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Gescllschaftsbcrichte - Society Transactions - Sociétés 233

On trouvera le texte de tous ces travaux dans un Supplément de 124 pages aux
N° 9-10, des Archives des Maladies de l'Appareil digestif de sept.-oct. 1955 (vol. 44).
B. Wissmer

Editorial
Existe-t-il un «syndrome de l’angle splénique» du côlon ?
A l’occasion d’études expérimentales et cliniques sur la projection
sus-diaphragm atique de certaines douleurs d’origine colique, deux
médecins de Philadelphie, T. E. Machella et H. J. Dworken ont décrit
en 1952 avec F. J . Biel un «splenic flexure syndrom» (Annals intern.
Medic., vol. 37, p. 543 à 552, sept. 1952) d’après 40 observations
chez des sujets de tout âge. Il s’agit de douleurs dans l’épaule gauche,
le bras ou la nuque, associées à de la dyspnée, des palpitations ou de
l’angoisse. Les symptômes sont déclenchés à l’occasion d’une émo­
tion, et soulagés par l’expulsion des selles ou de gaz par l’anus.
Le syndrome peut être reproduit par l’insufflation d’un ballonnet
introduit par voie rétrograde jusque dans l’angle splénique du côlon,
sous l’hémidiaphragme gauche.
Cette description d’une entité clinique nouvelle ne semblait pas
avoir retenu beaucoup l’attention, jusqu’au m oment où tout récem­
m ent (Amer. Journ. Digest. Diseases, juillet 1955, vol. 22, p. 194 à
197) le Lt.-Col. E. D. Palmer, chef du service de Gastro-entérologie
de l’Hôpital Militaire Walter Reed à W ashington, et ses collaborateurs
D. L. Deutsch et N . M . Scott reviennent sur ce sujet en affirmant
que le «syndrom e de l’angle splénique» leur a permis de m ettre une
étiquette sur de nom breux malades qui avaient fait l’objet d’innom­
brables examens, sans qu’on ait pu prendre position quant à la nature
ou la cause de leurs maux. En effet, les malades ne se plaignent pas
de douleurs intestinales (“ there is little bowcl consciousness” ) ni
même de ballonnem ent - to ut au plus de constipation —et adm ettent
avec peine cette notion pathogénique; et le diagnostic différentiel
doit exclure d’abord les affections cardiaques, la hernie hiatale, l’ul­
cère gastrique, les tum eurs pancréatiques ou une atteinte du rein
gauche.
L’im portance de cette entité clinique a même engagé E. Palmer
à décrire un syndrom e parallèle «de l’angle hépatique», qui simule
les cholécystopatliies.
On reste un peu étonné devant cette «découverte» du rôle patho­
19 Gastrornterologia, Vol. 85, No. 3/4 (1956)
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gène des gaz, qui s’accum ulent avec prédilection, par une loi natu­
relle, au sommet des anses intestinales; dans toutes les descriptions
des pneumocôlies, on m et en évidence la distention de l’angle colique
gauche, favorisée par son angulation aiguë, et le refoulement vers le
haut de la coupole diaphragm atique avec ses conséquences cardio-
respiratoires. De longues discussions se sont élevées, il y a un quart
de siècle, pour dissocier la pneumocôlie, fréquente, de l’aérophagie
vraie, qui est rare; pour attribuer aux gaz coliques la responsabilité
qui leur revient, aux dépens de la poche à air gastrique moins souvent
en cause.
Mais si nous répugnons à accepter l’élévation du «splenic flexure
syndrome» au rang d’entité clinique, c’est au nom de l’étiologie: en
présence d’un «syndrom e», on conçoit un ensemble nosologique
cohérent; et quand sa cause reste inconnue, c’est par carence de la
science médicale, non par ignorance ou paresse du médecin. En effet,
lorsqu’on a reconnu à un syndrome pseudo-angineux une pathogénie
pneumocôlique, un prem ier pas a été accompli, utile certes, mais qui
ne dispense pas de continuer le parcours à la recherche d’une étio­
logie satisfaisante; et si c’est vraim ent (comme le soutiennent les
spécialistes américains) la psychothérapie qui représente la seule
arme efficace contre ce soi-disant syndrome, alors qu’on revienne à
la dénomination de «côlonévrose», certes moins précise, mais heu­
reusement moins prétentieuse!
Les médecins de W ashington affirment que “ the accumulation of
the 85 cases reported here, took a surprinsingly short tim e” ! Nous
n’en doutons pas... et cette abondance subite d’une maladie banale,
mais inconnue jusque là est bien la plus sévère critique qu’on puisse
lui adresser. M. D.

Referate - Abstracts - Analyses


Bearbeitet von: - Edité par:
M . Dernole, Genève; H. J enter, Bern; H. Kapp, Basel; N. Höret, Barcelona:
L. Norpoth, Essen; B. JFissmer, Genève

IV. Darm —Intestin


1. Allgemeines - Généralités
Underhill, B. M. L.: Intestinal length in man. Brit. Med. J. 2, 1243—1216, 19 nov.
1955.
D’après les données classiques l’intestin grêle mesure entre 6 et 7 mètres, le gros
intestin de 1,5 à 1,8 m. Les recherches de l’A. confirment une longueur moyenne de