont reliées au réseau général de
terre,

- les sections des conducteurs du réseau général de terre sont calculées pour résister aux
courant maximaux de court-circuit,

- les conducteurs de terre sont protégés contre les dégradations mécaniques, chimiques
(corrosion due à l'agressivité du sol) ou électrolytiques (contact avec des métaux
différents),
- la section minimale des conducteurs de terre en cuivre est de 25 mm²

- 209 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

- les connexions entre les conducteurs du réseau général de terre ou entre celui-ci et les
pièces métalliques sont faites de manière à ne pas risquer de se détériorer et par suite de
ne plus remplir leur rôle,
- les masses des appareils à relier à la terre doivent être reliées individuellement aux
conducteurs du réseau général de terre. Deux masses simultanément accessibles à une
personne doivent être reliées à un même conducteur de protection.

Il est souhaitable que :

- la superficie du polygone circonscrit au maillage soit au moins égale à 2 500 m²


- la résistance du réseau général de terre soit inférieure à 1 ohm, pour des conditions
saisonnières moyennes.

Caractéristiques des sols

La résistance d'une prise de terre est proportionnelle à la résistivité du sol. Il est donc
important de déterminer cette résistivité. Pour les postes de grande étendue les mesures
doivent être faites en plusieurs points.
La résistivité est mesurée en ohm mètre et correspond à la résistance en ohm d'un cube
de 1 m de côté. Le tableau joint en annexe donne l'ordre de grandeur de la résistivité de
divers terrains.
La résistivité présente les caractéristiques suivantes :

- le sol étant un élément hétérogène, sa résistivité est variable d'un endroit à un autre
selon les roches qui le composent et suivant la profondeur des différentes couches de
matériaux.

- Par ailleurs, la conductivité du sol est essentiellement de nature électrolytique et la


résistivité des couches superficielles présente de très importantes variation saisonnières
sous l'effet du gel et de la sécheresse qui l'augmentent ou de l'humidité qui la diminue. En
général, les couches superficielles ont une épaisseur inférieure à 50 cm.

- La granulation du terrain influe sur la porosité et son pouvoir rétenteur d'humidité donc
sur la qualité des contacts avec les électrodes de câbles de terre. Il peut parfois être
nécessaire d'entourer les électrodes avec une épaisseur de terre fine et grasse ou de tout
autre matériau améliorant ce contact et ne s'altérant pas dans le temps.

- Enfin, la résistance des prises de terre diminue légèrement avec le courant écoulé.
Cependant, lorsque le conducteur atteint 100°C l'eau contenue dans le sol se vaporise
et la résistivité du solaugmente considérablement. Il peut même y avoir formation d'arcs
à travers les couches desséchées du sol et tronçonnement du conducteur de terre. Ainsi,
il est très important d'éviter cette dessiccation du sol, et il convient de prévoir des
protections rapides, et de calculer la section des conducteurs de terre de façon qu'ils ne
puissent pas être portés à des températures nettement supérieures à 100°C pendant
plusieurs secondes.

- 210 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

11.2.2.A - Annexe :

ORDRE DE GRANDEUR

DE RESISTIVITE DE DIVERS TERRAINS

NATURE DU TERRAIN RESISTIVITE ρ (Ω m)


Shisters graphitiques de l’ordre de 1 à 35
Terrain marécageux de quelques unités à 30
Limon 20 à 100
Humus 10 à 150
Tourbe humide 5 à 100
ARGILES ET MARNO-CALCAIRES 10 à 200
Argile plastique 50
Marnes et argiles compactes 100 à 200
Marnes du jurassique 30 à 40
SABLES ET GRAVIERS 50 à 3000 et plus
Sable argileux . 50 à 500
Sable silicieux . 200 à 3000
Sol pierreux nu 1500 à 3000
Sol pierreux recouvert de gazon 300 à 500
GALETS, BLOCS DE SILEX 1000 à 10000 et plus
CALCAIRES 100 à 5000
Calcaires tendres 100 à 300
Calcaires compacts 1000 à 5000
Calcaires fissurés.................. 500 à 1000
SCHISTES 50 à 300 et plus
Micschites .............................. de l’ordre de 800
GRES 100 à 10000 et plus
ROCHES ERUPTIVES 300 à 10000 et plus
Granites de Vire . 300 à 500
Granites de la Truyére suivant altération 10000 à 15000
Granites de la Dordogne suivant altération 1500 à 10000
Granites trés altérés . 100 à 600
Basaltes, andésites 800 à 10000 et plus
Tuf siliciés 20000 à plus

- 211 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

11.2.3 - Conception du réseau général de terre des postes aériens

Réalisation du réseau souterrain

Géométrie du circuit

- le circuit de terre de protection est constitué par un réseau maillé en câbles nus.

- Le maillage doit être assez serré pour limiter les tensions de pas et de contact à des
valeurs non dangereuses pour le personnel. En général, dans les grands postes, un
maillage lâche sur une grande surface serait suffisant pour écouler le courant de défaut, il
est néanmoins important de diminuer les dimensions des mailles aux points de forts
gradients de potentiel de façon à diminuer les tensions de pas.

- Les conducteurs de terre enfouis à très grande profondeur sont entourés de surfaces
équipotentielles cylindriques. si le conducteur est proche de la surface du sol ces surfaces
équipotentielles sont déformées, ce qui a pour effet d'augmenter la résistance de la prise
de terre ainsi que les tensions de pas. En théorie, ces conducteurs de terre doivent donc
être enterrés à une profondeur aussi grande que possible. Néanmoins, compte tenu du
prix de revient des tranchées, il est peu judicieux d'enfouir les câbles de terre de plus de
1m. Un profondeur de 0,80 m est un compromis satisfaisant.

- Par ailleurs, pour éviter qu'un appareil, par suite de la rupture d'un câble de terre, ne soit
isolé du réseau général de terre, aucune connexion en antenne n'est admise pour la
réalisation du circuit général de terre.

- Les conducteurs de terre sont reliés entre eux par des raccords appropriés de type
comprimé ou par des soudures aluminothermiques.

- Au cas où la résistance de terre du poste serait trop élevée, il est envisageable de relier
ce circuit général de terre à des électrodes cylindriques (puits de terre) enfoncées à la
périphérie du réseau de terre et sur une profondeur supérieure au dixième du diamètre du
cercle circonscrit au réseau de terre.

Caractéristiques des conducteurs de terre

Nature

Les conducteurs sont des câbles nus, en cuivre recuit ou écroui.

L'utilisation de conducteurs en aluminium ou en alliages légers est strictement prohibée


pour la réalisation des réseaux souterrains du fait de leur mauvaise résistance à la
corrosion due à l'acidité des sols ou de certains types de ciments.

La réalisation du circuit de terre est telle que tout contact, même accidentel, avec un métal
différent susceptible de provoquer une corrosion électrolytique, soit impossible.

- 212 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Forme géométrique

La forme cylindrique des conducteurs de terre est celle qui conduit au plus petit périmètre
à section égale, donc à la moins grande facilité d'écoulement du courant. Mais la
résistance de terre d'une longue électrode dépend très peu de son diamètre, il

est donc inutile de s'écarter de la forme cylindrique qui est mécaniquement la plus
robuste, économiquement la moins chère et surtout la plus facile d'emploi (connexions
aisées, rayon de courbure favorable à la mise en oeuvre ...).

Nombre

Le raccordement d'un équipement à la terre s'effectue au moins par un câble formant une
boucle ininterrompue du circuit et offrant donc au courant de défaut au moins 2 voies
d'écoulement.

Sections

Le tableau ci-dessous indique les sections des câbles de terre en cuivre correspondant à
chaque niveau de courant de court-circuit normalisé :

Icc eff 20 KA 31,5 KA 40 KA


inférieur ou égal à
S (mm²) 75,5 116,2 147,1

La méthode de calcul permettant de déterminer ces sections est exposée dans les
Directives.(CSTG)

Dispositions particulières susceptibles de diminuer les surtensions de manoeuvre

Le sol se comporte comme une résistance quasiment pure à l'égard de la plupart des
phénomènes électriques. Ce n'est que dans le cas de la conjugaison d'une résistivité
extrêmement grande et de fréquences très élevées ou d'ondes de choc à front très raide
que la capacité du sol peut intervenir.

En vue de diminuer le couplage électromagnétique entre les câbles BT et le matériel HT, il


est nécessaire de protéger des câbles BT par une gaine métallique mise à la terre aux
deux extrémités du câble.

Afin de :

- diminuer la surface de la boucle formée par la gaine des câbles et le circuit de terre qui
sert de conducteur de retour lors d'une surtension de manoeuvre,

- limiter, en cas de défaut, le courant circulant dans la gaine des câbles,

- éviter de réaliser deux tranchées différentes,

- 213 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Il est fortement conseillé d'enfouir le plus souvent possible les conducteurs de terre sous
la filerie BT enterrée ou en caniveaux. Ceci conduit à poser le câble de terre à 0,80 m de
profondeur. Dans le premier cas les câbles BT sont enterrés à 0,50 m de profondeur,
dans le deuxième cas les caniveaux de câbles BT sont installés dans la tranchée ainsi
constituée, conformément aux dispositions retenues pour les niveaux d'arasement.

Il est à noter que l'épaisseur de terre séparant le câble de terre de la filerie BT doit être au
moins de 0,30 m, de façon que la résistance de terre du câble ne soit pas trop augmentée
et aussi de façon à éviter que l'échauffement du conducteur de terre ne détériore la filerie
BT.

Afin d'améliorer la répartition des courants HF dans les têtes de cellules, il convient d'une
part de resserrer le maillage du circuit de terre à cet endroit et d'autre part de relier au
réseau de terre chaque châssis support d'appareillage HT par deux boucles fixées sur des
pieds diagonalement opposés, les 2 conducteurs d'une même boucle formant entre eux
un angle d'environ 90°C. Ces dispositions sont précisées sur les plans types
correspondants.

Enfin, pour limiter les surtensions transmises par les jeux de barres et les transformateurs
de tension barres, les bornes de terre des T.T doivent être reliées directement entre elles
par un câble de terre.

Connexions entre les circuits de terre des différents niveaux de tension d'un même
poste

Pour que les courants de défauts aient le plus grand nombre possible de chemins
d'écoulement, il est nécessaire de connecter entre eux les circuits de terre des différents
niveaux de tension d'un même poste.

Cette connexion doit être faite par au moins deux câbles de terre, ces câbles de terre
étant éloignés le plus possible l'un de l'autre.

raccordement des différents équipements au réseau de terre

Principes généraux de raccordement

Les charpentes principales, les châssis supports d'appareillage et, d'une façon générale
toutes les masses métalliques sont reliées à au moins une boucle ininterrompue du
réseau de terre souterrain. Ce raccordement est réalisé par l'intermédiaire d'un sabot de
terre à ailettes, placé juste au dessus du sol à partir duquel peuvent être tirées des
antennes aériennes.

Lorsque les appareils sont montés sur châssis-supports fixes, la mise à la terre des cuves
et châssis d'appareils peut se faire par l'intermédiaire du châssis-support, étant entendu
qu'il est nécessaire d'assurer un contact électrique satisfaisant entre celui-ci et les
appareils supportés.

Nature et section des conducteurs de raccordement aériens

- 214 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Ces conducteurs sont des câbles en cuivre recuit ou écroui. Sauf cas particuliers précisés
sur les plans-types, il n'y a pas lieu d'utiliser des câbles de terre munis d'une gaine
isolante.

Lorsque les conducteurs de raccordement sont susceptibles d'être parcourus par le


courant de court-circuit, ils ont la même section que les câbles du réseau de terre
souterrain. Lorsqu'il s'agit uniquement d'assurer une mise au potentiel d'un appareil, des
câbles de section plus réduite sont utilisés dans la mesure où cette section n'est pas
inférieure à 25 mm²

L'ensemble des raccordements doit être réalisé à l'aide des raccords spécifiés dans le
présent document du CSTG.

. Fixation des câbles le long des charpentes

La fixation des câbles le long des charpentes est nécessaire pour deux raisons :

- le câble doit être convenablement positionné et maintenu le long de la charpente,

- le câble doit être éloigné de la charpente pour que le contact charpente-câble cuivre ne
provoque pas de corrosions électrolytiques.

Dispositions particulières à chaque matériel

a - Transformateurs de tension

Pour minimiser le niveau des perturbations à haute fréquence transmises aux bornes
secondaires des transformateurs de tension, la borne P2 de l'enroulement primaire est
placée dans le coffret de raccordement de l'appareil à l'intérieur duquel est réalisé la
liaison P2-masse-terre. Il suffit donc de raccorder la prise terre du coffret au réseau
général de terre.

b - Transformateurs de courant

Le coffret basse tension de l'appareil qui contient la borne de mise à la terre du S2 doit
être relié le plus directement possible au réseau général de terre.

Disjoncteurs

a - Disjoncteurs à 72,5 kV posés sur châssis


Leur mise à la terre peut se faire soit par un câble de terre soit par l'intermédiaire du
châssis, un éclissage électrique de section convenable est, dans ce dernier cas, réalisée
entre le socle de l'appareil et le châssis.

b - Disjoncteurs à 245 kV

- 215 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Pour permettre la mise en place des terres pour travaux lors de l'intervention sur ces
disjoncteurs, il est nécessaire de disposer de deux conducteurs de terre perpendiculaires
à l'axe des pôles de disjoncteurs, de part et d'autre de ceux-ci. Chacun de ces
conducteurs est fixé à la base du châssis de l'appareil par des sabots de terre à ailettes.

Les constructeurs des disjoncteurs assurent l'éclissage électrique des éléments


complémentaires et différents supports d'un même pôle de disjoncteur.

Masse des transformateurs de puissance

Pour assurer le fonctionnement correct de la protection de cuve des transformateurs de


puissance et une mise à la terre efficace des écrans des câbles BT, il convient de se
confirmer au prescriptions du Constructeur du matériel.

En conséquence, les dispositions suivantes doivent être prises pour raccorder les
transformateurs au réseau général de terre.

- la cuve étant isolée des galets et des rails, s'il y en a, ceux-ci doivent être reliés
directement au circuit de terre,

- le T.C de cuve est isolé de celle-ci : la borne S2 et la masse de ce T.C doivent donc être
mises à la terre par une connexion séparée,

- la prise de terre des transformateurs doit être reliée à au moins deux mailles du circuit
général de terre, cette connexion est faite au travers du TC masse cuve.

- Pour les transformateurs dont la tension la plus élevée est supérieure ou égale à 225
kV, les armoires de réfrigération et du régleur sont reliées au circuit de terre séparément si
l'armoire de réfrigération n'est pas montée sur la cuve ou par une seule connexion si elle
est portée par la cuve.

Pour les transformateurs dont la tension la plus élevée est inférieure ou égale à 100 kV,
l'armoire de réfrigération est raccordée directement à la terre.

Neutre des transformateurs de puissance

Les documents en vigueur imposent la mise à la terre, directement ou par l'intermédiaire


d'une impédance de faible valeur du point neutre des ouvrages.

la connexion venant de la borne du neutre du transformateur, soit directement, soit par


l'intermédiaire d'un conjoncteur ou d'un sectionneur, est isolée par rapport aux masses et
descendue jusqu'à un point de connexion avec le réseau maillé, dans un tube isolant
allant du niveau du sol jusqu'à une hauteur de 2,50m. Le raccordement de cette
connexion au réseau maillé qui doit être accessible se fait dans un regard protégé par
une dalle. A ce point de raccordement doivent aboutir au moins deux mailles (soit quatre
conducteurs) du réseau général de terre.

Le conducteur de raccordement du neutre à la terre doit avoir une section permettant


d'écouler courant maximal de défaut.

- 216 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Sectionneurs

Les couteaux de mise à la terre des sectionneurs de ligne doivent reliés au socle du
sectionneur par une tresse de cuivre. Le socle est lui même relié au circuit de terre par
une connexion directe.

- Pour les sectionneurs à commande manuelle, il doit être installé un shunt en cuivre
entre l'axe de rotation de la commande et le boîtier proprement dit, et ce dernier est relié
par une connexion directe, fixée sur la charpente, au cadre support du caillebotis de
manoeuvre qui est fixe.

Ces caillebotis doivent avoir des dimensions suffisantes pour que l'agent exécutant une
manoeuvre ne soit pas amené à quitter partiellement la plate- forme durant cette
manoeuvre.

- Dans le cas de sectionneurs dont la manoeuvre est normalement commandée à


distance, à partir du tableau de commande du poste par exemple, il n'y a pas lieu
d'installer de caillebotis fixes devant les coffrets de commande locale de ces appareils. Il
est alors prévu la fourniture d'un caillebotis mobile qui est utilisé lors d'une manoeuvre
exceptionnelle.

Parafoudres - éclateurs

Les documents en vigueur précisent les points suivants :

Les bornes de terre des parafoudres à résistance variable placé sur des réseaux de 2° ou
3° catégorie doivent être reliées à la terre des masses.

Les bornes de terre des éclateurs peuvent être reliées à la terre des masses si l'une au
moins des conditions suivantes est remplie :

1° la résistance de terre est au plus égale à un ohm dans des conditions saisonnières
moyennes,

2° les points neutres qui sont mis à la terre sont tous reliés à la terre des masses.

3° la résistance de la terre des masses est suffisamment basse pour que, lors de
l'écoulement par l'éclateur du courant maximale de défaut monophasé à la terre, les
circuits dont le neutre est relié à une terre électriquement distincte de celle des masses
ne soient pas soumis à une tension supérieure à celle de tenue de l'isolement de ces
circuits à la masse.

Dans le cas contraire, l'emploi des éclateurs est interdit et il convient, s'il y a lieu, de se
protéger à l'aide de parafoudre à résistance variable.

En fait, l'une des 3 conditions ci-dessus, notamment la 1ère, est pratiquement toujours
réalisée dans les grands postes. Il est donc conseillé de réunir les bornes de terre des
parafoudres à résistances variable et des éclateurs au réseau général de terre.

- 217 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Réactances, Transformateurs triphasés de mise à la terre du neutre,


Transformateurs de services auxiliaires

- Les cuves des réactances sont mises à la terre à travers un T.C de cuve. le neutre,
lorsqu'il est relié à la terre, l'est à travers un T.C.

- Le neutre des transformateurs triphasés de mise à la terre du neutre est mis à la terre à
travers un T.C.

- Dans tous les cas, la cuve des transformateurs de services auxiliaires (TSA) est mise
directement à la terre sans protection.

Dans le cas où le TSA est relié à un transformateur triphasé de mise à la terre du neutre
par des câbles MT terminés à chaque extrémité par des traversées embrochables, la
liaison galvanique entre les deux appareils est supprimée en interrompant l'armure des
câbles MT sur une dizaine de centimètres.

Neutres des circuits de 1ère et 2ème catégories

Les neutres de ces circuits peuvent être reliés au circuit général de terre et il est alors
conseillé de le faire si les réseaux ne s'étendent pas en dehors du poste ou si la
résistance du circuit de terre est au plus égale à 1 ohm pour des conditions saisonnières
moyennes.

Voies de manutention

Les voies de manutention sont raccordées au réseau général de terre et des éclissages
électriques de section convenable sont réalisés entre les différents tronçons.

Installations de télécommunications

La protection des installations téléphoniques, aux entrées dans les postes de


transformation, contre l'élévation accidentelle du potentiel des terres, doit être conforme
aux règlements en vigueur.

- 218 - Edition Janvier 1998


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Conduites d'eau

Toute canalisation souterraine métallique sortant de la clôture du poste doit être


remplacée par une canalisation en matière isolante, sur une longueur de 2 m de part et
d'autre de la clôture ou du conducteur de terre le plus extérieur si le circuit de terre s'étend
au-delà de la clôture.

11.2.3.1 - Mise à la terre des clôtures et des portails :

Ce chapitre intéresse exclusivement les clôtures métalliques et les portails.

Mise à la terre des clôtures extérieures

. Cas général - Mise à la terre par câble enterré

A l'exception des cas particuliers précisés au paragraphe suivant la mise à la terre des
clôtures métalliques est constituée par un câble de cuivre de section 75 millimètres carrés
et enterré, dans le plan du grillage, à une profondeur de 50 centimètres au moins par
rapport au sol fini.

Une remontée sur le grillage est réalisée tous les 20 mètres, conformément aux plans
types.

Au droit des profilés supports de la clôture, le câble de cuivre doit passer entre les massifs
du support et de sa jambe de force si elle existe.

Le câble de mise à la terre ne doit pas être relié au réseau général de terre du poste.

Le choix de cette solution pour mise à la terre du grillage impose, pour installer la clôture,
la succession des étapes suivantes :

- Creusement, dans le plan de la clôture, d'une tranchée étroite profonde de 50


centimètres et élargissement de cette tranchée aux endroits prévus pour les supports
(tous les 2 mètres),

- Déroulage de câble de cuivre en prévoyant une remontée tous les 20 mètres,

- Comblement de la tranchée jusqu'à la cote - 30 centimètres par rapport au sol fini,


stabilisation du sol et coulage des massifs des profilés supports et des jambes de force :
le volume de ces massifs doit être déterminé en considérant l'état du sol après les
opérations de fouille et de stabilisation,

- Pose des palplanches de soubassement (voir paragraphe 3.2.3), du grillage et mise à la


terre de ce dernier

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. Cas particulier - Mise à la terre par piquets

La mise à la terre du grillage est réalisée, tous les 20 mètres, par des piquets de terre
de diamètre 16 millimètres et de profondeur 1,50 mètre, pour les clôtures grillagées.

Pour les postes qui ont la forme d'un rectangle dont les grands côtés sont parallèles aux
connexions tendues, ce parallélisme ne doit pas être supérieur à 130 mètres et le grillage
des grands côtés du rectangle doit se trouver, en tout point, à une distance minimale de
15 mètres de la connexion tendue la plus proche.

. Mise à la terre de clôture grillagées intérieures

Deux cas peuvent se présenter :

- Lorsque le réseau général de terre du poste ne pénètre pas dans l'enclos délimité par la
clôture grillagée intérieur, les dispositions du paragraphe précédent, relatives aux clôtures
extérieures, s'appliquent.

- Dans le cas contraire, le grillage est relié tous les 20 mètres, au réseau général de terre
du poste : la clôture intérieur et la clôture extérieure ne doivent avoir aucun contact
électrique.

. Mise à la terre des portails

La mise à la terre des portails dépend de leur procédé d'ouverture et de la clôture à


laquelle ils sont associés :

Influence du mode d'ouverture

Pour un portail pivotant, les deux vantaux doivent être relié, conformément au plan joint,
par un câble de cuivre de section 75 millimètres carrés et installé dans une buse sous la
route lourde.

Pour portail roulant, conformément au plan joint, la partie mobile du portail se trouve mise
à la terre par l'intermédiaire de ses dispositifs de roulement et de guidage. Ces dispositifs
sont reliés par un câble de cuivre de section 75 millimètres carrés et installé dans une
buse sous la route lourde.

Influence de la clôture associée

Si la clôture associée est mise à la terre par câble enterré, le câble de cuivre situé sous le
portail assure le continuité du circuit.

Si la clôture associée est mise à la terre par piquets ou si elle appartient à la famille A, les
deux extrémités du câble de cuivre situé sous le portail sont reliés à des piquets de terre
de diamètre 16 millimètres et de hauteur 1,50 mètre.

Remarque : Mise à la terre des équipements du portail

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Tous les coffrets, boîtiers ou masses métalliques de divers équipements électriques


doivent être reliés à la terre locale du portail.

- La référence du potentiel des câbles d'alimentation est le réseau général de terre du


poste. Un défaut peut donc porter ces câbles à un potentiel élevé par rapport à la terre
local du portail

Il y a donc lieu de prendre les précautions suivantes :

- Le blindage éventuel des câbles d'alimentation, relié par ailleurs au réseau général de
terre du poste, ne doit pas atteindre le portail : il faut donc le retirer à quelques mètres du
portail ou, si cette opération s'avère trop compliquée, raccorder un câble non blindé pour
arriver sur les boîtiers.

Les divers équipements électriques doivent donc assurer un isolement de 2 kilovolts à 50


Hz entre parties actives et masse, soit par construction, soit par transformateur
d'isolement.

Les diverses répartition effectuées sur les équipements électriques du portail doivent l'être
après avoir déconnecté les câbles en liaison avec li'ntérieur du poste.

11.2.4 - Catalogue des connexions pour mise à la terre :

Les connexions pour mise à la terre que l'on trouve dans un poste sont :

- les câbles de cuivre,

- les tubes de cuivre.

Les tableaux qui suivent indiquent, pour chacune de ces connexions :

- leur repère, porté sur les plans des dispositions normalisées,

- la section pour les câbles de cuivre,

- le diamètre intérieur, le diamètre extérieur et l'épaisseur, pour les tubes.

1/ Catalogue des câbles de mise à la terre

Désignation 75,5 116,2 147,1


Repére ∆ 11 12 13
Section (mm²) 75,5 116,2 147,1
Rayon de courbure 4 5 6
(cm)

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2/ Catalogue des tubes pour mise à la terre

Désignation 30x2,5 50x5


(Diamétre extérieur x épaisseur en
mm)
Repére ∆ 91 92
Diamétre extérieur (mm) 30 50
Diamétre intérieur (mm) 25 40

11.2.5 - Catalogue des raccords pour mise à la terre :

Domaine d'application

Le présent fascicule fixe les règles relatives à l'utilisation et au montage des raccords et
pièces annexes normalisés nécessaires pour la mise en place et le raccordement des
conducteurs de mise à la terre.

Les pages qui terminent ce document donnent la nomenclature et les caractéristiques


principales de ces raccords.

Disposition du catalogue

Les différentes colonnes des tableaux précisent pour chaque raccord :

- la terre repère portée sur les schémas type de raccordement des appareils

- la désignation en clair accompagné d'un croquis figuratif de la fonction remplie, sans


préjuger de la technologie

- la référence qui comprend :

. le sigle formé par les initiales de la désignation limitée à quatre lettres,

. le cas échéant, la définition des éléments raccordés conformément aux indications


portées sur le croquis et l'indication de l'intensité nominale traversante ou dérivée.

- les indications particulières nécessaires

Définition des éléments raccordés

Les câbles de cuivre sont désignés par leur section total en millimètres carrés.

Les tiges et tubes de cuivre sont désignés par leur diamètre extérieur en millimètres.

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description fonctionnelle des raccords

- STN (repère A) : sabot de terre nu

Le sabot de terre nu est un ensemble de deux bloc rainurés maintenant une boucle de
remontée du circuit de terre

- STA (repère B): sabot de terre à ailettes.

Il dérive du précédent du fait de l'adjonction d'une ou deux ailettes destinées à la fixation


des étaux de terre pour l'établissement des terres pour travaux.

Le STA 1 comporte une seule ailette et maintient une boucle de câble de cuivre de 75
mm¨ de section. Le STA 2 comporte deux ailettes et maintient une boucle de câble
cuivre de 75, 116, 147 mm¨.

- STND (repère C) STDA (repère D) : sabot de terre nu double, sabot de terre à


ailettes double.

Dérivent des deux précédents par l'adjonction d'une cale auxiliaire qui permet de fixer, en
plus de la boucle de remontée du circuit de terre, deux autres câbles de terre. Ces deux
câbles doivent avoir une section identique, celle-ci pouvant pas contre, être différente de
celle de la boucle de remontée.

- PBST (repère E) : plaque bimétallique pour sabot de terre

Les sabots de terre sont montés, le plus généralement, sur des charpentes en acier
galvanisé ou métallisé ou en aluminium. Le contact acier-cuivre, aluminium-cuivre ou zinc-
cuivre engendre une couple électrochimique et favorise une corrosion électrolytique. Les
plaques bimétalliques interposées entre le sabot de terre, le boulon et la charpente ont
pour rôle d'annuler ce couple tout en assurant la continuité électrique.

- CDCT (repère F) : cosse droite pour câble de terre


Elle permet le raccordement d'un câble cuivre sur la borne filetée d'un appareil.
La partie du raccord recevant le câble est sertie par rétreint hexagonal.
Du fait que ce raccord peut être serré sur des plages en alliage d'aluminium, il est étamé.

- CPDC (repère G): cosse déportée à plage carrée

Elle permet le raccordement d'un tube de cuivre sur un plat de cuivre.


Le tube est maintenu sur le raccord par au moins deux brides boulonnées.

- TDCT (repère J) : raccord de dérivation pour conducteur aérien.

Il permet une dérivation en câble sans interruption du câble principal.

Ce raccord peut être en té ou un bloc de doublement. Le raccordement est fait par


sertissage.

- 244 - Edition Janvier 1998


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Du fait de la possibilité de contact entre ce raccord et une charpente métallique, il est en


cuivre étamé.

- RCCE (repère K) : raccord de croisement pour conducteur enterré.

Il permet le croisement de deux câbles de terre sans qu'il y ait interruption de ceux-ci.
Le raccordement des câbles peut être réalisé soit par sertissage, soit en soudant les
câbles à l'aide d'un procédé aluminothermique.

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11.2.6 - Mise en oeuvre des raccords pour circuit de terre

Choix des raccords

Le choix des raccords pour conducteurs de mise à la terre est fait, dans chaque cas, à
partir des schémas types établis pour chaque appareil à haute tension et sur lequel figure
la lettre repère de la pièce dans le recueil nomenclature.

Sauf cas particulier, dont la solution serait à rechercher en fonction des impératifs qui
pourraient se présenter, les matériels qui font l'objet du recueil nomenclature permettent
de réaliser le raccordement correct de toutes les connexions qui entrent dans la
composition des postes construits selon les dispositions normalisées.

La sélection entre les différents modèles sera faite compte tenu des conditions
mécaniques et électriques dans lesquelles ils se trouvent placés, celles-ci sont précisées
sur les schémas d'installations.

Montage des raccords

Il est impératif de se conformer rigoureusement aux instructions de montage des


Constructeurs de raccords. Les points essentiels sont rappelés ci-dessus.

Préparation des surfaces de contact

Il s'agit d'éliminer les pellicules superficielles d'oxyde ou de couches étrangères, peu


conductrices, et d'empêcher leur reconstitution. Les surfaces de contact seront donc
brossées sous graisse neutre, genre vaseline, à l'aide d'une brosse métallique. Cette
première graisse est ensuite essuyée. La couche oxyde est généralement mince et fragile,
on évite une nouvelle formation de cette couche de graisse neutre qui ne nuit en rien à la
qualité des contacts.

Serrage des raccords boulonnés

Les spécifications concernant le serrage de la boulonnerie sont contenus dans le présent


document. Pour le serrage des boulons, l'utilisation d'une clé dynamométrique ou à
échappement est obligatoire.
Le serrage doit être effectué selon le couple indiqué par le Constructeur de raccords.

A titre indicatif, on rappelle les couples de serrage usuels de la boulonnerie en cupro-


aluminium UA 9 :

Boulon H8 1 daN.m
H10 2,1 daN.m
H12 3,6 daN.m
H14 5,5 daN.m

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Raccordements sur les charpentes et châssis-supports d'appareils

Le raccordement des boucles du circuit général de terre sur les charpentes et les châssis-
supports d'appareils se fait exclusivement à l'aide de sabots de terre (STN, STA, STND,
STDA).

Ils sont montés de façon que les rainures soient verticales. Dans le cas de charpentes ou
châssis-supports en alliage d'aluminium ou en acier galvanisé ou métallisé au zinc, des
plaques bimétalliques (PBST) doivent être interposées entre l'embase du sabot de terre et
la charpente d'une part et entre le boulon et la charpente d'autre part.

Les sabots de terre doubles ne doivent pas comporter plus d'une cale auxiliaire. Ils
peuvent être montés avec une ou deux encoches inutilisées : il convient, dans ce cas, d'y
placer de petites longueurs de câble de cuivre afin d'assurer le passage normal du
courant et réaliser le montage correct du raccord sans créer des contraintes de flexion sur
la boulonnerie.

Raccordements sur appareils

Le raccordement des câbles de terre sur les bornes filetées des appareils est réalisé à
l'aide de cosses serties par rétreint hexagonal (CDCT). L'indesserrabilité de la liaison est
assurée grâce un à contre écrou.

Le montage des cosses boulonnées devra répondre aux spécifications des paragraphes
ci-dessus.

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11.2.7 - Protection contre les surtensions atmosphériques- Règles électriques :

Le rôle de la protection contre la foudre est de limiter les conséquences des coups de
foudre, donc de diminuer les contraintes qui peuvent subir les matériels.

Ecoulement des courants de foudre

Les courants de foudre dans les postes peuvent provenir, soit de coups de foudre directs
sur les installations, soit de coups de foudre sur les lignes qui y aboutissent.

Dans les cas de coups directs, la terre locale doit écouler la totalité du courant de
foudre qui peut atteindre plus de 100 000 ampères pendant une centaine de micro-
secondes.

Dans le cas de coups de foudre sur les lignes en un point assez éloigné, la tension à
l'arrivée au poste est limitée par le contournement des isolateurs des pylônes situés entre
le poste et le point de chute de la foudre, de même le courant arrivant au poste est limité
car une partie de ce courant de foudre est écoulée par les terres des pylônes.

Cependant dans la plupart des cas le courant de foudre est suivi d'un courant de défaut à
50 hz dû au contournement des isolateurs.

Par conséquent, le dispositif de protection contre la foudre doit être relié à une prise de
terre très peu inductive capable d'écouler de très grandes intensités pendant un temps
très court (le courant de foudre est assimilable à une onde à front raide), ce circuit de terre
devant aussi pouvoir écouler les courants de défauts à 50 hz.

Dans les postes, le réseau général de terre a des dimensions suffisantes et un maillage
assez développé pour jouer le rôle de cette prise de terre.

Le dispositif de protection contre la foudre est donc relié au réseau général de terre du
poste par l'intermédiaire des charpentes, qui sont généralement capables d'écouler les
courants défaut et de foudre.

Câbles de garde des lignes

Les câbles de garde des lignes arrivant au poste sont connectés au réseau général de
terre du poste.

Ces câbles assurent ainsi la protection contre la foudre des têtes de cellules.

De plus, la connexion des câbles de garde des lignes à la terre du poste, améliore
l'écoulement des courants, lors de défauts se produisant aussi bien dans le poste qu'une
ligne.

Filet de garde

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La protection des postes est assurée par un filet de garde constitué par un ensemble de
conducteurs couvrant la surface des installations à une hauteur et avec des dispositions
telles que tous les matériels se trouvent dans la zone de protection.

Les règles permettant de déterminer cette zone de protection sont données en annexe.

Les conducteurs constituant le filet de garde sont des câbles Phlox de section 94 mm²
pour les postes 63 kV et des câbles Pastel de section 147,1 mm² pour les postes à 400 kV
et 225 kV.

Pour les postes à 225 kV, une bonne protection contre la foudre est assuré par le réseau
aérien représenté ci-dessous :

- 251 - Edition Janvier 1998


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a - ANNEXE

DETERMINATION DE LA ZONE DE PROTECTION


CONTRE LES SURTENSIONS ATMOSPHERIQUES

INTRODUCTION

On rappelle que le modèle électrogéométrique d'une ligne ou d'un ensemble de


conducteurs de poste permet de déterminer en fonction des dimensions d'un pylône ou
d'une charpente d'ancrage quelle doit être la zone de protection des fils de garde pour que
leur efficacité vis-à-vis de la foudre soit optimale. Il n'est utile de protéger un poste à haute
tension que contre les coups de foudre de grande intensité qui, en atteignant les parties
sous tension d'un poste, risqueraient de provoquer un déclenchement. On est donc
amené à considérer un courant de foudre critique Ic.

EQUATION INITIALE

D'après la théorie du modèle électrogéométrique la distance d'amorçage critique Γc est


liée au courant critique Ic par la relation :

Γ c = 9,41 Ic 2/3

Γ c en mètres
Ic en kA

MODELE REPRESENTATIF D'UN POSTE DE TRANSFORMATION

Le courant critique Ic est défini comme étant le rapport entre la tension de tenue aux
chocs de foudre du poste (Ut ) et

l'impédance de celui-ci (Z) vue par le coup de foudre, soit :

Ut
Ic =
Z

Ic en kA
Ut en kV
Z en Ω

Dans le cas le plus défavorable le poste se limite à la configuration suivante : une seule
arrivée alimentant un transformateur et un seul départ. La foudre tombant sur une des
connexions tendues du poste voit donc l'impédance d'une ligne en parallèle avec
l'impédance du transformateur en série avec l'impédance de la deuxième ligne.

- 252 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Or, pour des ondes à front raide, l'impédance d'un transformateur est capacitive et
nettement plus grande que celle d'une ligne. Ainsi, le courant de foudre s'écoule
pratiquement par une seule ligne.

D'autre part, l'impédance de ligne à considérer pour une onde à front raide est sensible
l'impédance caractéristique de la ligne. Nous pouvons donc prendre pour Z la valeur
Z = 400 Ω ce qui correspond au cas le plus défavorable.

ZONE DE PROTECTION OBTENUE AVEC DEUX CABLES DE GARDE

a - Cas des dispositions avec connexions transversales tendues en partie haute

- 253 - Edition Janvier 1998


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La zone de protection définie par le schéma ci-dessus correspond aux équations :

Ut
(1) Ic = Ic en kA ; Ut en kV ; Z en Ω
Z
(2) Γ c = 9,41 Ic 2/3 Γc en m ; h en m ; d en m

(3) Γ c² = d²+ (Γc - h)²

Connaissant Ut (tension de tenue aux chocs de foudre du poste), Z (400 Ω d demi-


largeur d'une travée normalisée), on en déduit Ic dont Γc puis h.

Il faut en outre que h soit supérieur à la distance minimale à la masse.

b - Cas des dispositions avec jeux de barres posées, en partie haute

Pour ces dispositions, les conducteurs à protéger sont les barres omnibus, les câbles de
garde leur étant perpendiculaires.

La hauteur h obtenue à partir des équations développées ci-dessus est la distance entre
le point le plus bas du câble de garde et la nappe des barres omnibus.

La hauteur d'accrochage des câbles de garde sur les charpentes par rapport au niveau du
sol est alors la somme de :

H=h+f

H : hauteur des conducteurs à protéger,


h : hauteur de protection,
f : flèche des câbles de garde.

- 254 - Edition Janvier 1998


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APPLICATION AUX POSTES

Un (KV) Ut (KV) Ic (KA) c(m) d (m) Distance h (m) h’ (m)


à la masse (m)
400 1425 3,56 22,00 13,25 3,50 4,45 5,50
225 1050 2,63 18,00 7,50 2,14 2,64 3,10
(1,64)
63 325 0,81 8,2 4,00 0,66 1,05 1,40

h' - hauteur des flèches supports de câble de garde normalisées.

ZONE A FORT NIVEAU ISOKERAUNIQUE

Dans les régions très exposées à la foudre, il peut être souhaitable de renforcer le réseau
aérien de protection.

Pour ce faire, on peut introduire dans l'équation (3) un coefficient de sécurité :

Γc² = d² + (αΓc-h)²

Ce coefficient a pour effet d'augmenter la hauteur des flèches-supports, et il peut prendre


des valeurs de 1 (cas étudié ci-dessus) à 1,2 (zones très exposées).

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11.2.8 - Limitation des perturbations radioélectriques :

Pour limiter les perturbations radioélectriques dues à l'effet de couronnes, la formule de


PEEK indique les dimensions des conducteurs nécessaires, compte tenu de leur
écartement.

2D
U = 3,5 d log
d

U : Tension la plus élevée pour le matériel (kV)

d : Diamètre des conducteurs (mm)

D : Distance d'axe en axe des conducteurs

En fonction de l'altitude, la valeur de U se trouve diminuée comme l'indique le tableau


suivant :

Coefficient de diminution de la tension


disruptive en fonction de l'altitude
Altitude en m 0 150 300 450 600 750 900 1200 1500
au dessus du
niveau de la
mer
Coefficient 1 0,98 0,96 0,94 0,92 0,91 0,89 0,86 0,77

Les courbes des pages suivantes facilitent l'emploi de la formule de PEEK.

- 256 - Edition Janvier 1998


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ABAQUE DE PEEK POUR LES CABLES

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ABAQUE DE PEEK POUR LES TUBES

- 258 - Edition Janvier 1998


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12 - DIVERS

12.1 - Protection incendie des transformateurs

Les transformateurs 400/225/11 kV ou 225/60/11 kV peuvent être munis d'une protection


incendie par procédé "vidange brassage" ou à aspersion d’eau. Le Cahier des
Spécifications Techniques (CSCT)particulier à chaque ouvrage le précise, le cas échéant.

La fourniture et le montage de la protection incendie sont à la charge de l'Entreprise. Les


spécifications auxquelles doivent répondre ces protections sont décrites en
article 13.

12.2 - Repérage HT

Il sera prévu un repérage des appareils HT et des phases par plaques en tôles émaillées
fixées par vis et écrous en liaison avec interposition de rondelles en plomb pour protéger
l'émail de la plaque ou par boulonnerie nylon.

Repérage des appareils HT

Le texte du repère est indiqué sur le schéma unifilaire de l'ouvrage. Chaque appareil HT
sera muni d'une plaque ronde de 12 cm de diamètre avec inscriptions en noir sur fond
blanc.

Repérage des phases

On utilisera le repérage par indices horaires inscrits en noir sur fond blanc sur des plaques
carrées, de 8 cm de côté à l'intérieur, et de 20 cm de côté à l'extérieur.

Ces plaques seront prévues en nombre suffisant pour qu'aucun doute ne puisse subsister
sur l'indice horaire d'une connexion.

Repérage des travées

Une plaque par travées sera prévue avec inscription du nom et du numéro code de la
travée.

12.3 - Consignation des sectionneurs :

Chaque sectionneur pourra être consigné en position ouverte ou en position fermée, par
cadenas de sécurité.

Deux cadenas, fournis par l'ONE sont prévus pour chaque commande.

12.4 - Peintures :

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Tous les appareils, qu'ils soient de fourniture ONE ou Entreprise y compris les
transformateurs de puissance, recevront une couche de peinture synthétique après
réfection des surfaces ayant pu être endommagées au cours du transport (nettoyage,
grattage, retouches au minimum).

13 PROTECTION DES TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE CONTRE L'INCENDIE

L'installation dans les postes de transformateurs, réactances, entraîne l'adoption d'un


certain nombre de dispositions destinées à empêcher ou à limiter l'extension d'un incendie
ayant pris sa source dans l'appareil. En complément des ouvrages de génie civil tels que
les enceintes de réception d'huile et les murs pare-feu, dont la fonction essentielle est de
limiter l'extension d'un incendie aux installations voisines, il est prévu, dans certains cas,
des dispositifs particuliers de détection et d'extinction de l'incendie.

13.1 - Ouvrages de génie civil :

Murs de protection contre l'incendie

La protection considérée a pour buts essentiels d'éviter la propagation aux appareils


voisins d'un incendie éventuel se déclarant dans un transformateur ainsi que de permettre
l'approche du foyer aux équipes chargées de lutter contre l'incendie. Par ailleurs, elle est
destinée à empêcher la projection de matières enflammées ou d'éclats provenant d'une
explosion de borne par exemple sur les matériels à haute tension des travées voisines.

Elle ne vise pas la protection des appareils contre les explosions, dans le cadre de la
défense passive, qui serait étudiée le cas échéant. Par contre, elle contribue à contrarier
la propagation du bruit résultant du fonctionnement des transformateurs et de leurs
accessoires installés à proximité des habitations et susceptibles de provoquer une gêne
inacceptable pour les riverains.

D'une façon générale, tout transformateur de puissance doit être installé entre deux murs
de protection, que les travées voisines soient des départs de ligne ou des travées de
transformateur.

Cette disposition permet l'attaque d'un foyer d'incendie de deux côtés à la fois,
conformément aux recommandations des sapeurs-pompiers, et évite les risques de
détérioration des matériels voisins par suite de projections diverses ou du fait du
rayonnement thermique du foyer.

Les plans guides précisent dans chaque cas particulier la disposition et le nombre de
murs de protection à établir. Ils indiquent également si l'ossature des cloisons est utilisée
pour la fixation d'une partie de l'appareillage accessoire (conservateur, supports de
barres, sectionneurs, etc ...). On évite toutefois, autant que faire se peut,

d'utiliser les murs de protection pour supporter du matériel lourd afin de ne pas
surdimensionner l'ossature des ouvrages.

Tension primaire du Largeur hauteur

- 260 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Transformateur
400 KV 11,50 10,00 m
225 KV 7m 8,00 m
63 KV 4,75 m 5,00 m

Enceintes de réception d'huile

En particulier, du fait de la présence d'huile inflammable dans les cuves des appareils, des
risques de fissuration et même d'éclatement de celles-ci sous l'effet d'une montée en
pression en cas d'amorçage interne, il importe d'éviter à tout prix que l'huile enflammée ne
se répande dans le poste, mettant ainsi en danger tant le personnel chargé de lutter
contre le foyer que les installations voisines.

Il est donc prévu de réserver, sous chaque appareil, un volume suffisamment grand pour
recueillir tout ou partie de l'huile pouvant s'en échapper. Cette capacité, appelée "enceinte
de réception d'huile" est déterminée de façon à contenir toute l'huile des transformateurs
de puissance de tension supérieure à 63 kV et seulement 10 % du volume des
transformateurs de puissance de tension inférieure ou égale à 63 kV.

La différence de traitement des deux classes d'appareil provient du fait essentiel que dans
le premier cas, l'enceinte de réception est très élaborée mais ont coût et marginal dans le
cadre de l'installation d'un banc de transformateur ou d'autotransformateur, le volume
d'huile étant, toutes choses égales par ailleurs, beaucoup plus grand pour ces appareils
que pour les appareils de tension 63 kV.

D’autres solutions peuvent etre adoptés consistant en une Fosse collecteuse entourant
le transformateur et communiquant par des pentes appropriées avec des puissards ,
déversant dans une cuvette etanche en béton armé commune à toutes les fosses des
transformateurs du poste et ce afin d’eviter la contamination de la nappe phréatique par
les huiles vidangées.

13.2 - Dispositifs de détection et d'extinction :

Dans les postes non gardiennées en particulier (postes télécommandées ou télésignalés),


les transformateurs à 225 kV, de puissance supérieure ou égale à
70 MVA, doivent être munis d'un dispositif de détection d'incendie. Ce dispositif actionne
une télésignalisation "incendie" qui peut être unique pour l'ensemble des transformateurs
du poste.

Dans les postes situées en agglomération et équipés de transformateurs de puissance


supérieure ou égale à 40 MVA installés sur un bâtiment ou une enceinte d'insonorisation,
il est prévu un dispositif de protection à CO2 à déclenchement
automatique (sauf directives différentes imposée par le Service Protection Civil ou les
Pompiers.

Ces deux types de protection, détection et extinction, font l'objet des paragraphes ci-
dessous. Le C.S.C.T précise dans chaque cas s’il faut prévoir ou non un dispositif de
détection et/ou extinction d’incendie sur le transformateur.

- 261 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Principe de fonctionnement

Dispositif de détection

Le dispositif de détection du feu est constitué par des détecteurs de type thermostatique,
insensibles aux vibrations et conservant toute leur précision malgré les variations de
température ambiante. Ils sont en général disposés sur le couvercle du transformateur à
proximité des traversées.

Lorsque la température critique est atteinte (environ 120 à 135°C), la fusion d'un alliage
ou l'éclatement d'une ampoule établit un contact qui envoie une polarité.

Dans le cas des transformateurs équipés uniquement d'un dispositif de détection, cette
information est transmise par l'intermédiaire du coffret de protection du transformateur.

Dans le cas des transformateurs équipés à la fois d'un dispositif de détection et


d'extinction par CO 2 , elle donne en

plus l'ordre de mise en route à la protection.

Dispositif d'extinction

La fonctionnement du dispositif d'extinction s'effectue, dans tous les cas, par la


manoeuvre des vannes de vidange des bouteilles CO 2.

Les dispositifs de mise en route à prévoir sont de deux types, à savoir : la commande
automatique et la commande manuelle de secours.

- Commande automatique

L'ordre de mise en route du dispositif d'extinction est donné par le dispositif de détection
décrit ci-dessus. Il est asservi au fonctionnement de l'une des protection Déclenchement
Bucchholz ou Masse Cuve.

Cet ordre de mise en route est reçu par un déclencheur électromécanique qui agit sur les
vannes de vidange des bouteilles de CO2 par l'intermédiaire d'un dispositif mécanique,
électrique ou pneumatique.

La chaîne de mise en route et son fonctionnement ainsi que le schéma électrique du


coffret de regroupement de la filerie sont décrits dans la spécification correspondante.

- Commande manuelle de secours

En cas d'incendie et de non fonctionnement de dispositif automatique de mise en route de


la protection, les vannes de vidange dont l'ouverture provoque le dégagement du

CO2 sont manoeuvrées manuellement à l'aide d'une commande mécanique. Celle -ci
est placée à l'extérieur de l'enceinte à protéger.

- Action du CO 2

- 262 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Le principe de fonctionnement de l'extinction d'incendie par anhydride carbonique est


fondé sur sa substitution rapide à l'oxygène de l'air provoquant une saturation de
l'atmosphère du local en CO2 sous forme gazeuse et, accessoirement, sur une effet
de refroidissement.

Le CO2 mélangé à l'air en proportion suffisante, empêche la combustion des matières


susceptibles de s'enflammer quand elles ne fournissent pas elles-mêmes l'oxygène
nécessaire à leur combustion. Par ailleurs, le CO2 n'agissant pas en profondeur,seuls les
feux de surface pourront être maîtrisés. Les incendies d'huile des transformateurs,
répondant aux deux conditions précédentes, sont donc susceptibles d'être éteints par ce
procédé.

- Consignation - Sécurité du Personnel

Le dispositif de protection par CO2 peut être consigné mécaniquement et électriquement


pour permettre au personnel de travailler à l'intérieur de l'enceinte ou du bâtiment
d'insonorisation que le transformateur soit sous-tension ou hors-tension. Cette
consignation interdit toute mise en oeuvre du déclencheur électromécanique. L'indication
de la consignation est notée. Une lampe de signalisation s'allume à l'intérieur du local à
protéger lorsque l'installation est consignée.

Sur les deux faces (intérieure ou extérieure) des portes d'accès aux locaux protégés par
l'installation automatique à CO2 est apposée une plaque portant l'inscription :

"EN CAS D'ALARME INCENDIE OU DE DEGAGEMENT DE CO2 , QUITTER


IMMEDIATEMENT LE LOCAL"

Les locaux envahis par le CO2 ne peuvent être réoccupés qu'après une ventilation
complète

- Dispositions pratiques d'installation

Les réserves de CO2 sont disposées à l'intérieur de l'enceinte d'insonorisation.


Les tuyauteries d'insufflation doivent être parfaitement fixées par tous moyens appropriés.
Les détails de construction et d'installation sont donnés dans la spécification
correspondante.

Limites de fourniture

Les détecteurs thermostatiques ne font pas partie intégrante du transformateur et font


partie des fournitures prestations de l'Entreprise installant la protection et ses accessoires.
Dans le cas d'un système de détection sans dispositif d'extinction, l'Entreprise doit les
différents raccordements basse tension.

Autres dispositifs de protection contre l'incendie des transformateurs

L'utilisation de toute autre dispositif fixe de protection contre l'incendie des


transformateurs ne peut être qu'exceptionnelle. Elle proviendra de directives imposées par
le Service de la Protection Civile ou les Pompiers en fonction de contraintes ou de
règlement locaux. Les spécifications sont alors données au devis descriptif.

- 263 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Réception de l'installation d'extinction automatique a CO2

La réception de l'installation doit comporter les contrôles des différents points suivants :
- vérification de l'aspect extérieur de l'installation

. galvanisation des parties métalliques


. vérification de la boulonnerie et des pièces d'attache
. mise à la terre des différentes parties métalliques
. accessibilité de la commande de secours et du dispositif de consignation
. examen des tuyauteries et des diffuseurs

- fonctionnement des dispositifs de pesée des bouteilles

- vérification du câblage Basse Tension

- Fonctionnement des dispositifs de déclenchement et de protection

. fonctionnement du système de détection


. fonctionnement des commandes de déclenchement automatique et de secours
. fonctionnement de la protection en vidant au moins une bouteille

- Fonctionnement du dispositif de consignation et de signalisation qui lui sont associés.

- 264 - Edition Janvier 1998


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14 - POSTE MT

Le poste MT sera installé à l'intérieur d'un bâtiment. Il pourra être constitué soit par un
ensemble préfabriqué à celles débrochables, soit par des cellules ouvertes, du type
classique.

14.1.1 - Poste préfabriqué :

Le poste est livré, monté et réglé par le Constructeur. Les travaux à la charge de
l'Entreprise sont les suivants :

- Mise en place et scellement des fers de fixation du poste selon plan-guide établi par le
Constructeur, et plan-guide ONE remis avec les pièces du marché.

- Raccordement du collecteur général de terre au réseau maillé.

- Eventuellement, confection des extrémités des câbles MT et raccordement dans les


cellules.

Le Cahier des Spécifications Techniques particulier à chaque ouvrage précise le détail de


ces travaux.

14.1.2 - Poste à cellules ouvertes :

14.1.3 - Appareillage et raccordements :

Pour chaque ouvrage, le schéma unifilaire et les plans d'installation précisent les
dispositions retenues. L'Entreprise comprend la mise en place et le raccordement de tout
le matériel (qu'il soit de sa fourniture ou de fourniture ONE), y compris toutes sujétions
(ferrures de fixation, etc ...). Elle assurera également le montage et le réglage des
commandes mécaniques des sectionneurs. Le réglage des commandes électriques des
disjoncteurs sera assuré par l'ONE.

Le jeu de barres sera réalisé en tube cuivre 35/40 pour les postes alimentés par un
transformateur de puissance supérieur ou égal à 10 MVA. Les connexions entre appareils
seront réalisées en barres , trolley ou tube cuivre (35/40 pour les arrivées transformateur
HT/MT ou tube cuivre 16/20 pour les départs.)

Les raccords seront à serrage par brides ou par boulons. leur boulonnerie devra être
inoxydable par nature, en bronze ou en acier inoxydable.
Les joints de dilatation et de glissement seront prévus sur les jeux de barres afin de
diminuer les efforts sur l'appareillage.

- 265 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Les isolateurs supports, du type intérieur à fût massif, seront prévus de la façon suivante :

tension de service tension d’isolement


20 KV 24 KV
22 KV 24 KV

En bordure de mer ou dans les zones à forte pollution, ces tensions d'isolemnt peuvent
être modifiées. Le Cahier des Spécifications Techniques particulier le précise dans
chaque cas.

Ils seront en nombre suffisant pour que l'ensemble de l'installation résiste aux efforts
électro-dynamiques pouvant apparaître en cas de court-circuit.

14.1.4 - Mise à la terre :


Le réseau maillé général en câble cuivre de 75 mm² section réalisé pour les postes
extérieurs 400, 225 ou 63 kV sera étendu aux bâtiments industriels et particulièrement au
poste MT.

Toutes les masses métalliques du poste, bâtis des appareils, ferrures supports
d'appareils, points neutres et bornes de terre des transformateurs de mesures, couteaux
de terre des sectionneurs de ligne, grillage des cellules, écrans, etc ... seront raccordés au
réseau maillé par câble ou trolley de cuivre, de 50 mm² de section minimum.

Les boitiers de commande des sectionneurs seront également réunis à la terre et une
tresse en cuivre sera prévue entre la poignée de manoeuvre et le bloc de commande.

les spécifications du chapitre 11 concernant les raccords du réseau de terre sont


applicables au poste MT.

14.1.5 - Serrureries :

l'accès des cellules sera interdit par des paneaux grillagés en métal déployé de 10 x 42 de
2 mètres de hauteur, à un ou deux vantaux. Des passages seront réservés pour que les
commandes des sectionneurs et la commande de secours du disjoncteur soient
accessibles sans ouverture des panneaux grillagés. Les panneaux seront fermés par des
cadenas de sécurité. Ils s'articuleront sur les montants en U de 100 limitant les cloisons.

Aucune connexion ou pièce sous tension ne devra se trouver à moins de 30 cm de ces


panneaux.

Il sera également prévu des écrans entre jeu de barres et sorties de ligne permettant le
remplacement éventuel des traversées isolées d'un départ, lorsque le jeu de barres est
sous tension.

Pour plus de sécurité dans le couloir du poste HT, il sera installé un écran grillagé sous
chaque arrivée transforamteur. La fixation de cet écran se fera au mur des traversées HT
et sur les montants U de 100 limitant les cloisons.

- 266 - Edition Janvier 1998


VII-CSTG:Cahier des Spécifications Techniques Générales ( 1ere Partie )

Toutes les ferrures, panneaux et menuiseries seront revêtus de trois couches de peinture
à l'huile.

14.1.6 - Divers :

L'Entreprise aura à sa charge la fourniture et la pose de toutes les affiches de sécurité


réglementaires, tant sur les panneaux de chaque cellule, que dans le local et sur ses
accès.

- 267 - Edition Janvier 1998